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BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
DR
L'AGENAIS
«Ottawa
Réimpression de l'édition de Paris, 1886-1891
JULES ANDRIEU
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
DE
UAGENAIS
ET DES
PARTIES DU CONDOMOIS ET DU BAZADAIS
RÉPERTOIRE ALPHABÉTIQUE
DE TOUS LES LIVRES, BROCHURES, JOURNAUX, ETC.
Dus à des Auteurs de la région, imprimés dans ce pays ou l'intéressant directement
AVEC DES
NOTES LITTÉRAIRES ET BIOGRAPHIQUES
TOME PREMIER
A-K
* BIBLIOTHÈQUES
UBRARIES *
SLATKINE REPRINTS
GENÈVE
1969 |y
^*4 *-\\A7<k
M
Ml
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PREFACE
L'utilité des Dictionnaires Bibliographiques n'est pas à démontrer. — Est-il un seul travailleur, un seul bibliophile agenais qui n'ait plus ou moins regretté l'absence de tout ouvrage de ce genre spécial à sa région? d'un guide capable de lui fournir à l'occasion des indications sûres et précises?
Un catalogue complet de toutes les richesses bibliogra- phiques de la France serait aujourd'hui irréalisable. Quoi qu'on fît, en effet, une foule d'ouvrages se déroberaient aux recherches les plus actives.
Sait-on, d'ailleurs, le nombre des livres perdus? — La curieuse liste que Gustave Brunet a dressée de ceux dont les titres seuls paraissent avoir survécu ne saurait en donner la moindre idée.
L' Agenais ne dédaigna jamais le culte des lettres; mais il fut trop longtemps méconnu ou ignoré. Les ouvrages géné- raux ont été souvent injustes envers lui. Je doute même que d'autres régions françaises aient, à cet égard, beaucoup plus à se plaindre que la nôtre.
VIII PRÉFACE
Il m'eût été infiniment agréable d'arracher au néant, de disputer à l'oubli tous les auteurs d'autrefois; j'aurais consi- déré comme un devoir filial de recueillir tous leurs titres littéraires; malheureusement,, l'heure est désormais tardive pour une semblable entreprise et bien des œuvres qui exis- taient peut-être encore au dernier siècle ont à jamais disparu.
Faut-il parler ici de l'insuffisance des répertoires classiques? des déceptions sans nombre qu'ils causent au chercheur? Que de lacunes, d'erreurs et de méprises de toute sorte ! — Ces grands corps d'ouvrage ont exigé d'immenses efforts ; leurs auteurs, accomplissant un labeur écrasant, ont donné à la science le meilleur d'eux-mêmes; mais, en dépit du plus rare dévouement, ils n'ont produit et ne pouvaient produire que des œuvres très imparfaites. Les auxiliaires insouciants recrutés en divers lieux manquèrent trop souvent d'initiative et laissèrent échapper une multitude d'éléments précieux.
Les Bibliographies régionales, sérieusement et largement traitées, conduisent seules à des résultats à peu près satisfai- sants. Par elles, on pourrait espérer d'arriver enfin à un* inventaire général présenté dans les conditions les meil- leures.
A l'œuvre donc ! Que dans chaque province de France les chercheurs les plus actifs se mettent en campagne, bien lestés de persévérance et de courage, et la fin du xixe siècle pourra voir se réaliser un des rêves du bibliophile.
Mais il ne suffît pas d'établir une sèche nomenclature. La vie de l'auteur explique souvent son œuvre : un catalogue, même annoté abondamment, réclamera toujours des notices biographiques sommaires pour offrir toute l'utilité pratique désirable.
Tel est, dirai-je, le programme auquel je me suis efforcé de
PRÉFACE IX
satisfaire, sans en mesurer assez peut-être les proportions et les difficultés. — J'ai essayé de fournir aux lettrés del'Agenais un instrument de travail auquel ils pussent demander avec confiance des renseignements exacts. — A eux de juger si ce projet ambitieux a été convenablement réalisé.
La zone visée comprend à la fois et l'Agenais selon ses anciennes limites, d'Auvillars à Sainte-Foy-la-Grande, et ce qui, emprunté aux régions voisines, est venu former avec lui le département actuel de Lot-et-Garonne.
Quelques mots d'explication sur la composition de ce Dic- tionnaire Bio-bibliographique et sur la méthode suivie me paraissent être nécessaires.
L'ordre alphabétique est, sans contredit, le plus favorable à la rapidité des recherches. S'il a le défaut de disperser les matières, en revanche, il a l'avantage de grouper les travaux d'un même auteur et de supprimer toutes les incertitudes que fait naître trop souvent le caractère multiple ou mal défini de hien des publications modernes.
Afin d'embrasser la plus grande somme de matériaux utiles, j'ai admis non seulement toutes les productions des auteurs, morts ou vivants, appartenant à la région, mais aussi toutes les impressions quelconques faites dans le pays, et même les ouvrages qui concernent ou intéressent directement celui-ci.
Trois types distincts ont été adoptés dans la nomenclature générale : la capitale égyptienne pour les auteurs agenais ; la
CAPITALE ROMAINE pour les auteurs étrangers; l'égyptienne minus- cule pour les articles anonymes. — C'est encore en ce dernier corps que se présentent les titres des notices spéciales , com- plément indispensable d'un ouvrage de ce genre. Le lecteur trouvera aux mots : Actes officiels, — Agenais (Ouvrages a consulter pour l'histoire de l' ), — Bibliographie, — Bibliothèques, — Cartes et Plans , — Coutumes , — Géographie, — Imprimerie, — Journaux et Revues,
X PRÉPAGE
— Patois, — Troubadours, — Voyages, etc. , etc. des indications d'ensemble qui m'ont paru offrir quelque intérêt.
Il n'a été éliminé que très peu d'articles bibliographiques, et seulement ceux qui, sans profit aucun, eussent exagéré les proportions de ce recueil. — Telles les impressions purement administratives, judiciaires ou épiscopales, dont je n'ai voulu cataloguer que les principales, mais avec d'abondantes réfé- rences; tels encore les Palmarès ne contenant aucun discours présentable, les statuts et règlements de sociétés commerciales et industrielles; telles enfin les thèses inaugurales, desquelles j'ai exigé une certaine importance, quand elles constituaient tout le bagage littéraire d'un auteur. — Les petites réimpres- sions classiques, les ouvrages usuels d'instruction, de pratique ou de propagande religieuse, etc. ont été mentionnés en assez grande quantité, je pense, pour qu'on estime ce genre suffi- samment représenté. — Un choix prudent s'imposait aussi en matière as facturas. Ces documents, dont le nombre est vrai- ment prodigieux, présentent rarement un intérêt appréciable, et je me suis borné à mentionner ceux où peuvent être puisés des notes curieuses, des renseignements historiques, généalo- giques ou autres.
L'usage de publier en librairie les travaux fournis d'abord aux journaux et aux revues impose un surcroît d'attention. Cette pratique, née des besoins toujours plus grands de la presse moderne, sert, convenons-en, l'intérêt de la science et des lettres. — Dispersés, enfouis dans des périodiques où il est plus ou moins facile de les retrouver, bien des écrits inté- ressants, bien des études précieuses seraient à demi perdus pour le public que le livre et la brochure viennent servir à sou- hait; mais j'ai cru ne devoir cataloguer régulièrement comme publications isolées que les tirages à part formant un tout complet, pourvus de titres spéciaux et de paginations propres.
PRÉPAGE XI
Ces tirages seuls constituent de véritables éditions nouvelles, le plus souvent revues, corrigées et complétées.
J'ajoute que les Bibliographies individuelles sont ici dres- sées chronologiquement, et qu'il en est de même pour les articles de presse n'ayant pu être groupés par recueils.
La partie biographique n'a pas été la moins laborieuse à établir. — En ceci, l'effort imposé est presque toujours en raison inverse de la valeur des sujets. — Les auteurs célèbres ont été, en effet, l'objet de notices dont il ne s'agit plus que de contrôler les éléments. On me trouvera, du reste, très concis à leur égard, quand je n'ai eu ni erreurs à rectifier, ni faits inédits à produire.
Ont été admis indistinctement comme Agenais les auteurs nés dans ce pays, quelle que fût d'ailleurs leur origine. J'ai, en outre , inscrit en la même qualité les écrivains nés hors de France de parents agenais, comme Bitaubé, Capo de Feuil- lide, Germain Casse, etc.. Enfin, j'ai cru devoir adopter les noms de ceux qui, nés par aventure en d'autres lieux, mais appartenant à des familles exclusivement agenaises, ont eux- mêmes considéré leur pays d'origine comme leur véritable berceau. — V. Belsunce (De), Caussade (De), Ducondut (Abel), Du Molin, Laffore (Jules de), etc.
Les auteurs placés en dehors de ces conditions, quelque long séjour qu'ils aient pu faire en Agenais, ont été rigoureu- sement écartés, quand ils n'ont rien produit qui nous con- cerne comme impression ou comme sujet. Les très rares dérogations à ce principe ont toujours été fortement motivées. (V. Cottin [Mme] ). — Des règles moins sévères m'auraient conduit à cataloguer une foule de noms étrangers. On sait, par exemple, que Fréron, Daunou et Boissonnade étaient d'origine agenaise; que la famille de Montesquieu appartenait à notre contrée, laquelle fut habitée par Nostredame, Lefèvre
XII PRÉFACE
d'Etaples, Pierre Charron, Raulin, George Sand et bien d'autres. L'admission abusive de ces noms qu'ont le droit de revendiquer d'autres provinces eût fait perdre à la Biblio- graphie de l'Agenais le meilleur et le plus intéressant de ses modestes mérites.
Point n'est besoin d'affirmer que les problèmes bibliogra- phiques m'ont vivement préoccupé. J'ai eu la satisfaction d'en résoudre quelques-uns, d'en éclairer plus ou moins quelques autres. — Mais c'est surtout à rectifier les erreurs d'attribu- tion commises par les Bibliographes et à m'en préserver moi- même autant que possible que je me suis attaché. Si l'on nous a prêté gratuitement quelques auteurs, tels que Goyon d'Ar- zac, Mme Cottin, etc., combien plus grand est le nombre de ceux qui nous ont été dérobés, comme Arthaud, Automne, Boussion, Coq, Villegardelle, Laporte, etc., etc.
Je suis heureux d'être parvenu à pénétrer le secret de la plupart des pseudonymes agenais. On trouvera ceux-ci ins- crits à leur rang alphabétique, mais avec de fréquents renvois aux noms réels , surtout quand ces noms ont servi de signa- ture à d'autres travaux. — ■ Au surplus, je n'ai pas hésité à multiplier les références et les raccords en toute occasion, afin de fournir toujours au chercheur une réponse quelconque.
En ce qui concerne la partie matérielle des livres, l'exacti- tude des descriptions s'impose. J'ai donc répudié quelques formules compromettantes usitées pour la désignation des for- mats dans la librairie contemporaine. Ce que, par exemple, les éditeurs appellent maintenant grands in-18 jésus sont de véritables in-12, dont chaque feuille, quel que soit son nom, a fourni vingt-quatre pages. — Afin de rester fidèle aux règles bibliographiques, je n'ai donné comme iiirl8 que les livres réellement formés de feuilles portant trente-six pages.
Si de nos jours l'Imprimerie emploie des papiers d'une mau-
PRÉFACE XIII
vaise qualité constante, mais de dimensions extrêmement variables, cela ne doit pas trop nous inquiéter quant aux for- mats. En dehors des éditions de luxe, pour lesquelles vergeu- res et pontuseaux peuvent encore servir de guides, il n'y a plus à considérer que la signature des feuilles, seul repère sérieux dont on doive tenir compte.
Une histoire sommaire de notre Imprimerie semblait natu- rellement indiquée comme Introduction au présent ouvrage. Mon intention fut d'abord, en effet, de procéder ainsi ; mais vu l'extension que devaient donner à cette notice les innombrables notes recueillies, j'ai dû renoncer à ce projet et traiter le sujet isolément. — Je renvoie donc le lecteur, pour tout ce qui concerne l'admirable invention du xve siècle , ses débuts et ses progrès dans notre province , à l'ouvrage spécial qui vient de paraître : Histoire de l'Impri- merie en A gênais depuis l'origine jusqu'à nos jours (Agen et Paris, 1886, gr. in-8° de 172 pp.). — On trouvera d'ailleurs au mot imprimerie un résumé très rapide , où j'ai cher- ché à condenser les éléments principaux de cette étude.
Certes, ma prétention ne saurait être de présenter une œuvre irréprochable et tout à fait complète. Je la livre telle qu'il m'a été donné de la réaliser, avec ses hésitations et ses lacunes inévitables, fort de la conviction où je suis d'avoir apporté à sa longue élaboration toute la conscience et toute la sollici- tude possibles.
Venu le premier dans une voie aussi difficile, je n'aurais pu évidemment atteindre le but, si je n'avais rencontré aide et assistance sur ma route.
J'adresse ici mes remerciements les plus sincères aux auxiliaires bienveillants , — amis ou correspondants d'un jour , — qui ont daigné faciliter ma tâche.
j. A.
VSW'
Les découvertes tardives et les travaux publiés pendant l'impression de la Bibliographie générale de l'Agenais feront l'objet d'un
SUPPLÉMENT
qui sera placé à la fin de l'ouvrage.
C'est là que le lecteur est prié de se reporter aussi pour les corrections et rectifications de toute nature.
Il peut être signalé dès maintenant les articles Amen (J.-C.) , Armand (Thomas-Prior) , Cortade (Germain) , Dupuy (Pierre), Foutard de Courty, etc.
PRINCIPALES ABRÉVIATIONS
EMPLOYÉES DANS LA
BIBLIOGRAPHIE GENERALE DE L'AGENAIS
Acad Académie.
Arch Archives.
art article.
augm augmenté.
av avec.
Bibl Bibliothèque.
br., broch brochure.
Bull Bulletin.
cf conférez.
chiff chiffré.
col colonne.
coll collection.
color coloriée.
com commune, communal.
cor corrigé.
éd édition.
exempl exemplaire.
extr extrait.
f., ff feuillet, feuillets.
fac.-sim fac-similé.
fig figure.
franc français, française.
frontisp frontispice
goth gothique.
gr grand.
grav gravure.
hebdom hebdomadaire.
Hist Histoire.
Holl Hollande.
ill., illustr illustré, illustrations
impr imprimerie, imprimeur.
Journ Journal.
Lett Lettres.
libr librairie, libraire.
limin liminaire .
lithogr lithographie.
livr livraison.
Mém Mémoires.
ms., mss manuscrit, manuscrits.
nat, nation nationale.
n. chiff non chiffré.
nouv nouvelle.
P->PP page, pages.
pap papier.
pet petit.
pi planches.
portr . portrait.
Rec Recueil.
rev . revue.
Se Sciences.
s. d sans date.
s. 1 sans lieu.
s. 1. n. d sans lieu ni date.
Soc Société.
suiv suivant, suivante.
t tome.
trad traduction, traduit.
V Voir.
vign vignette.
vol volume.
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
DE
L'AGENAIS
ET
DES PARTIES DU CONDOMOIS ET DU BAZADAIS
INCORPORÉES
DANS LE DÉPARTEMENT DE LOT-ET-GARONNE
ABDON. — Prénonyme employé par Mas- soulès (Antoine), poète patois de Villeneuve- sur-Lot. — V. Massoulès.
Abeille Agenaise (l/). Journal non politique, paraissant le samedi-di- manche.
lre série : Agen, impr. J. B. Bar- rière, 1857-62, in-f°.
Collection de 249 numéros, du 9-10 août 1857 au 8 avril 1862.
J. Sumon, directeur-gérant.
Abeille Agenaise (i/). Journal agri- cole, commercial, industriel et litté- raire, paraissant tous les dimanches.
2e série : Agen, impr. J. Pasquier, 1862-63, in-f°.
94 numéros, du 13 avril 1862 au 27 décem- bre 1863. — Le premier est marqué [250 et la série nouvelle ne commence que le 25 mai 1862, avec le n° chiffré 7 (2e série). Les nos 17 et 18 sont répétés. — Pour la deuxième année (1863), le n° du 4 janvier est marqué 63; mais le suivant, du 11 janvier, porte le chiffre 2.
L' Abeille Agenaise fut un journal assez in- téressant dont la collection renferme une foule
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE DE L'AGENAIS T. I.
de notices biographiques. — Léon Rabain en devint le rédacteur en chef en 1863.
Ce périodique reparut le 3 janvier 1864, sous le titre de Courrier Agenais (V. cet article).
Abrégé de la Généalogie des Vicom- tes de Lomagne, divisée en trois bran- ches, avec une Dissertation sur la branche de Candale, de la maison de Foix. — Paris, 1757, in-12, av. Tables généalogiques.
Généalogie très rare due à Chazot de Mon- tigny et intéressante pour l'Agenais.
Abrégé de l'Histoire de S1 Maurin
de l'ordre de Saint-Benoist, par un Religieux Bénédictin de la Congré- gation de Saint-Maur. — 5. I., 1676, 1 feuille in-plano.
Pièce très rare. Un exemplaire a passé en vente à la librairie Champion, en juillet 1883.
Saint Maurin naquit a Agen vers la fin du Ve siècle. Les légendes disent que son père Eutichius et sa mère Alabanna n'étaient pas moins distin- gués par leur esprit religieux que par leur noblesse.
Il fut envoyé à Capoue et resta pendant sept
1
ABR
2 -
ACT
ans auprès de l'évêque Germain dont le savoir et la piété étaient célèbres.
Nommé diacre, il se donna tout entier à l'apostolat, et eut la tête tranchée à Lectoure où il était venu prêcher la doctrine au commen- cement du vie siècle.
La légende de Saint Maurin est agrémentée de naïvetés qui ont servi de prétexte à quelques critiques pour une négation absolue.
Abrégé de l'Histoire Sainte, par de- mandes et par réponses, pour faci- litera ceux qui instruisent les jeunes gens les moyens de leur inspirer de bonne heure des sentiments chré- tiens, etc. — Nouv. éd. — Agen, impr. P. Noubel, 1835, in-16 de vn-156 pp.
La lre éd. de ce petit livre est, je crois, des environs de 1829.
ABREU (J. M. d'). — Mathématicien in- connu. Il fut professeur à Agen où il publia :
— Supplément à la traduction de la Géométrie d'EuclidedeM.Peyrard, publiée en 1804, et à la Géométrie de M. Legendre ; suivi d'un Essai sur la vraie théorie des parallèles. — Agen, impr. Raymond Noubel; et se vend à Paris et à Bordeaux, juillet 1809, in-8° de 76 pp. et 1 pi.
Ouvrage tiré à 1 ,000 exempl.
Acta et Décréta Concilii Provinciae Burdigalensis in civitate Aginnensi, Anno Domini M. DCGC.LIX, celebrati a Sancta sede recognita. — Aginni, Typis P. Noubel, M.DCGC.LIX, in-8° de xviii-169 pp.
Acte constitutionnel présenté par la Commission centrale de la Cham- bre des Représentans, le 29 juin 1815 (Imprimé par ordre de la Chambre ). — S. I. n. d. (Agen, impr. Raymond Noubel, 1815 ), in-8° de 8 pp.
Actes d'Appel de Messeigneurs les Illustrissimes et Révérendissimes Evesques de Lectoure, de Cohdom et d'Agen. Au Pape mieux informé, et au futur Concile général, de la Cons- titution de N. S. P. le Pape Clément
XI, du 8 septembre 1713, qui com- mence par ces mots : Unigenitus Dei Filius. — Paris, impr. J. B. Delespine, 1718, in-4° de 16 pp.
On sait les interminables controverses que souleva cette bulle de Clément XI dirigée contre les Réflexions morales du Père Quesnel, c'est- à-dire contre le jansénisme. Louis XIV, à l'ins- tigation du Père Le Tellier, avait sollicité cette condamnation visant cent une propositions. Les discussions ne prirent fin qu'en 1766, lors de l'expulsion des jésuites.
Actes Officiels et Administratifs . —
Les actes officiels, les documents administratifs ne peuvent évidemment entrer dans mon pro- gramme. D'un intérêt majeur en matière his- torique, ces documents n'ont qu'une impor- tance fort secondaire au point de vue biblio- graphique et leur extrême abondance surchar- gerait démesurément ce répertoire. — Du reste, ces éléments ne sont pas tout à fait sacrifiés, puisqu'on en retrouve la substance dans divers recueils catalogués.
Mieux encore. Les anciennes pièces offrant pour nous un intérêt spécial et direct ont été indiquées avec soin, et pour les temps mo- dernes, le peu que j'ai dû recueillir se trouve complété, en quelque sorte, par les journaux dont la nomenclature a été l'objet de toute mon attention.
Quant à la période révolutionnaire dont les pièces sont aujourd'hui si recherchées, je trouve précisément à combler ici les lacunes que pourraient laisser subsister mes citations.
La bibliothèque annexée aux Archives Dé- partementales de Lot-et-Garonne possède une précieuse collection d'imprimés se rapportant à cette époque, et la plupart uniques sans doute comme impressions agenaises. — Ces arrêtés, circulaires, discours, mémoires, adresses, pro- clamations, etc. ont été classés et réunis en un certain nombre de volumes ou recueils factices dont voici les principaux :
Décrets, Discours, Mémoires, Adresses. — 1789-an VI (2 vol. in-8<> de 38 et 52 pièces).
Directoire du Département : Extrait des Registres des Délibérations. — 1790-an / V(in4° de 35 pièces ); An'êtés. — 1790-an IV ( in-4° de 35 pièces).
Armée, Milices.— 1790-1815 (in-8* de 13 pièces).
ADH
3 —
AGE
Conseil du Département. — 1790-1793 (in-4° de 15 pièces).
Arrêtés du Citoyen Monestier (de la Lozère), Représentant du peuple dans les départements de Lot-et-Garonne et des Landes. Du 13 Ger- minal au 22 Prairial an IL — Agen, impr. V* Noubel et Fils aîné (in-4» de 34 pièces).
Police générale. — An II -an IX (in-4° de 24 pièces).
Administration Centrale du Département : Arrêtés.— An II - an VU (in-4<> de 24 pièces); Circulaires. — An ll-an IX (2 vol. in-4» de 80 et 70 pièces).
Circulaires ministérielles. — An III -an V (in-8° de 13 pièces).
Administration du Département : Arrêtés, Circulaires. — An Y-an IX (3 vol. in-8°).
Liste des Jurés. —An V- an XIV (in-8« de 29 pièces).
Circulaires et Avis Préfectoraux.— An VIII- an XIV (2 vol. in-4»).
Adhésion de divers Pensionnats du Département de Lot-et-Garonne au Pacte fédératif à eux proposé par les Elèves de Pierre Jouan. — Agen, impr. Veuve Noubel, 1790, in-8° de 8 pp.
V. Jouan.
Adoration perpétuelle du T. -S, Sa- crement, et Oraison des 40 heures. — Une heure aux pieds du Bon Maître. — Agen, impr. J. Quillot, 1862, in-18 de vin-121 pp.
Adresse de la Société des Amis de la Constitution aux Citoyens de la ville d'Agen. — Agen, impr. Noubel, 1790, in-8° de 8 pp.
Adresse réfutant les préventions qu'avait fait naître l'établissement de cette Société.
Adresse des Officiers Municipaux des Communes de Villeneuve et Pujols en Agenois, aux Officiers Municipaux de toutes les Communes du Dépar- tement de Lot-et-Garonne. — Agen, impr. V« Noubel, 1790, pièce in-8° de 4 pp.
Adresses de l'Assemblée Electorale du Département de Lot-et-Garonne à
l'Assemblée Nationale et au Roi. — Agen, impr. Ve Noubel, juin 1790, in-8° de 16 pp.
L'Assemblée électorale dit au roi : « Daignez calmer nos alarmes en éloignant de votre per- sonne ces hommes coupables qui, se préférant à la Pairie, ont mis en danger, par des protes- tations et des adresses insidieuses, la Constitu- tion et la vie de leurs Concitoyens ».
Advis donné au Roy par un Gentil- homme Gascon, touchant l'Assem- blée tenue en Guyenne par ceux de la Religion prétendue Reformée, sur l'arrivée de M. le Duc d'Espernon, Gouverneur et Lieutenant-General pour Sa Majesté en ladite Province. — 5. I., 1623, pet. in-8° de 13 pp.
Pièce intéressante pour toute la région.
Agenais (L'Imprimerie en). — V. Impri- merie.
Agenais ( Ouvrages a consulter pour l'histoire de l').
On peut évidemment trouver à glaner des faits, des notes, des dates dans tous les travaux historiques sérieux. Il n'est pas d'histoire na- tionale un peu étendue qui ne puisse fournir à l'Agenais quelques indications intéressantes ; mais ne pouvant guère songer à cataloguer tous les Ouvrages de cette nature, je me bor- nerai à la mention succincte des principaux d'entre eux, et surtout de ceux dont l'intérêt immédiat est le plus appréciable.
Grâce aux persévérantes recherches de nom- breux érudits, les travaux sur le passé de notre région sont aujourd'hui variés et remarquables. On les trouvera exactement catalogués dans le présent répertoire, depuis le naïf résumé de Darnalt jusqu'aux savantes monographies im- primées de nos jours. Mais, en dehors de ces études spéciales visées par mon programme, il est une foule d'ouvrages et de recueils géné- raux de la plus grande importance que doit nécessairement consulter quiconque veut ac- quérir une connaissance approfondie de notre histoire.
Quelque précieux qu'ils soient, ces éléments eussent été un peu déplacés dans une Biblio- graphie de l'Agenais. Toutefois, pour le lec- teur qui, peu familier avec nos sources histo- riques, désirerait une information plus com-
AGE
— 4 -
AGE
plète, j'en indiquerai ici quelques-uns, le plus sommairement possible.
En matière de renseignements rapides, les répertoires alphabétiques tiennent sans contre- dit le premier rang. Les dictionnaires modernes pèchent souvent par une absence totale de critique. Ce sont, pour la plupart, de vastes compilations n'offrant au travailleur que des ressources insuffisantes, parfois suspectes.
Ceci ne peut donc guère suppléer à des recherches plus laborieuses et dispenser de recourir à nos Archives inédites, et même à ces vastes et célèbres collections si fréquem- ment citées des Dupuy, des Baluze, des Rymer, des Bréquigny, etc. J'y ajoute le Trésor des Chartes.
Je parlerai du fonds Dupuy à l'article con- sacré à ce savant Agenais. — (V. au SUPPLÉMENT.)
Baluze, bibliothécaire de Colbert, a réuni ces Capitularia Regum Francorum (1677 et 1780, 2 vol. in-f°), dont l'importance n'a pas besoin d'être affirmée, et aussi des Miscellanea (1674— 1715 et 1761, 4 vol. in-f°).
Le recueil de Rymer , historien anglais : Fœdera, Convention es, etc. (Londres, 1703, 20 vol. in-f°) , se compose de pièces concer- nant les relations de l'Angleterre avec les autres Etats, puisées dans les archives de Westmins- ter et de la Tour de Londres. Les 5 derniers vol. de cette compilation colossale qui va jus- qu'en 1664 sont dus à Robert Sanderson. — L'éd. de La Haye (1739-45), en 10 vol. in-f°, était la plus estimée avant l'apparition de celle de Londres, 1816 et suiv. (in-f°), qui malheu- reusement reste inachevée.
La collection de Bréquigny, un historien et antiquaire du xvme siècle, est formée de la copie d'environ 12,000 pièces authentiques, divisées en 107 vol. déposés à la Bibliothèque Nationale. Ces pièces, relatives à l'histoire de France, ont été puisées aussi en Angleterre. On en rencontre des reproductions partielles dans divers recueils.
Ce qu'on nomme le Trésor des Chartes est une collection précieuse conservée aux Archi- ves Nationales. Elle compte 295 vol. de copies de chartes et lettres royales dont la plupart des originaux sont aujourd'hui perdus. La série, qui commence à Philippe-Auguste et se ter- mine à Charles IX, présente des lacunes jus- qu'à Philippe-le-Bel ; mais à partir de ce roi, elle devient à peu près complète.
Un certain nombre de ces pièces ont été reproduites dans le Recueil des Ordonnances des Rois de la troisième race, en 21 vol. in-f°, dont l'impression commencée en 1723 n'a été terminée qu'en 1849.
Dans la même note, je citerai encore les Ordonnances des rois de France du comte de Pastoret (1814) et deux publications de Cham- pollion-Figeac, le célèbre archéologue, auteur d'un excellent vol. sur les Archives Départe- mentales de France (Paris, 1860, in-8°) :
— Lettres des rois, reines et autres person- nages (Paris, 1839-47, 2 vol. in-4°).
Baluze avait préparé en partie les éléments de ce recueil.
— Documents historiques inédits, tirés des collections de la Bibliothèqtie Royale et des Archives ou des Bibliothèques des Départe- ments (Paris, 1841-60, 4 vol. in-4°).
Enfin, je ne puis omettre la publication sui- vante d'où tant de pièces inconnues pourraient être extraites :
— Le Cabinet Historique. Revue mensuelle, etc. (Paris, 1855 et années suiv., in-8°.)
V. l'art. Bibliographie.
Après avoir rappelé au passage Y Art de vérifier les dates (1783-87, 3 vol. in-f°; plus, éd.) et les Dictionnaires de Moréri (1725 et 1759, 10 vol .ïn-f°) et de Bayle (1697, 4 vol. in-f» et éd. div.), je noterai, en matière héraldique :
— Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, etc., par le chevalier de Courcelles (Paris, 1820-30, 12 vol. in-4°).
— Armoriai général de la France, par L.-P. d'Hozier (Paris, 1736-68, 10 vol. in-f»; et 1865-73, 12 vol. petit in-f°).
— Nobiliaire universel de France (Paris, 181441, 20 vol. in-8<>), et Dictionnaire ency- clopédique de la Noblesse de France (Paris, 1816, 3 vol. in-8<>), par Viton de S»-Allais.
— La France héraldique, par Ch. de Popli- mont (Paris, 1873-75, 8 vol. gr. in-8°), etc.
V. O'Gilvy, — Laffore (J. de), etc.
*
Les grands corps d'histoire par époque peuvent être consultés avec profit ; leur élaboration a souvent conduit les auteurs à des découvertes intéressantes ; mais on ne s'attend pas, je pense, à trouver ici une nomenclature, même très abrégée, de cette section bibliogra- phique.
Des occasions se sont présentées de rappeler
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dans le cours de cet ouvrage bien des livres étrangers dont je n'ai pas, dès lors, à repro- duire les titres. J'écarte donc les curieux Mémoires de d'Aubigné et V Histoire univer- selle du président de Thou dont Pierre Dupuy a préparé deux éditions, et je me borne à la mention des quelques articles suivants, d'un intérêt plus direct :
— Mémoires de M. de Larochefoucauld sur les Brigues à la mort de Louis XIII (Cologne, 1664, in-12). — Nombreuses éditions.
— Nolitia Galliarum, etc., par Ad. de Valois (Paris, 1676, in-f°).
— V Héritière de Guyenne, ou l'Histoire d'Elèonor, fille de Guillaume, dernier duc de Guyenne, etc. (Par Isaac de Larrey). (Rotter- dam, 1691 et 1692, in-12). Plusieurs éditions.
— Histoire de la Guerre de Guyenne, par le colonel Balthazar (Cologne, 1694, in-12 ; nouv. éd. par Ch. Barry : Bordeaux, 1876, in-8°).
— Mémoires de M. L... (Lenet), contenant l'Histoire des guerres des années 1649 et suiv. jusqu'à celles de Guyenne et autres Provin- ces (s. 1., 1729, 2 vol. in-12).
— Histoire du règne de Louis XIII, par Le Vassor (Amsterdam, 1701-1711, 19 vol. in-12; 1750, 22 vol. in-12 ; 1757, 7 vol. in-4°).
— Histoire du règne de Louis XIII, par le P. Griffet (Paris, 1758, 3 vol. in-4°).
— Mémoires de M. le Marquis de G houppes, publiés par Duport Du Tertre (Paris, 1753, 2 vol. in-12 ; nouv. éd. par C. Moreau : Paris, 1861, in-8o).
— Pièces fugitives pour servir à l'Histoire de France, avec des Notes historiques et géo- graphiques, par le marquis d'Aubaïs (Paris, 1759, in-4°). Ouvrage contenant une réimpres- sion du Recueil et Discours des Voyages du roi Charles IX... es années 1564 et 1565, par Abel Jouan, dont la lre éd. est de 1565 (in-8°).
— Madame de Longueville pendant la Fronde, par Y. Cousin (Paris, 1853, 2 vol. in-8°). Plu- sieurs éd.
— Souvenirs du règne de Louis XIV, par M. de Cosnac (Paris, 1866-82, 8 vol.in-8°).
V. AUTESERRE, BESLY, DUC0URNEAU, OlHÉNART,
Perroud, Vénuti, Verneilh-PuyrAseau, etc.
A l'article Protestantisme, on trouvera l'indi- cation de divers ouvrages historiques sur les guerres de religion des xvi* et xvne siècles. J'ajoute, comme complément :
— Recueil des choses les plus mémorables advenues sous la Ligue, par S. Goulart (Paris, 1590-99, 6 vol. in-8°).
— Histoire des derniers troubles de France, par P. Mathieu (Lyon 1594-95, 2 vol. in-8°).
— Mémoires de la Ligue (Amsterdam, 1758, 6 vol. in-4°).
— L'Esprit de la Ligue, par Anquetil (Paris, 1771, 3 vol. in-12).
V. aussi l'article sur Henri IV. *
L'histoire des régions voisines : Bordelais, Gascogne, Languedoc, Quercy, etc., est trop mêlée à celle de l'Agenais pour ne pas nous offrir un réel intérêt. — Je citerai donc à cet égard :
— Chronique Bourdeloise de Gabriel de Lurbe, trad. en François et augmentée par l'auteur jusqu'en 1594 (Bordeaux, 1595, in-4°).
Cette curieuse Chronique fut réimprimée et complétée jusqu'en 1619 par Jean Damait ( V. ce nomï.
— Variétés Bordeloises, ou Essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du Diocèse de Bordeaux, par l'abbé Baurein (Bordeaux, 1734, 6 vol. in-12). Réim- prim. en 1786 et en 1875-76 (4 vol. gr. in-8°).
— Histoire curieuse et remarquable de la Ville et de la Province de Bordeaux, par Jean- Martin de La Colonie (Bordeaux, 1757 ; Bruxel- les, 1760; Bordeaux, 1767-70, 3 vol. in-12).
— Histoire de la Ville de Bordeaux, par Dom Devienne. T. i (Bordeaux, 1771, in-4°). Nouv. éd. complétée : Bordeaux, Lacaze, 1862,2 vol. petit in-4°.
— Histoire curieuse de la Ville et Province de Bordeaux, par Dupré de Sl-Maur (Bordeaux, 1760, 3 vol. in-12).
— Etudes sur l'Histoire de Bordeaux, de l'Aquitaine et de la Guyenne, depuis les Cel- tes jusqu'à la première Révolution Française en 1789, formant une Histoire complète, par H.-Ch. Guilhe (Bordeaux, 1835, gr. in-8% av. 2 pi.).
— Essai sur l'Histoire de laVille et de l'Ar- rondissement de Baïas, depuis la conquête des Romains dans la Novempopulanie jusqu'à la fin du xviii6 siècle, par l'abbé Patrice-John O'Reilly (Bazas, 1840, in-8<>).
— Histoire complète de Bordeaux, par le môme (Bordeaux, 1856-60 ; Bordeaux et Paris, 1863, 7 vol. in-8°).
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— Histoire du Parlement de Bordeaux, de- puis sa création jusqu'à sa suppression (1451- 1790) , par Boscheron-Desportes (Bordeaux , 1877, 2 vol. in-8°).
— Histoire de la Terreur à Bordeaux, par Aurélien Vivie (Bordeaux, 1877-78, 2 vol. in-8°).
— Chronique Bordeloise (Archives du Châ- teau de la Brède, 1240-1638), par Jean de Gaufretcau (Bordeaux, 1777-78, 2 vol. in-8°).
V. Bernadau, Ducourneau, Gauban, Guino-
DIE, BlBADIEU, etc.
*
— Histoire de la Gascogne, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, par l'abbé J.-J. Monlezun (Auch, 1846-50, 7 vol. in-8° dont 1 de supplément).
*
— Histoire du Languedoc, avec l' Estât des Provinces voisines, par Pierre Andoque (Bé- ziers, 1648, in-f°).
— Histoire générale du Languedoc, avec des Notes et les Pièces justificatives, etc., par deux Beligieux Bénédictins de la Congrégation de St-Maur (Dom Vaissettc et Dom de Vie) (Paris, 173845, 5 vol. in-f°).
— Abrégé (Paris, 1749, 6 vol. petit in-8° ; Toulouse, 1840, 10 vol. gr. in-8°, portr.).
Le même ouvrage continué jusqu'en 1830, par Du Mège (Toulouse, 1841,3 vol. gr. in-8°).
Une nouvelle éd. plus complète et définitive, sous la direction de M. Ed. Dulaurier, de l'Ins- titut, et conduite jusqu'en 1790 par Ernest Boschach, est en cours de publication depuis 1872 (Toulouse, in-4°). *
Histoire politique, ecclésiastique et litté- raire du Quercy, par A. de Cathala-Coture (Montauban. 1785, 3 vol. in-8°).
— Histoire Générale de la Province de Quercy, par Guillaume Lacoste ; publiée par les soins de L. Combarieu et F. Cangardel (Cahors, 1882 et suiv., 4 vol. gr. in-8<>). En cours de publication.
— Histoire de Montauban, par H. Lebret (Paris, 1668, in-4° ; nouv. éd. par Marcellin et Gabriel Buck : 1842, 2 vol. in-8°).
V. Garrigou, Lagrèze-Fossat, Mouleno, etc.
*
— Histoire du Bèarn, par Pierre de Marca (Paris, 1640, in-fo).
— Essais Historiques sur le Bigorre, accom-
pagnés de Remarques critiques, de pièces justificatives, de Notes chronologiques et généa- logiques, par Davezac-Macaya (Bagnères, 1823, 2 vol. in-8°).
— Histoire du Royaume de Navarre , par Gabriel Chappuys (Paris, 1596, in-8°) ; par Favyn (Paris, 1612, in-f») ; par Mayerne-Tur- quet (Paris, 1608 et 1635, 2 vol. in-f<>).
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— Histoire de la Ligue saincte faite il y a ccclxxx ans à la conduite de Simon de Mont- fort contre les hérétiques Albigeois tenant les pays de Bèarn, Languedoc, Gascogne et quel- que partie de la Guienne et Dàuphiné : le tout escrit par F.-P. des Vallées- Sernay, de l'Ordre de Cisteaux, environ l'an 1198, et mis en nostre langue française Van 1569, par Arnaud Sorbin (Paris, 1585, in-8°).
— Histoire de la Guerre contre les Albi- geois, par Q. de Parctelaine (Paris, 1833, in-8°,
— Histoire des Albigeois. Les Albigeois et l'Inquisition, par Napoléon Peyrat (Paris, 1870- 72, 3 vol. in-8°).
*
— Cartulaire de l'Abbaye de Conques en Rouergue, par Gaston Desjardins (Paris, 1879, in-8°).
Les immenses possessions de cette Abbaye rendent les chartes publiées par M. Desjardins réellement intéressantes pour tout le Sud- Ouest de la France.
*
Je terminerai cet article dont les proportions s'exagèrent par la mention d'un recueil célèbre et justement estimé :
Gallia Christiana in Provincias Ecclesiasti- cas distributa, etc. (Paris, 1715 et suiv., 16 vol. in-f°).
Ce précieux ouvrage, dont l'idée première se trouve dans le livre de Jean Chenu : Archi- episcoporum et Episcoporum Gallise, Chrono- logica historica (Paris, 1621, in-4°), consista d'abord en 1 vol. in-f° publié par Claude Bobert en 1626, sous le titre conservé de Gallia Christiana. Scevole et Louis de Stc- Martbc développèrent ces premières données en 1556 (Paris, 4 vol. in-f°) ; mais tout cela n'était que l'cmbrîon de l'immense recueil feuilleté de nos jours, lequel, commencé en 1710 par Denis de Ste-Marthc, n'a été corn-
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piété que récemment par Hauréau et l'Aca- démie des Inscriptions.
C'est au tome II (1720), pp. 894 à 934 du texte et 427 des Preuves, que se trouve la par- tie relative au diocèse d'Agen.
V. GÉOGRAPHIE ET TOPOGRAPHIE. — VOYAGES,
etc.
Agenais (l'). — Journal-Revue. — Histoire, — Littérature, — Beaux- Arts, — Chroniques, — Théâtres, — Modes. — Agen, impr. P. Noubel, 1853, in-4°, bi-hebdomadaire.
Je n'ai rencontré que les deux premiers numéros (10 et 24 juillet 1853) de cette revne, formés de cahiers de 12 pp. sous couverture. Je pense que c'est là tout ce qui en a paru.
VAgenais, ayant pour rédacteur en chef Eugène Bousquet, fut comme une suite du Chat dont le dernier n° (17) est du 26 juin 1853. — V. Chat.
Agenais (i/). — Almanach (ou Ca- lendrier ) contenant les mois de l'année, les quatre saisons; etc. — Agen, Pradère, 1848-1885, brochures in-12 annuelles d'environ 36 pp.
Cet Almanach , imprimé parfois à Agen, mais le plus souvent à S'-Gaudens, est une banale publication de colportage visant tous les départements méridionaux. Rien d'agenais, sauf la couverture.
L'éd. de 1848, imprimée chez Prosper Nou- bel, fut tirée à 10.000 ex.
Agriculture (t/) Economique de Lot- et-Garonne. — Journal mensuel , dirigé par M. A. de L'Ecluse, profes- seur départemental d'Agriculture. — Agen, impr. Bonnet et Fils; impr. Quillot, in-8°, mensuel de 32 pp.
1er n° : Juin, 1883.
Bonne publication spéciale, fondée sous les auspices du Comice Agricole d'Agen, et appelée sans doute à rendre des services à l'agriculture agenaise.
AGU1LHON (Henriette-Alexandrine-Emilie Cambe, dame d'), romancière et poète, née à Vcrfcil-sur-Scye (Tarn-et-f.ar.) le 20 mai 1843.
Madame d'Aguilhon a publié de charmants recueils poétiques (Une Infidèle, etc.), divers romans (Le Vrai Maudit, — Catherine de La
Roquette, — Le Château de Vilette, etc.), et de très intéressantes nouvelles.
Je ne cite le nom de cet auteur que pour sa collaboration remarquée à divers journaux agenais : Union du Sud-Ouest, Courrier Age- nais, Journal de Lot-et-Garonne, etc.
AIGUILLON (Marie-Madeleine de Vignerod de Pontcourlay, dame de Combalet, duchesse d'), née au château de Glenay, près de Bres- suire, en 1604, morte en 1675.
Elle était fille de René de Vignerod seigneur de Pontcourlay, gentilhomme de la Chambre de Henri IV, et de Françoise de Richelieu, sœur aînée du célèbre cardinal.
Tout ce qui se rapporte à Aiguillon offrant pour l'Agenais un vif intérêt, il m'a paru oppor- tun de dire ici quelques mots des divers titu- laires de ce fief, depuis son érection en duché au xvi° siècle. Ces notes me conduiront d'ail- leurs à la mention de faits et d'articles biblio- graphiques qu'il eût été impossible d'écarter.
La baronnie d'Aiguillon fut érigée pour la première fois en duché-pairie par Henri IV, en 4599, en faveur de Henri de Lorraine, duc de Mayenne. Cette baronnie avait fait partie de la dot confisquée de la reine Marguerite, qui intenta vainement un procès au nouveau titulaire.
Henri de Lorraine étant mort sans postérité en 1621, ladite baronnie fut encore transformée en duché-pairie par Louis XIII en 1634, en faveur d'Antoine de L'Age, seigneur de Puylau- rens, qui mourut sans enfants en 1635, au donjon de Vincennes, et sur lequel Paul de Musset a écrit un curieux roman d'aventures : Puylaurens (Paris, 1850, in-8°).
C'est en 1637 que Marie de Vignerod , veuve de M. de Combalet, acquit ce fief par les soins de son oncle, le cardinal de Richelieu, qui obtint confirmation royale du titre l'année suivante.
La duchesse d'Aiguillon acheta elle-même en 1642 l'engagement du pays d'Agénois, lequel, conservé jusqu'en 1789, attribuait aux aînés des ducs d'Aiguillon la qualité de comtes d'Agénois.
Marie de Vignerod, veuve à dix-huit ans, a été l'objet de bien des anecdotes mali- cieuses dont la vérité n'est aucunement démontrée.
Je citerai les trois pièces suivantes sur cette première duchesse d'Aiguillon :
— Procez Burlesque entre M. le Prince
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et Mme la Duchesse d'Esguillon, avec les Plaidoyer, par le S. D. S M. (Paris, chez la veufve Pepingué et Est. Maucroy, 1649, pet. in-4° de 35 pp.
Très curieuse facétie en vers de huit syl- labes, relative à la succession du cardinal de Richelieu.
— Oraison funèbre de Madame Marie de Vignerod, Duchesse d'Aiguillon, Pair de France, prononcée en l'Eglise des Carmélites de la rue Chapon, le 12e jour d'Aoust 1675, par M. l'abbé Fléchier, de l'Académie Fran- çaise (Paris, Sébastien Marbre-Cramoisy, 1675, in-4°).
— Discours funèbre pour Madame la Duchesse d'Aiguillon, prononcé à Paris, par M. le directeur du Séminaire des Missions Etrangères (J.-Ch. Brisacier), le 13 may 1675. ^Paris, Charles Angot, 1675, in-4° de 52 pp.).
Ce discours eut trois éd. la même année. On trouve imprimé à la suite un Bref d'Alexandre VI, félicitant la duchesse d'Ai- guillon de son zèle religieux.
Une biographie de la Duchesse a été publiée par M. Alfred Bonneau-Avenant , de Niort : La Duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu ; sa vie et ses œuvres charitables (1604-1675). (Paris, Di- dier, 1879, in-8° de iv-492 pp.).
Livre trop laudatif, mais pourvu d'in- téressants documents.
V. sur cet ouvrage une excellente étude de M. Tamisey de Larroque, dans le n° du 21 juin 1879 de la Revue Critique, et aussi une notice de M. Philippe Lauzun dans la Revue de l'Agenais. T. vi (1879), p. 469 et suiv.
AIGUILLON (Emmanuel-Armand de Vi- gnerod Duplessis-Richelieu, duc d'), né en 1720, mort en 1788.
Arrière petit-neveu de la précédente.
Gouverneur de Bretagne, puis ministre après Choiseul en 1771, il fut disgracié à l'avènement de Louis XVI et exilé dans ses terres en 1775.
Madame de Vignerod avait légué son duché-pairie d'Aiguillon à une de ses nièces, Marie-Thérèse de Vignerod de Pontcourlay de Richelieu, appelée Mademoiselle d'A génois, qui mourut non mariée en 1704 et dont l'héri- tier fut son neveu, le marquis de Richelieu. Ce dernier ne put prétendre qu'à la possession
du duché, sans la dignité qui s'y trouvait at- tachée, ainsi qu'en décida Louis XIV. (V. Sx- Simon, éd. Hachette, 1865, t. m, p. 135).
Lors de la confirmation, en 1638, du duché- pairie au profit de Madame de Comballet, le cardinal de Richelieu avait obtenu que le fief et ses privilèges seraient transmissibles à la volonté de la titulaire. Or, cette faculté ayant été exercée en 1675, elle ne pouvait se repro- duire en 1704.
Le duché-pairie d'Aiguillon fut néanmoins rétabli en 1711, au bénéfice du fils du mar- quis de Richelieu, Armand-Louis (1683-1750), qui le transmit à son fils Emmanuel-Armand, auteur de la construction du château actuel. — Le fils de ce dernier, Armand-Désirè, dernier duc d'Aiguillon (1761-1800), fut député de la noblesse d'Agenois aux Etats Généraux de 1789.
On sait l'impopularité que récolta le duc ministre dans son gouvernement de Bretagne, ses actes arbitraires et violents, contre les- quels osa courageusement protester le pro- cureur général La Chalotais. Le déplorable procès qui suivit l'affaire des jésuites n'eut rien de bien édifiant et n'attribua pas la moindre gloire au duc, malgré le succès des éloquentes plaidoiries de Linguet. Ce turbu- lent et acerbe avocat rémois a publié le mémoire écrit à cette occasion :
Mémoire pour M. le duc d'Aiguillon (Pa- ris, Antoine Boudet, 1770, in-12).
L'auteur reproduisit ce travail dans le recueil portant le titre de Plaidoyers divers et Discours (Paris, 1773, 7 vol. in-12 ; Liège, 1776, 11 vol. in-12). — On lui doit aussi un Aiguilloniana, ou Anecdotes utiles pour l'Histoire de France au xvm8 siècle, depuis 1770 (Londres 1777, in-8<>).
Je citerai encore, à propos du duc ministre :
— Coirespondance du Duc d'Aiguillon au sujet de l'affaire du comte de Guines et du sieur Tort et autres intéressés pendant les années 1771 à 1775 (Paris impr. Quillan, 1775, in-8° de 223 pp).
— Mémoires du Ministère du Duc d'Ai- guillon, Pair de France, et de son com- mandement en Bretagne. Pour servir à l'Histoire de la fin du règne de Louis XVI (Lyon [Paris], 1792, in-8°).
La pièce suivante a pour nous mieux qu'un simple intérêt de curiosité :
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— Requête du duc d'Aiguillon au Roi sur ses droits de propriété,sur la terre de Saint-Avit, en Agénois. — Paris, 1777, in-4°.
Armand-Louis de Vignerod Duplessis-Ri- chelieu, duc d'Aiguillon, le père du ministre, fut un gentilhomme folâtre, qui s'associa à la princesse de Conti et à Vinot, Grécourt, Moncriff et quelques autres pour élaborer une œuvre libidineuse : Recueil de pièces choi- sies, rassemblées par les soins du Cosmo- polite (A Ancône, Uriel B...t, à l'Enseigne de la Liberté, 1745, in4°). D'après Debure, ce hideux ouvrage aurait été préparé par le duc d'Aiguillon et imprimé par lui à 12 exempl., dans sa terre de Veretz, en Tou- raine. Une autre version en attribue l'im- pression à Madame de Conti et réduit le tirage à 7 exempl. (V. Dinaux : Sociétés badines, bachiques, etc, t. H, p. 148). — Le Cosmopolite, devenu naturellement fort rare, a été réimprimé de nos jours (Bruxel- les, 1864, 2 vol. in-12).
Ce même duc d'Aiguillon prit part aussi au livre obscène intitulé : Suite de la Nou- velle Cyropédie, ou Réflexions de Cyrus sur ses voyages (Amsterdam [Rouen], 1728, in- 4o.
Sa femme, Anne-Charlotte de Crussol, fille du marquis Louis de Florensac, était fort instruite. Elle a laissé plusieurs ouvrages tra- duits de l'anglais. Elle habitait Bordeaux, et Montesquieu vivait habituellement dans sa maison.
Rulhière lui a dédié le Voyage du Duc de Richelieu de Bordeaux à Bayonne (1757), imprimé à Bordeaux en 1882 seulement, dans le tome ix du Bulletin de la Société des Bibliophiles de Guyenne.
Alors qu'il n'était encore que comte d'Agenois, en 1720 et 1721, le duc d'Aiguil- lon ébaucha nne savante discussion philoso- phique avec le comte de Seignelay et le comte de Polignac. Les lettres très curieuses échangées par ces trois gentilshommes ont été découvertes par M. Arnould Locard et publiées en 1884 dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon. — La Revue de l'Agenais les a reproduites (t. xi, 1884) :
Correspondance inédite entre le comte d'A- genois, duc d'Aiguillon, le comte de Seignelay et le Comte de Polignac sur la divisibilité de la matière.
Arnaud-Louis de Vignerod, et plus tard son fils, Emmanuel-Arnaud, soutinrent contre les syndics de Montpezat et de Madaillan un interminable procès terrier devant le parle- ment de Bordeaux.
Cette discussion commencée en 1710 ne s'apaisa qu'en 1762, à la suite d'un arrêt qui infirmait d'autres décisions antérieures et laissait les parties dans l'incertitude pre- mière.
Les nombreuses pièces imprimées concer- nant cette curieuse affaire m'ont paru mériter une courte mention. — V. Factums.
A juger en la Cour des Aydes...—
V. RÉFLEXIONS DE LA COMMUNAUTÉ DE CALIGNAC.
A juger en l'Audience... — V. Fac- tums.
A Monsieur le Grand-Sénéchal d'A- genois, ou Monsieur le Lieutenant- Général au siège d'Agen. — Agen, Impr. Ve Noubel, 1788, in-4° de 27 pp.
Factum signé par Me Belloc de Ca%enove, avocat, et dirigé contre l'administrateur de l'abbaye de Clairac.
Cette pièce débute ainsi :
« Supplie humblement Messire Charles Dupouy de Bonnegarde, chevalier, ancien capitaine commandant au régiment de Lor- raine, seigneur de la Maison noble de Laroche, disant que l'avidité du sieur Abbé Anselme, administrateur de l'Abbaye de Clai- rac, déjà si connue, ne cesse de se mani- fester... »
A la Gloire du Sacré-Cœur de Jé- sus...
Brochure anonyme dont l'auteur est Mme Marie-Amélie de Bent%mann (V. ce nom).
A l'Auteur des Réflexions sur la
Lettre à un Citoyen du Tiers-Etat de la ville d'Agen, par un Habitué de Paroisse. — S. I. n. d. (Agen. 1789), in-8° de 19 pp. Pièce datée de Castelculier, le 20 janvier
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1789, et signée : Le Sacristain de l'Eglise de Castelcuillé, en Ayenois.
ALBERT (Philippe), littérateur, né à Castres (Tarn) en 1787, mort à Tonneins le 10 mai 1831.
Il lut longtemps secrétaire de la mairie de Tonneins et lecteur d'Arbanère (V. ce nom).
On a de lui quatre petits ouvrages dont deux seulement furent imprimés en Agenais :
— La nouvelle Ligue, ou la Chute du Tyran. Poème. — ■ Tonneins, impr. Jean Tronche, 1815, in-8° de 48 pp.
— Recueil de Phrases vicieuses, à l'usagedes Elèves de l'un et de l'autre sexe ; suivi de sujets de Composition où Ton reproduit à dessein les phra- ses vicieuses du vocabulaire, afin qu'en les corrigeant eux-mêmes les jeunes gens parviennent plus facile- ment à les éviter. — Agen, impr. Quillot, s. d. (1823), in-16 de 60 pp.
Les poésies de Philippe Albert ont de la faci- lité et de la grâce.
Je cite pour mémoire ses deux autres ouvra- ges, publiés en dehors de notre région :
— Les Amours et autres Poésies fugitives (Paris, impr. Giguet et Michaud, 1807, in-18 de 81 pp.).
— L'Espagne délivrée. Poème (Bordeaux, André Brossier, octobre 1823, in-8° de 39 pp.)
Poème dédié à la duchesse d'Angoulême.
ALBOUYS (François-Georges:Michel-Elisa- beth), avocat, né à Cahors en 1788, mort au même lieu le 24 décembre 1861.
Il fit imprimer à Agen ses plaidoiries dans deux affaires importantes qu'il était venu défendre :
— Liberté du Barreau. — Plaidoi- ries dans les Affaires de Galvignac et de Cahors. — Agen, impr. A.-P. Currius, 1832, in-8° de 52 pp.
Affaires jugées par la Cour d'Assises de Lot- et-Garonne les 12, 13, 15, 17, 18 et 19 mai 1832.
Albret (duché d'). — Mémoire sur l'état des revenus, charges et admi- nistration de ce Duché, dressé en 1782. — Ms. in-f° de 362 pp. décrit par Téchener.
Ce Mémoire adressé à M. Duthil, Intendant général du duché d'Albret, est signé par les régisseurs généraux Dupin et Grétré de Champiliers.
ALCIME (Latinus Alcimus Alethius), his- torien, poète et orateur latin du ive siècle, né à Agen.
Il avait écrit une Vie de Julien l'Apostat qui s'est perdue, et on lui attribue une Histoire de Salluste, Préfet et Consul des Gaules.
On n'a plus de lui que quatre vers latins, une épigramme à la louange d'Homère, imprimée dans le Corpus Poetarum latinorum de Mait- taire (Londres, 17U; La Haye, 1721, 2 vol. in-f°) ; dans le tome I, 2e partie, page 188 de la France Littéraire, etc.
Ausone, dans son Eloge des Professeurs de l'Ecole Bordelaise (2e Epigramme), et Sidoine Apollinaire, dans une Epître, parlent d'Alcime en termes enthousiastes.
ALCYONI (Gabriel). Pseudonyme litté- raire de Charles Laclotte, né au Det (commune de Puch), le 17 décembre 1829.
Chef de la publicité à la librairie Palmé, à Paris (Société Générale de Librairie catholi- que).
Charles Laclotte, dont le pseudonyme de Gabriel Alcyoni est seul connu, compléta au Petit séminaire d'Agen les études commencées à Puch, fut un moment instituteur communal et débuta, en 1853, par deux articles sur les litanies de la Ste-Vierge dans V Etoile du matin, petite feuille religieuse de Lyon.
Il collabora successivement au Rosier de Marie (1853-64), à Y Eglise (1863) et à Y Echo de Rome (1868-74); fut pendant deux ans (1876-77) le correspondant de la Cloche, de Bruxelles, et fonda en 1866 la Femme, une publication hebdomadaire qui vécut sept mois.
Il est devenu rédacteur en chef de l'Ami des livres, directeur-administrateur du Paysan et secrétaire-gérant de l'Ami du Clergé, trois petits recueils hebdomadaires de la maison Palmé.
Il a publié en librairie :
— Le Jésus du Petit Enfant. Dédié aux Maîtres et aux Parents chrétiens. — Bordeaux, V. Lacaze, 1857, in-18.
— Mois de Marie pour les Habi- tants des campagnes. — Paris,
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Libr. du Rosier de Marie , 1860 , in-18.
— Mois de Marie de Pie IX et avec Pie IX. — Paris, ibicl. , 1862, in-18 de 216 pp.
Ces deux derniers ouvrages ont paru d'abord dans le Rosier de Marie.
— Le Pouvoir temporel du Pape démonlré aux Ouvriers. — Paris, Billet, 1862, broch. in-18.
ALÊRE (Imbert), Juge d'appeaux à Castel- jaloux et à Nérac, né à Nérac vers la fin du xv« siècle.
Je regrette de ne pouvoir donner que fort peu de renseignements biographiques sur ce vieux et savant juge néracais. Mes re- cherches personnelles étant restées sans ré- sultat, je dois me borner à utiliser les quelques indications groupées par un des annotateurs de la Chronique d'Isaac de Père% (V. ce nom).
Imbert Alèrc , « licencié en droietz , juge d'appeaux à Castelgelloux » , figure ainsi dans le dénombrement de ses biens nobles par Jean de Monlezun de Lupiac de Mor.tcassin, et aussi dans le « Registre des affieflements » dressé par les Commissaires députés à la réforma- tion du domaine de l'Albret ( de Secondât et Bertrand de Lavalade). Il intervient en- core en la même qualité comme témoin dans un bail à ferme de 1537. Enfin, on trouve dans les Archives des Basses-Pyrénées (Inven- taire Sommaire, p. 128) plusieurs lettres de Henri II adressées à Imbert Alère, juge à Nérac, en 1553, relatives à la Grangerie de Durance.
Vers 1548, ce magistrat fut transféré de Casteljaloux à Nérac, sa ville natale, que plusieurs membres de la même famille habitaient encore au commencement du xviie siècle.
Nous avons de Imbert Alère un très curieux ouvrage :
— Instruction très utile, déclarant les qualitez de Fortune, quel profit on doit prendre de l'Ennemy, et les remèdes contre ireet courroux, Com- posée par Imbert Alere, Juge d'Ap- peaulx pour le Roy de Navarre à Nérac, et par luy traduicte de Latin en François. — A Nérac, par G. Go-
bert, M. D. XLIX, in-16 de 4 ff. limin. n. chiïï., 156 pp. et 2 ff. d'errata. — Caractères italiques.
Livre extrêmement rare dont je ne connais qu'un seul exempl. (peut-être unique d'ailleurs), appartenant à la riche collection d'un biblio- phile agenais, M. Oscar de Laroche (V. ce nom).
Le vol. s'ouvre, au verso du titre, par une petite pièce de l'imprimeur G. Goberf Au Lecteur. — La dédicace de 4 pp. : A Révérend Père en Dieu , Messire Jehan F abri , Evesque Daure (sic)... est suivie d'une préface de 2 pp. : Imbert Alère au Lecteur.
Le titre de départ est ainsi conçu :
Recueil, contenant quel profit l'on peult ou doibt prendre de Vennemy. Extraict de plusieurs sçavans Philo- sophes et bons Autheurs : par Imbert Alère. Et par luy traduict de Latin en François, comprouvé par bonnes Raisons et Exemples auctentiques, à toutes gens très utile , plaisant et profitable.
Imbert Alère avait une grande érudition dont il fait ici , selon l'usage du temps , un étalage immodéré. Les éléments de son re- cueil sont empruntés à tous les écrivains de l'antiquité; mais en tout bien tout hon- neur, car le magistrat néracais ne manque pas de citer ses auteurs et de cribler ses marges de références.
Il n'est pas même inutile, me semble- t-il, de savoir ce que pensait en matière d'honnêteté littéraire un érudit du xvie siècle.
Dans son avis au lecteur, notre écrivain s'exprime ainsi :
« Amy lecteur, eu faisant ceste petite traduc- tion, n'ay que bien peu prins de moy, content de cumuler les Sentences et Exemples des Phi- losophes et autres notables personnages: des- quelz n'ay voulu taiser le nom, pour n'estre dit ingrat ou recelateur de l'honneur d'autruy. Pline dit que c'est la nature d'un esprit humain et qui n'est ingrat de confesser les noms de ceulx par lesquelz on a profité : car aussi aucun ne prend plaisir estre privé de l'honneur qui luy appartient... »
Cette préface toute entière pourrait être recommandée aux méditations de bien des emprunteurs trop peu timorés.
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L'ouvrage d'Alère est le premier livre im- primé à Nérac. Il est sûrement antérieur à celui de Christophe Landre. — Deschamps ne l'a pas connu, et dans son Dictionnaire de Géographie ancienne et moderne à l'usage du libraire et de l'amateur de livres ( Paris , Didot, 1870, in-8°), art. Neracum, il ne cite que YŒcoïatrie dont il reporte la date incertaine à 1580.
V. mon Histoire de l'Imprimerie en Age- nais , et aussi les notices Landre et Impri- merie.
ALLAIS (Chéri), poète et médecin, né à Castelmoron (Gironde), le 21 mars 1853.
Licencié en droit et docteur en médecine à Bordeaux.
Il a publié à Agen le vol. suivant :
— Poésies de Cœur et d'Enfance. — S. I. [Agen, impr. V. Lenthéric), 1879, in-12 de 528 pp.
M. le docteur Allais a produit, en outre, trois ouvrages scientifiques auxquels la biblio- graphie agenaise n'a rien à voir : De l'Influence des diathèses dans le traitement des Mala- dies chirurgicales { Montpellier, 1878, in-8° de 500 pp. ) ; Du Traitement chirurgical des Hêmorrhoïdes ( ibid. , 1878 , in-8° de 400 pp.); De l'Anesthésie dans le Croup (Paris, 1878, in-8° de 100 pp. ).
ALLEAU (Jean-Baptiste-Théodore), mis- sionnaire apostolique , né à Arzay-le-Rideau (Indre-et-Loire) le 28 décembre 1826.
D'abord vicaire en divers lieux de son diocèse , M. l'abbé Alleau partit comme mis- sionnaire pour le Sénégal où il résida plu- sieurs années. Après un séjour en Italie et un pèlerinage à Jérusalem, il parcourut les îles de l'Archipel, prêcha le carême de 1882 à Athènes , puis , avant de retourner en Terre Sainte , vint prêcher , en 1883, à Villeneuvc- sur-Lot, à la place de Mgr Sourieu nommé évèque de Châlons.
C'est pendant ce court passage à Villeneuve que M. Alleau a publié la brochure sui- vante :
— Question ouvrière. Travail et Travailleurs. Essai de conférence. — Villeneuve - sur - Lo t , impr. Calixte Leygues, 1883, in-8° de 8 pp.
On connaît de M. l'abbé Alleau une première brochure publiée en 1881 : Le Roi, Couronner'
ment de Jésus-Christ , etc. (Paris, in-8° de 88 pp.).
Allocution de Pie VII dans un Con- sistoire secret tenu le 17 juin 1793, à l'occasion du meurtre de Louis XVI, roi de France. — Agen , Lacaze ; impr. S. Demeauœ, 1875, in-8° de 16 pp.
Traduction d'un extrait du Recueil des Déci- sions du Sx-Siége apostolique, t. m (Rome, 1800).
Almanach des trois Arrondisse- ments de La Réole, Bazas et Mar- mande. — La Réole , Lecourt, 1879, in-8° de 16 pp.
Almanach (Grand) de Lot-et-Ga- ronne , pour l'année 1843. — Vil- leneuve, impr. Eug. Glady, 1842, gr. in-16 de 96 pp.
Almanach ( Petit ) de Lot-et-Ga- ronne, pour l'année 1842. — Ville- neuve, ibid., 1842, in-16 de 32 pp.
Livrets sans importance et qui, je crois, n'eurent pas de suite.
Almanachs. — Les Almanachs agenais sont peu nombreux. Le plus ancien, celui de YAstrophile Fabri (V. ce nom) porte le titre de Vraye Prognostication nouvelle... et est de 1552. Il faut arriver ensuite jusqu'en 1792 pour rencontrer une autre publication de ce genre, avec le premier A nnuaire ou Calendrier du Département de Lot-et-Garonne donné à cette date par Raymond Noubel.
V. Annuaire et Calendrier.
ALMON (Abel-Marie-Joseph), supérieur du Petit Séminaire de Villeneuve-sur-Lot, né à Villeneuve le 22 juin 1848.
Il a été successivement professeur au Collège S^Caprais d'Agen (1870), vicaire de Sl-Etienne de Villeneuve (1873) et curé de S*-Pierrc-de- Gaubert (1877). C'est en 1879 qu'il a été mis à la tête du Petit Séminaire de sa ville natale.
De M. l'abbé Almon, chanoine honoraire, on a le discours suivant :
— Eloge Funèbre de M. l'abbé Gre- nouilleau , Curé-archi prêtre de Slc- Catherine de Villeneuve- sur- Lot. Prononcé à la Distribution des prix
ALO
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AMO
de l'Ecole Ecclésiastique de Ville- neuve, le 1er août 1881. — Agen , impr. Jules Ribès , 1881, in-8° de 24 pp. V. Grenouilleàu.
ALOY ( Antoine ) , né à La Sauvetat-du- Drot le 30 mars 1836.
Ancien maire de La Sauvetat, nommé Juge de Paix du canton de Lauzun le 21 mars 1885.
On doit à M. Antoine Aloy une bonne étude historique :
— Notice sur la Ville et Juridiction de La Sauvetat de Caumont, aujour- d'hui La Sauvetat-du-Drot. — Agen, impr. V. Lenthéric, 1880, gr. in-8° de 128 pp.
Cette Notice fait partie d'une série de Monographies historiques publiées sous les auspices du Conseil général de Lot-et-Garonne.
Alphabet des Abbayes de la France,
indiquant l'Ordre et le Diocèse. — Paris, 1658, in-12.
Livre intéressant à consulter sur les anciens établissements religieux de notre région.
Alphabet Français, ou Méthode in- génieuse pour apprendre à lire en peu de temps. Ed. refondue et aug- mentée. — Villeneuve , impr, E. Glady, 1842, in-12 de 72 pp.
Alphabet Français syllabique. — Agen, A. Chairou; impr. P. Noubel, 1834, pet. in-12 de 96 pp.
Alphabet syllabique Français à l'usage des Ecoles Républicaines ; contenant la Constitution de la Répu- blique Française, le Catéchisme Répu- blicain, des Conseils d'un Père à son Fils et autres Instructions utiles à la Jeunesse. — Se vend à Agen, chez Raymond Noubel, impr.-libr., s. d., petit in-12 de 120 pp.
Livre curieux. Le Catéchisme Républicain et les Conseils d'un Père à son Fils sont en vers.
AMEN (Jean-Jules-Pierre-Paul-César) , ins- pecteur primaire, né à Caslelnau-de-Brassac (Tarn) le 5 juillet 1835.
Il a été successivement instituteur public à
St-Antoine (Tarn-et-Garonne) et à Nérac, puis inspecteur primaire à Lectoure, Condom et Villeneuve-sur-Lot. — Pendant son séjour à Nérac, il fit imprimer le petit ouvrage suivant :
— Manuel populaire d'Agriculture. — Nérac, impr. L. Durey, 1870, in-8° de 128 pp.
Manuel couronné par le Comice agricole de Nérac.
M. Amen est, en outre, avec M. Maillé, au- teur d'une Géographie du Département de Lot-et-Garonne. — V. Maillé.
A. M. Frédéric de P... s, Habitant de la ville de Condom, département du Gers. — Agen, impr. L. Currius, 1814, pièce in-4° de 6 pp.
Lettre datée d'Agen, le 10 septembre. 1814, et relative à la charte constitutionnelle de la même année. — L'auteur est M. de Bonas, alors sous-préfet de Montauban.
A M. G. Trincaud, Vicaire-Général d'Agen. — Toulouse, impr. Escudier, s. d. (1837), in-8° de 8 pp.
Diatribe signée Buisson et datée de Mon- tauban, 23 juin 1837.
Il s'agit d'un vicaire de la Cathédrale d'Agen, l'abbé Péluchon, dont on réclamait le déplace- ment.
L'origine de ces attaques où ne furent pas ménagées les épithètes les plus injurieuses ne peut guère se raconter. Je constate seulement que l'affaire produisit plusieurs imprimés, sans doute perdus, et notamment une Lettre de l'abbé Péluchon, publiée en 1836. — Ce der- nier mourut curé de Dolmayrac, près d'Agen.
A Monseigneur de L'Averdy, Contrô- leur-Général des Finances. — 5. I. n. d. {Agen, 1765), in-4° de 7 pp.
Mémoire très curieux des curés d'Agen, re- latif à divers griefs qu'ils élevaient contre le Chapitre.
A Monsieur le Grand - Sénéchal d'Agenois, etc. (1788). Article transposé. — V. à la p. 9.
AM0UR0UX (Louis), soldat-poète, né à Monflanquin le 17 mars 1815.
Il eut maille à partir plusieurs fois avec les tribunaux militaires et finit probablement
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ses jours en purgeant une grave condam- nation.
Il fit imprimer les deux petits recueils sui- vants, d'ailleurs assez médiocres :
— Poésies diverses, par L. Amou- roux, détenu à la prison militaire de Dax, venant d'obtenir sa grâce du Roi des Français. — Bordeaux, Th. Laforgue, 1838, in-8° de 16 pp.
— Poésies diverses, par L. Amou- roux , Chasseur d'Afrique. — Vil- leneuve, impr. E. Glady, 1843, in-8° de 16 pp.
Chacun de ces deux recueils fut tiré à 500 exempl.
ANGHORAN (Jean), en latin : Anchoranus, théologien du xvn8 siècle, né à Puylaurens en Languedoc (Tarn).
Je n'ai aucun renseignement précis sur ce théologien au nom bizarre. — Peut-être était- il attaché à quelque couvent d'Agen.
Il ne m'est connu que par cette traduction latine d'un ouvrage anglais :
— Contemplationum tum divina- rum, tum moralium (Liber primus, etc.) Ex Anglico idiomate in Latinum conversus. Interprète Joanne Ancho- rano, Theol. Licent. — Aginni, typis Joan. Gayau, Typogr. et Bibliop., suà Signo Nominis Jesu, 1639, pet. in-8° en 4 parties chiff. séparément, de 8-48, 39, 54 et 52 pp.
Ouvrage dédié au prince de Condé. La dé- dicace est signée : /. Anchoranus Podiolau- rensis et suivie d'une pièce de vers français adressée au même prince.
Ce livre peu commun est, je crois, la pre- mière impression des Gayau.
V. Imprimerie.
Anciennes Coutumes. — V. Coutumes
(Anciennes).
Ancre (l) de la Chapelle de Cambes. Méditation calquée sur celle du Lac de M. de Lamartine. — Agen, impr. P. Noubel, 1857, in-4° de 4 pp.
Il s'agit dans cette pièce tout à fait singulière d'une ancre placée près d'une croix sur le faîte de la chapelle de Cambes.
ANDIRAN (Frédérik-François d'), peintre et dessinateur,néà Bordeaux en 1801,mortenl876.
Il était fils d'un banquier de Bordeaux appartenant à une famille protestante de Cas- teljaloux qui, en 1719, s'était exilée à Genève.
En 1830, à la suite de nombreux désastres financiers , la maison d'Andiran se trouva gravement atteinte, et le jeune Frédérik dut abandonner toute sa fortune pour liquider honorablement la situation.
Recourant alors au remarquable talent d'a- mateur qu'il avait acquis malgré la volonté paternelle, il se rendit d'abord à Paris où le succès l'accueillit, habita successivement Nan- tes, Nérac et Lausanne, et jouit comme pro- fesseur aquarelliste d'une grande réputation.
Son bagage artistique : peintures, aquarelles, dessins, lithographies, est brillant et considé- rable. — Je dois citer ici la belle publication suivante :
— Excursion pittoresque dans l'ancien Duché d'Albret , Nérac et quelques-uns de ses environs ; avec 12 croquis dessinés d'après nature et lithographies. — Paris, Rittner et Goupil, 1842, in-f°.
Album devenu très rare, composé de 4 pp. de texte et 12 magnifiques planches d'une exécution remarquable.
Frédérik d'Andiran eut l'honneur d'inaugu- rer la lithographie à deux teintes dans Suisse et Savoie dessinées d'après nature et lithogra- phiées (Paris, Lemercier, 1838, 25 pi. gr. in-f°).
Il fournit de nombreuses planches à divers recueils littéraires ou historiques, notamment au Musée d'Aquitaine et à la Guyenne histo- rique et monumentale.
Le Musée de Nérac possède une superbe aquarelle de cet artiste.
ANDIRAN ( Alexandre-Jules-Mathieu-Fran- çois d'), fils du précédent, né à Paris, le 16 juin 1826, mort à Mulhouse le 22 février 1883.
Ancien secrétaire du Comice Agricole de Nérac et vice-président de la Société d'Encou- ragement à l'Agriculture de Lot-et-Garonne.
Alexandre d'Andiran n'a publié qu'une brochure spéciale :
— Le Phylloxéra et la Vigne Amé- ricaine. — Agen, impr. Quillot, 1882, in-8° de 16 pp.
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Extr. du Progrès Agricole, organe mensuel de la Société d'Encouragement à l'Agriculture.
On trouve encore dans ce même journal un bon Rapport du même auteur sur les Travaux de la Société (n° du 1 mai 1882).
ANDRÉAS CASSIUS. Pseudonyme de M. A. de Bellecombc — V. Cassius (Andréas).
ANDRIEU (Alain-Ferdinand), docteur- médecin, né à Maisonneuve, près Agen, le 22 juillet 1809, mort à Agen le 21 août 1857.
Le docteur Andrieu, petit-fils du docteur Fontfrède (v. ce nom), avait été interne de l'Hôtcl-Dicu et de la Charité de Lyon et pro- fesseur agrégé à la Faculté de Montpellier avant de venir s'établir à Agen, en 1848.
Il fut membre du Jury médical et du Con- seil départemental d'Hygiène, et publia les ouvrages suivants :
— Déterminer la valeur des Prédis- positions morbides pour la connais- sance et le traitement des maladies. — Montpellier, impr. Jean Martel aîné, 1842, in-4° de 97 pp.
Thèse pour l'agrégation, soutenue à Mont- pellier le 9 août 1842.
— Essai sur les Eaux-Bonnes ; Des indications et des contre-indications de leur emploi. — Agen, impr. P. Noubel, 1847, in-8° de 208 pp.
Ouvrage tiré à 400 exempl.
— Des Indications spéciales de l'administration des Eaux-Bonnes.— Agen, ibid., 1847, in-8° de 48 pp,
Tirage à 1,500 exempl.
— Instruction pour le Traitement homœopathique préservatif et cura- tif du Choléra, — Agen, A. Chairou; impr. P. Noubel, 1854, in-8° de 31 pp.
Brochure tirée à 1,000 exempl. et réfutée par le docteur Selsis (V. ce nom).
ANDRIEU (Guillaume-Jules), bibliographe et littérateur, né à Agen le 29 novembre 1839.
Conducteur des Ponts et Chaussées, membre de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen, Officier d'Académie, etc.
Il a publié jusqu'à ce jour :
— Jasmin et son OEuvre. Esquisse littéraire et bibliographique.— Agen
J. Michel et Médan {impr. V. Len- théric), 1881, in-8° de vi-55 pp. Tirage à 305 exempl.
— Origine Agenaise des Concours agricoles. — Agen, impr. Ve Lamy,
1883, grand in-8° de 10 pp.
Extr. tiré à 25 exempl. de la Revue de l'A- genais, t. vm (1883).
— La Censure et la Police des li- vres en France sous Fancien régime.
— Une Saisie de livres à Agen en 1775. — Agen, J. Michel et Médan,
1884, gr. in-8° de 47 pp. Tirage à 105 exempl.
Extr. corrigé de la même revue, t. XI (1884).
— Un Plagiat. — Agen, impr. Ve Lamy, 1884, gr. in-8° de 9 pp.
Article extrait du même recueil (1884) et tiré à 20 exempl. — Edition corrigée.
— Un Châtiment singulier. Notes sur les Mœurs Agenaises d'autrefois.
— Agen, J. Michel et Médan, 1885, gr. in-8° de 19 pp.
Extr. de la même Revue, tiré à 100 exempl.
— Edition corrigée.
— Un Amour d'Henri IV. — Capchi- cot, Légende et Histoire. — Paris, Emile Lechevalier ; Agen, J. Michel et Médan (impr. V* Lamy), 1885, gr. in-8° de 21 pp.
Extr. tiré à 100 exempl. de la Revue de l'Agenais, t. xi (1885.)
— Les Oubliés (Première Série). — Deux Agenais du xvmc siècle. — Agen, J. Michel et Médan {impr. Quillot), 1885, gr. in-8° de 17 pp.
Extr. corrigé de la Revue du Sud-Ouest (1885), tiré à 50 exempl.
— Les Oubliés (Deuxième Série). — Quelques Soldats Agenais du xvii0 au xixc siècle. — Agen, ibid., {impr. Quillot), 1886, gr. in-8° de 46 pp.
Extr. corrigé et complété du même recueil ; même tirage.
— Histoire de l'Imprimerie en Age- nais depuis TOrigine jusqu'à nos jours. — Paris, Alphonse Picard ;
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Agen, J. Michel et Médan {impr. Ve Lamy), 1886, grand in-S0 (sous presse).
Cet ouvrage, en cours de publication dans la Revue ie l'Agenais (Janvier 1886), aura une édition en librairie à 150 exempl., corrigée et complétée. — H a été honoré d'une souscrip- tion du Conseil général de Lot-et-Garonne.
Je citerai en outre :
— A travers les livres.
Série continue d'études d'histoire littéraire et bibliographique, comprenant les littératures grecque, latine, italienne, espagnole et an- glaise, dans la Revue pour Tous, années 1867 et 1868 (Paris, in-8°).
Sous son vrai nom ou sous les pseudonymes de Sujel, Bibliophile Guillaume, etc., l'auteur du présent Répertoire a fourni de nombreux articles littéraires et bibliographiques à divers journaux et revues de la région. — Il a rédigé de 1874 à 1877, le Bulletin bibliographique mensuel de la Revue de l'Agenais, où ont paru aussi les deux études suivantes :
— Bibliographie générale. Classification sys- tématique des connaissances et des œuvres (T. iv, 1877, page 375).
Introduction à une Bibliographie des Jour- naux et Revues de l'Agenais (T. ix, 1882, p. 486).
Ceci est la première forme de la notice Journaux et Revues de la Bibliographie géné- rale de l'Agenais.
ANDRIEU (Hippolyte), poète languedocien, né à Ferran (Aude) le 12 août 1762, mort à Limoux le 27 décembre 1850.
Ancien Directeur des postes, auteur d'une très curieuse pièce adressée à Jasmin :
— Houmatgé à Jasmin, coiffur, pouèto d'Agen, en li enbouyan, en mémo tens, moun appel en berses francésés, que benio d'adressa as mouscaillous de tout païs. — Carcas- sonne, s. d., in-8° de 4 pp.
Pièce très rare.
ANDRIEUX (Mathieu), littérateur, né à Tournon-d'Agenais le 6 avril 1784.
Professeur au Lycée de Toulouse et aux Col- lèges d'Avignon et de Limoges en 1817, puis inspecteur d'Académie à Limoges.
Membre de l'Académie des Sciences, Inscrip- tions et Belles-Lettres de Toulouse, de l'Athé- née de Vaucluse, etc.
On a de lui plusieurs ouvrages estimables :
— Eloge de Biaise Pascal. Discours présenté à FAcadémie des Jeux-Flo- raux en 1813. — Toulouse, impr. Douladoure, 1813, in-8° de 72 pp.
Eloge accompagné d'un Précis sur les Tra- vaux scientifiques de Pascal.
—Discours sur l'étude des Anciens, et particulièrement sur celle de l'Ecriture Sainte. —Limoges, 1821, in-4°.
— Rhétorique Française. Extrait des meilleurs Auteurs anciens et modernes.. — Paris, Brunot-Labbe, 1825, in-8°.
Ouvrage réimprimé en 1837 sous ce nouveau titre :
— Préceptes d'Eloquence extraits des meilleurs Auteurs anciens et modernes et appropriés à l'esprit, aux mœurs et aux usages du xix° siècle. — 2mc éd. entièrement refon- due. — Paris, Didier ; Hachette, 1837 in-8°.
La Biographie des Hommes du jour, par G. Sarrut et B. Saint-Edme indique cet ouvrage sous le titre inexact de Traité élémentaire sur l'Art de parler et d'écrire, et cite, en outre, une Notice biographique sur Pétrarque resté in- connue à Quérard et que je n'ai pas moi-même rencontrée.
ANGÈLE (Madame). — Pseudonyme d'un auteur féminin nomade dont j'ai retrouvé les traces à Toulouse et qui a publié en divers lieux une série de brochures comme la suivante:
— Les Gazouillements d'une Fau- vette.— Agen, impr. P. Noubel, 1874, in-8°de 16 pp.
Cela se compose d'anecdotes et de nouvelles à la main plus ou moins folâtres et affecte les allures d'une revue, avec couverture portant un sommaire.
Plusieurs de ces brochures légères furent, je crois, imprimées à Agen, en 1873 et 1874 ; mais je n'en ai rencontré qu'une seule, datée du 9 avril 1874.
ANGLADE (Eugène), né à...?
Je n'ai pu arriver à reconstituer l'état civil
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de cet auteur qui habita longtemps Paris et fut commissaire de police à Villeneuve-sur-Lot pendant une partie de l'année 1847.
Les Archives de notre région sont muettes à son égard, et la destruction des dossiers de la Sûreté générale en 1871 m'a privé de la meil- leure ressource. Toutefois, certains indices me conduisent à supposer que Eugène Anglade ap- partenait au département de l'Aude.
Il fit imprimer à Agen :
— Coup d'oeil sur la Police, depuis son origine jusqu'à nos jours. — Pa- ris, Martinon (Agen, impr. Quillot), 1847, in-8° de 224 pp.
Tirage à 300 exempl.
Je ne cite que pour mémoire un autre ou- vrage du même auteur, publié tout à fait en dehors de l'Agenais : Etude sur la Police (Paris, impr. Gérard, 1852, in-8°).
Annales de l'Académie Jasmin. — Agen, impr. Quillot, 1882-83, 3broch. in-8° de 47, 56 et 80 pp.
Les trois nos (seuls parus) de ces Annales portent les dates des 15 novembre 1882, 15 février et 15 mai 1883, et reproduisent des pièces de concours ou des compositions dues aux mem- bres de Y Académie dont le secrétaire général était M. Charles Ratier.
Cette publication fut remplacée en 1885 par la Revue du Sud-Ouest. — V. Râper et Revue du Sud-Ouest.
L'Académie Jasmin, société littéraire fondée à Agen en 1882 par un groupe de jeunes poètes, avait pour but principal l'étude de ce dialecte Agenais auquel , n'en déplaise à quelques Provençaux, Jasmin est venu donner un re- gain de gloire et une nouvelle vitalité.
Les statuts de Y Académie Jasmin, approuvés le 7 juillet 1883 par l'autorité administrative, furent imprimés à Agen, chez Quillot, en un cahier in-8° de 8 pp.
Annales du Comice Agricole de Vil- leneuve. Bulletin des Séances et des Travaux du Comice. — Villeneuve- sur-Lot, imp. X. Duteïs, 1856 à 1862, 43 broch. in-8°.
Recueil à pagination continue, formant cha- que année un vol. in-8° de 128 à 176 pp. La périodicité de ce recueil n'avait rien de régu- lier. La première année (1856-57> compte 10
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE DE L' AGENAIS, T. I.
cahiers et 160 pp., mais les suivantes ne se composent que de 4 à 7 cahiers.
Annuaire Agricole des Départements du Bassin de la Garonne. — lr0 Année : 1848. — Recueil de renseignements, indications et notions utiles aux Propriétaires de cette partie de la France, orné de figures dans le texte ; publié avec la collaboration du Pro- fesseur d'Agriculture de Bordeaux, etc., suivi d'une Notice et d'un Ta- bleau sur le système Guenon. — Lot- et-Garonne.— Agen, Bertrand (Péri- gueux, impr. Dupont), 1848, in-18 de 144 pp. et 1 Tableau.
Je ne crois pas que cette série ait été con- tinuée.
Annuaire Almanach (Grand) illus- tré. — Département de Lot-et-Ga- ronne (1879).— Agen, Crouzet (Paris impr. Ghaix), 1879, in-8° de 92 pp. avec grav.
Annuaire Almanach (Grand) illustré pour toute la France et le Lot-et-Ga- ronne (1880). — Agen, ibid., 1880, in-8° de 96 pp.
Publication de peu d'importance locale. Ce fut le résultat d'une entreprise de librairie pour toute la France. On se bornait à imprimer pour chaque département une couverture et un titre spéciaux, en modifiant à peine quelques élé- ments du texte.
Annuaire de Lot-et-Garonne (Grand). Agen, impr. Bonnet et Fils, 1881-86, 6 vol. in-16.
Série de vol. annuels de plus de 480 pp. dont les éléments présentent un réel intérêt.
Annuaire du Cultivateur pour la troisième année de la République, présenté le 30 Pluviôse de l'an II à la Convention Nationale, qui en a décrété l'impression pour servir aux Ecoles de la République. — Agen, de l'Impr. du Département, an III, in-18 de 408 pp.
Ouvrage dû à Romme, Parmentier, Desfon- taines, Lamark, Daubenton, etc.
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Annuaire ou Calendrier du Départe- ment de Lot-et-Garonne. — Agen, impr. Ve Noubel et Fils aîné; Raymond Noubel ; Prosper Noubel ; Fernancl Lamy ; Ye Lamy, 1792-1886, 91 ou 96 vol. in-18 et pet. in-12.
Les deux premières années de cet Annuaire (1792-1793) portent le titre de Calendrier National du Département de Lot-et-Garonne, et la troisième (1794), celui de : Annuaire ou Calendrier National pour le Dép1..., modifié encore en l'an VIII : Annuaire Républicain, ou Calend. du Dèpx... A partir de l'an X, ce titre devient: Annuaire ou Calend. du Dépx... C'est seulement depuis 1880 qu'il. est ainsi réduit:
Annuaire du Département de Lot-et-Ga- ronne.
Je n'ai jamais rencontré les éditions relati- ves aux années 1795 à 1800. Je n'oserais pas affirmer cependant qu'elles n'ont pas existé, et tout me porte à supposer, au contraire, que la série ne fut jamais interrompue depuis l'ori- gine.
V. mon Histoire de l'Imprimerie enAgenais, chap. iv.
La collection des Annuaires du DépK de Lot- et-Garonne offre aujourd'hui un intérêt consi- dérable pour l'histoire locale ; c'est une mine inépuisable de renseignements de toute sorte qu'on ne saurait trouver ailleurs.
Le premier vol., celui de 1792, contient un Essai chronologique sur l'Histoire du Départe- ment de Lot-et-Garonne, de 32 pp., générale- ment attribué à Labrunie, mais ayant, je crois, Proche pour auteur (V. ces noms). — V. aussi Calendrier.
A Notre-Dame de Gontaud, un de ses
Enfants. — Marmande, impr. Avit Duberort, 1884, in-8° de 16 pp.
Espèce de poème religieux, à versification un peu fantaisiste et fourmillant de fautes pro- sodiques. — Il est précédé d'une Notice sur la reconstruction partielle de l'Eglise paroissiale de Notre-Dame de Gontaud, datée de Gontaud, 16 janvier 1884.
Cette notice fort étrange forme 3 ff. limin. n. chiff. ; elle est munie d'un titre spécial.
L'introduction môme est riméc. — Elle fournit une caractéristique exacte de l'œuvre. La voici :
« Quoique mes faibles vers soient simple tra- duction De récits légendaires connus par tradition (sic)
Et redits parmi nous, J'ose ! ravi d'ouïr ce concert de louanges, Redire un chant d'amour à la Reine des Anges Que nos cœurs aiment tous.
« Un entant de Marie ». L'auteur de ce poème, M. Joseph-Charles Limau, est né à Gontaud le 19 février 1822.
ANTEROCHE (Alexandre-César d'), évo- que de Condom, né à S'-Flour en 1721, mort à Londres en 1792.
D'abord chanoine de Brioude, puis vicaire général de Cambrai, Alex. -César d'Anteroche fut nommé à l'évèché de Condom en 1663, en remplacement d'Etienne-Charles de Loménie, transféré à Toulouse.
Il fut député par le clergé delà sénéchaussée de Nérac aux Etats Généraux de 1789 et se réfugia ensuite en Angleterre.
Je citerai de ce prélat :
— Lettre Pastorale de M. l'Evêque de Condom au Clergé séculier et ré- gulier et aux Fidèles de son Diocèse. — 5. I. n. d. (1791), in-8° de 19 pp.
Curieuse pièce datée du 12 mai 1791 et di- rigée contre l'usurpation des évêques consti- tutionnels de Condom et d'Agen, Barthe et André Constant. M9r de Condom défend à ceux-ci toutes fonctions épiscopales, sous peine de crime et de profanation .
Anti Joseph (l'), ou bien plaisant et fidelle narré d'un ministre de la Religion prétendue, vendu publique- ment à Clerac ville d'Agenois, ayant esté enfermé dans un coffre par une honeste Dame de ladicte ville, à la- quelle il faisoit l'amour. — Suivant la copie imprimée à Agen, 1615, pet. in-8° de 16 pp.
Curieuse et célèbre facétie très rare dont on connaît plusieurs éditions.
Celle de 1615 a dû être imprimée par Poma- ret. — V. imprimerie.
Une réimpression de 1617 porte ce titre un peu différent :
— Discours très facétieux et véri- table d'un ministre de Clayrat en Agenois, lequel estant amoureux de
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la femrao d'un notaire, fut enfermé dans un coffre et vendu a l'inquant à la place dudit Cleyrat. — Jouxte la copie imprimée à Tolose, par la veuve Colomiès, 1619, pet. in-8° de 15 pp.
En 1876, un bibliophile bordelais a donné de cette facétie une réimpression textuelle-, avec le titre de départ modernisé de l'éd. de 1615 :
L'Anti-Joseph, ou bien plaisant et fidèle narré d'un Ministre de la Reli- gion prétendue,vendu publiquement dans un coffre pour cause de sa lu- bricité. — Réimpression textuelle de Tédition de 1615, avec Notice bi- bliographique, par L. B. de F. (L. Bordes de Fortage). — Bordeaux, Charles Le febvre(impr .Gounouilhou), 1876, pet. in-8° de vm-20 pp., pap. de Holl.
Appel (i/) au Peuple. Journal de la Démocratie conservatrice. Politique, littéraire et commercial, paraissant tous les jours, excepté le Dimanche.
— Agen, impr. V. Lenthéric, 1876, 10 n08 in-f° de 4 pp.
Journal de circonstance, créé en vue des élections sénatoriales du 30 janvier 1876, et qui n'eut, je crois, que 10 nos.
Directeur-Gérant : Pierre Besse.
Appel d'un Agenais. — Agen, impr. Quillot, 1846, in-8°.
Brochure anonyme que j'attribuerais volon- tiers à l'abbé Lachazette (V. ce nom).
AQUITAINE (Edouard d'). — Pseudonyme employé par M. Edouard Descola, de Clairac.
— V. Descola.
ARBANÈRE (Etienne-Gabriel), historien et littérateur, né à Cette (Hérault) le 6 juin 1784, mort àTonneins le 8 mars 1858.
Il était membre correspondant de l'Institut, membre de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen, Chevalier de la Légion d'hon- neur, etc.
Brillant élève de Sorrèze, Arbanère, à la fin de ses études, entreprit de longs et fructueux voyages à travers l'Europe, et les circonstances en firent un Agenais d'adoption.
En 1821, il devint adjoint au maire de Ton- neins, M. de Romefort, à qui il succéda en 1824. Lorsqu'il résigna ses fonctions, en 1831, il avait déjà rendu à cette ville de nombreux services.
Débarrassé de toute préoccupation adminis- trative, il se donna tout entier aux travaux his- toriques et littéraires, et produisit divers ouvrages dont le succès fut considérable.
Bien qu'il n'appartienne pas à notre pays par la naissance et qu'il n'ait fait imprimer à Agen que son premier livre, j'ai cru devoir considérer Arbanère comme un véritable com- patriote.
Voici donc l'énumération complète de ses œuvres :
— Epîtres. — Agen, impr. Noubel, 1818, in-8* de 77 pp.
— Tableau des Pyrénées Fran- çaises, contenant une Description complète de cette chaîne de Monta- gnes et de ses principales vallées depuis la Méditerranée jusqu'à l'Océan; accompagné d'Observations sur les caractères, les mœurs et les idiomes des Peuples des Pyrénées, sur l'origine et les usages des Bas- ques, sur les propriétés particulières des sources minérales, etc. — Paris, Treutel et Wurtz, 1828, 2 vol. in-8°.
— Analyse de l'Histoire Asiatique et de l'Histoire Grecque. — Paris, Arthus Bertrand (Impr. Royale), 1836, 2 vol in-8°.
Ouvrage imprimé aux frais de l'Etat.
— Vellina ou les Scènes et l'Esprit des Salons. — Paris, Arthus Ber- trand, 1836, 2 vol in-8°.
— Les Chants du Printemps. — Paris, Arthus Bertrand, Delaunay, etc., 1836, in-8° de 258 pp.
— Analyse de l'Histoire Romaine. — Paris, Didot (Impr. Royale), 1840, 4 vol in-8° .
Cet ouvrage, comme l'Histoire Asiatique et Grecque, fut imprimé aux frais de l'Etat.
— Etudes sur l'Histoire universelle. 3e Partie : Moyen âge et Temps rao-
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dernes. — Paris, Didot, 1846, 2 vol. in-8°.
Didot fit réimprimer en même temps les deux premières œuvres historiques avec un titre similaire :
Etudes sur l'Histoire universelle. lre Partie : Asie et Grèce (2 vol.) ; 2° Partie : Rome (4 vol.).
L'ensemble forme une série de 8 vol. in-8° (Paris, 1846).
En 1860 , le libraire Delahays fit tirer de nouvelles couvertures en son nom pour les publications historiques de 1840 et 1846.
Je dois citer encore du même auteur :
— Veillées des Familles. — Paris, 2 vol. in-8°.
En collaboration avec Charles Nodier.
Une petite notice sur Arbanère se trouve dans le Compte rendu des Travaux de la So- ciété des Sciences, Lettres et Arts d'Agen pour l'année 1858-59 (Recueil de la Société, t. ix, lre série). — V. aussi la Biographie des Hom- mes du jour, par Sarrut et S'-Edme, t. in.
Archiconfrérie de Notre-Dame de l'Assomption, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, canoniquement érigée dans l'Eglise de Notre-Dame de Bon-Encontre, diocèse d'Agen. — Agen, imp. P. Noubel, 1868, in-32 de 22 pp.
Archives. — V. Inventaire sommaire. Je citerai en passant, sur les Archives en général, deux volumes intéressants :
— Les Archives de la France, par Henri Bordier (Paris, Dumoulin, 1854, in-8°).
— Les Archives de la France; leurs vicissi- tudes pendant la Révolution, etc. par M. de Laborde (Paris, Ve Renouard, 1867, in-12).
Archives Historiques de la Gasco- gne. — Publication qui ne date que de quel- ques années , mais offre déjà une réelle valeur. — Cela se compose de fascicules gr. in-8°, formant chacun un travail spécial et complet, et devant représenter chaque année un vol. de cinq à six cents pages.
Le 1er fascicule, paru en août 1883,a pour titre : — Documents inédits sur la Fronde en Gascogne (202 pp.). Il est dû à M. /. de Carsa- lade du Pont (V. ce nom).
Depuis lors et jusqu'à ce jour d'autres fasci- cules ont suivi :
— Documents inédits relatifs à la chute de la Maison d'Armagnac-Fezenzeguet et à la mort du comte de Pardiac, par Paul Durieu (1884).
— Voyage à Jérusalem de Philippe de Voisins, par Tamisey de Larroque(\. ce nom).
— Les Huguenots en Bigarre. Documents inédits, par C. Durier, annotés par M. de Car- salade (1884).
— Chartes de Coutumes inédites de la Gas- cogne Toulousaine, par Ed. Cabiê (V. ce nom).
— Les Huguenots dans le Bèarn et la Na- varre. Documents inédits, par A. Communay (1885).
— Les Frères Prêcheurs en Gascogne au xme et au xive siècle (Extr. des mss. de Ber- nard Guidonis), par M. l'abbé Douais (V. ce nom). — 2 vol.
— Archives de la Ville de Lectoure. Coutu- mes, statuts et records du xme au xvie siècle. Documents inédits, par P. Druilhet 'v1885).
Etc., etc.
La nouvelle Société des Archives historiques de la Gascogne compte parmi ses membres un grand nombre d'érudits de nos contrées.
L'Agenais trouvera largement son compte dans une aussi fructueuse entreprise
Archives Historiques du Départe- ment de la Gironde. — Paris, Aubry ;
Bordeaux, Gounouilhou ; Lefebvre, 1851-81, 21 vol. in-4°.
Ce très précieux recueil ne saurait nous laisser indifférents, car il contient une foule de documents du plus haut intérêt pour notre région.
On sait, en effet, que les Archives des Jus- tices seigneuriales de l'Agenals furent centra- lisées à Bordeaux où elles se trouvent réunies au fonds du parlement de cette ville.
Archives Municipales d'Agen. —
Chartes. Première série : 1189-1328. Publiées aux frais du Conseil Géné- ral de Lot-et-Garonne, par MM. Adol- phe Magen et Georges Tholin. — Villeneuve-sur-Lot, imp. X. Duteis, 1876, petit in-4° de xvm-355 pp.
Publication précieuse dont la continuation serait bien désirable.
V. Inventaire sommaire.
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Archives Municipales de Bordeaux. — Bordeaux, impr. G. Gounouilhou, 1867-83, 5 vol. in-4°, pap. de Holl.
Encore une publication étrangère à l'Age- nais, mais dont celui-ci peut largement profi- ter.
ARGENTON (Henri), chanoine de S*- Caprais d'Agen, né dans cette ville le 6 février 1723, mort au même lieu le 14 juin 1780.
Fils d'un chirurgien agenais dont le bisaïeul avait été chirurgien du duc d'Epernon, Henri Argenton entra en 1744 à l'évêché d'Agen comme pro-secrétaire de M. de Chabannes et devint secrétaire en titre en 1749. Après trente ans d'exercice sous MM. de Chabannes et de Bonnac, il fut nommé chanoine de St-Caprais.
Il s'occupa avec ardeur de recherches et d'études historiques locales, et réunit sur le passé de son pays des matériaux nombreux qu'il n'eut pas le temps de mettre en œuvre. Il laissa des Mémoires Chronologiques pour servir à l'Histoire de l'Eglise et des Evêques d'Agen, des Dissertations sur plusieurs points de l'Histoire de l' Agenais, et un Recueil de Preuves ou pièces justificatives d'une grande importance.
Argenton légua ses papiers à Joseph Labru- nie, ancien curé de Monbran. Ce dernier les a revus, commentés, parfois complétés, et a rédigé les textes connus de ces mss. — V. Làbrunie.
Le même chanoine avait aussi préparé un Bréviaire et un Propre des Saints d'Agen restés inédits. — V. Bréviaires.
Arithmétique (Traité d'). d'Arithmétique.
V. Traité
Arithmétique et Métrologie élémen- taires, terminées 1' par des Notions de Géodésie et de Stéréométrie ; 2° par une Concordance des Calen- driers Grégorien et Républicain ; 3° par des Tableaux de réduction des mesures anciennes de chaque chef- lieu de canton du département du Lot et de plusieurs lieux importants ou limitrophes. — Agen, impr, P. Noubel, 1837, in-8° de 120 pp. et 1 pi.
L'auteur de cet ouvrage non signé est un instituteur public du département du Lot
nommé Combelles, ancien professeur de Sor- rèze.
ARLAN DE LAMOTHE (Jean-Bernard - Philippe-Auguste d'), théologien, né à Tour- non-d'Agenais le 13 septembre 1807, mort le 28 mai 1880.
Ordonné prêtre en décembre 1831, l'abbé d'Arlan de Lamothe fut nommé alors vicaire de la paroisse St-Hilaire d'Agen, puis desser- vant de La Sauvetat-du-Drot en 1834.
Curé de Bouglon le 1er octobre 1841, il passa en 1870 à l'aumônerie de l'Hospice et des Prisons d'Agen.
On lui doit un important ouvrage dogma- tique :
— Cours de Théologie, ou Explica- tion de la Doctrine Catholique en forme de Catéchisme; Commande- ments, Symbole, Morale, Sacrements. — Paris, Sarlit, 1866-75, 5 vol. in-8°.
Armoriai des Villes de France. Lot- et-Garonne. — Paris, Ed. Prévôt, s. d. (1882), album in-4° de 11 pi. color., avec texte explicatif.
Travail préparé par les soins de Ed. Prévôt, libraire, directeur de l'Agence numismatique. La série se compose d'un atlas par département. Les blasons sont dessinés et coloriés à la main, dans des cartouches gravés sur papier Bla- con.
Notre Bibliothèque Départementale possède un exemplaire de Y Armoriai du Lot-et-Ga- ronne.
ARMAND (Thomas-Prior), poète et hagio- graphe, né à Gontaud le 10 août 1810, mort à Paris en 1871, pendant le siège.
Il était attaché aux bureaux de l'Inspection Académique de Paris et a publié le livre sui- vant :
— Histoire de Saint Rémi, précé- dée d'une Introduction et suivie d'un Aperçu historique sur la ville et Téglise de Reims. — Paris et Lyon, Périsse Frères, 1846, in-8° de x-440 pp.
Dans ses délicieux Souvenirs (Mous Soube- nis), Jasmin a parlé des poésies de Prior Ar- mand, qu'il nomme dans une note. (V. la p. 101 de l'éd. populaire des Papillotes.)
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ARNALDY (L'Abbé P.). — Pseudonyme employé par l'ex-abbé Lissandre. — (V. ce nom.)
ARNAUD (S...), né à Agen vers 1820. Auteur d'une brochure très peu commune : — De l'Utilité des transports de terre en Agriculture.— Procédé pour la construction de Tombereaux à l'aide desquels un seul homme peut bêcher et charger jusqu'à cent mètres cubes de terre par jour, etc.
— Agen, impr. P. Noubel, 1865, in-8° de 15 pp.
Arrest de la Cour de Parlment (sic) (de Bordeaux) , par lequel est or- donné que tous ceux qui cy après feront cession de biens, porteront un bonet vert, et ce à peine du fouet.
— Agen, par A. Pomaret, tiré sur la coppie impr. à Bourdeaus par Si- mon Millanges, 1610, in-8° de 8 pp. n. chiff.
Pièce très rare. — Biblioth. Départementale.
Arrest de la Cour de Parlement de Bourdeaus, portant Règlement contre les Esleus de la nouvelle Election d'Agenois,ou les Tailles sont réelles ; donné à la poursuite des sieurs Con- sulz de la Ville d'Agen et des sieurs de Rastier et de Verduc, Députez dudit Pays d'Agenois. Extr. des Re- gistres du Parlement. — Agen, par R. Fumaderes, 1624, in-4° de 35 pp.
Un exempl. de cet Arrêt se trouve aux Ar- chives Communales d'Agen (CC. 167).
Arrest de la Cour de Parlement por- tant Confirmation d'une Sentence de condamnation à perpétuité contre un Curé, pour avoir contrevenu aux formes prescrites par l'Eglise dans l'impartition des bénédictions nup- tiales aux nouveaux convertis. — Bordeaux, 1715, in-4°.
Sentence prononcée contre Pierre Bour- dallié, curé de Dominipech, aujourd'hui com- mune de Sl-Salvy, canton de Port-Sle-Marie.
Arrest de Vérification des Ordon- nances du Roy très Ghrestien Louis XIII, Roy de France et de Navarre. Donné par la Cour de Parlement de Navarre, séant à Pau, Chambres as- semblées, le 23 Février 1630. — Par commandement de la Cour, imprimé à Agen, par J. et G. de Laplace, Marchands libraires à Pau, 1633, in- 8° de 8 pp.
Pièce signalée par M. Louis Lacaze dans Les Imprimeurs et les Libraires en Bèarn (1652 1883). (Pau, 1884, gr. in-8°, pap. deHoll.,flg.)
Jean de Laplace, natif d'Orléans et libraire à Agen de 1624 à 1648 ou 1650, ne fut jamais imprimeur. — Il vint chez nous vers 1615, fut commis de Pierre Barilhard (V. ce nom) jusqu'à la mort de celui-ci, en 1619, puis alla s'établir un moment à Condom, d'où il ramena un apprenti, Pierre Desbarats.
Jean de Laplace était alors avec son frère Guillaume, qui dut le quitter vers 1625 pour aller ouvrir boutique à Pau où sa présence est constatée par M. Lacaze dès 1627.
Pierre Desbarats épousa à Agen, vers 1630, Madeleine Alart, fille d'une demoiselle de La- place et probablement nièce des libraires, et ne tarda guère sans doute à aller rejoindre Guillaume à Pau. Il y était libraire en 1638 et imprimeur en 1651.
Je conteste l'impression agenaise de l 'Ar- rest de Vérification de 1633. — M. Lacaze croit reconnaître les caractères de l'atelier de Lescar, près Pau, que Guillaume de Laplace allait précisément acheter à Saride. Là doit être la vérité.
A la rigueur, on pourrait aussi supposer une coquille ; admettre que par doit être lu pour. Cette hypothèse serait même, semble-t-il, assez rationnelle. — Il est regrettable que la pla- quette ne porte pas de privilège.
V. mon Histoire de l'Imprimerie en Amenais, chap. m.
Arrest du Conseil d'Estat du Roy in- tervenu sur les Contestations for- mées par quelques Réguliers du Diocèse d'Agen, tant au sujet de la Prédication de la Parole de Dieu, que de l'Administration du Sacrement de
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Pénitence (Du 4° jour de Mars 1669), — Paris, Antoine Vitré, 1669, in-4° de 73 pp.
Pour arriver à la suppression des graves abus qui se produisaient, Claude Joly, dès sa prise de possession du siège épiscopal d'Agen, entreprit de nombreuses réformes. Un mande- ment du 6 mai 1666 vint imposer notamment aux prêtres et aux religieux du diocèse l'obli- gation de se pourvoir d'une autorisation nou- velle pour continuer à administrer le sacre- ment de Pénitence.
Les religieux atteints soulevèrent un conflit dont l'Arrêt ci-dessus , rendu en faveur du prélat, fut le dernier mot.
Ce différend donna lieu aune foule d'écrits. M. Tamisey de Larroque signale, dans ses Do- cuments inédits, un volume du Fonds français, n° 11635, qui réunit un certain nombre de ces pièces sous le titre de Religieux du diocèse d'Agen, et où se trouvent, entr'autres, les deux imprimés suivants :
— Lettre des Evesques qui se sont trouvés à Paris assemblés par permission du Roy ex~ traordinairement, pour accompagner l'Arrest du Conseil en faveur de l'Evesque d'Agen. (Pièce signée : Louis-Henry de Gondrin, Ar- chevesque de Sens, Président.)
— Lettre des Agents Généraux du Clergé de France (31 mars 1669). V. Joly et Launoy.
Ârrest du Conseil d'Est at du Roy,
par lequel Sa Majesté commande aux Jurats et Consulz de toutes les Villes de son Royaume de recevoir avec leurs robbes, chaperons et livrées consulaires, les Seigneurs Archevesques et Kvesques aux en- trées qu'ils feront dans lesdites Vil- les. — Paris, Antoine Vitré, 1658, in-12 de 8 pp.
Arrêt relatif aux villes de Penne et de La Réole.
Arrest du Conseil d'Estat, portant Revocation de la Déclaration du Mois de Janvier 1655, qui attribuoit les causes des Habitans d'Auvilar en première instance au Séneschal d'Agen, et par Appel au Parlement de Guyenne. Registre au Parlement
de Tolose, le 26 Octobre 1680. — A Tolose, par Jean Boude, 1680, pet. in-4° de 7 pp.
Le Sénéchalat de Lectoure est substitué à celui d'Agen, et le Parlement de Toulouse à celui de Bordeaux.
Arrêt du Parlement de Bordeaux du
18 août 1762, concernant une Mis- sion fondée à Glerac, Diocèse d'Agen, et que les Jésuites desservoient. — Bordeaux, 1762, in-12.
Cet arrêt substitua les capucins aux jésuites .
Arrêt du Parlement de Bordeaux du 3 septembre 1762, au sujet du Col- lège d'Agen donné aux Dominicains. — Bordeaux, 1762, in-4°; Paris, ibid., in-12.
Arrêt du Parlement de Bordeaux du 22 Décembre 1762 qui homologue le Traité passé le 18 septembre par les différents Corps de la ville d'Agen avec les Dominicains pour le Collège de cette ville, etc. — Bordeaux, 1762, in-4°; Paris, ibid., in-12.
Ce traité ne reçut pas d'exécution.
Arrêt du Parlement du 28 Juillet 1769 pour Messire Jean-Marie Dorlan de Polignac , Vicaire-Général du Diocèse de Metz, Prieur, Seigneur de Layrac et autres lieux, concernant les Droits honorifiques de la haute Justice, le paiement et perception de la Dîme (28 Juillet 1769). — Agen, impr. Jean Noubel, s. d. (1769), in-4° de 4 pp.
Pièce extrêmement rare dont je n'ai ren- contré qu'un seul exemplaire, appartenant à la collection de M. Oscar de Laroche.
Arrêt rendu par la Cour d'Assises de Lot-et-Garonne, séant à Agen, le 14 Juin 1835, qui condamne le sieur Do- natien Miquel, convaincu du crime de parricide, à la peine de mort, et à être exécuté sur une des places publiques de la ville d'Agen, conduit au lieu du supplice la tête couverte
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d'un voile noir. — S.l. n. d. (Agen, impr. P. Noubel, 1835), in-8° de 8 pp.
À la fin de cette pièce se trouve une Com- plainte sur l'air de Joseph vendu par ses Frè- res.
Cette affaire criminelle est restée célèbre à Agen.
Arrêts du Conseil d'Etat du Roy qui déchargent le Pays de Bruilhois, la Ville et Vicomte d'Auvillar de la Traite Foraine , comm'étant de la Province de Guyenne. — Des 3 Dé- cembre 1609 et 28 Octobre 1727. — A Agen, de l'impr. de Feu Timothée Gayau, Libr.-Impr. du Roy et du Pays Agenois, 1728, in-4° de 12 pp.
Très rare. Collection Oscar de Laroche.
La forme singulière de cette signature de l'imprimerie Gayau se retrouve sur toutes les impressions venues entre 1727, époque de la mort de Timothée Gayau, et 1731, date de la prise de possession régulière de son fils Raymond.
V. Y Histoire de l'Imprimerie en Agenals, Chap. iv.
Arrêté de l'Administration du Dé- partement de Lot-et-Garonne, relatif à l'Instruction publique et à l'Eta- blissement des Ecoles primaires. — Séance du 28 Nivôse an iv. — Agen, de l'impr. du Département, an iv, in-8° de 7 pp.
Pièce signée : J. Crébessac, Président, et Diché, Secrétaire en chef.
Arrêté pris par le Régiment Patrioti- que de la Ville d'Agen, sur le délibéré de la Compagnie n° 1 du même Ré- giment. — Agen, impr. Ve Noubel, 1790, in-8° de 3 pp.
Résolution prise par le Régiment Patriotique de faire un accueil chaleureux aux détache- ments de Champagne infanterie et Royal-Po- logne cavalerie qui venaient tenir garnison à Agen.
Le duc d'Aiguillon, colonel du Régiment de Royal-Pologne, était aussi commandant du Régiment Patriotique d'Agen dont Sarrazin de Rellecombe était colonel et Daurée de Prades lieutenant-colonel.
Archives Départementales.
Arrêté de Messieurs les Représen- tants de la Commune de la Ville d'A- gen, concernant la convocation des Assemblées pour la formation des Municipalités, du 7 février 1790. — Suivi de la Liste par ordre alphabé- tique des Noms et par ordre des Paroisses des Citoyens éligibles de la Ville et Banlieue d'Agen. — Agen, impr, Ve Noubel, s. d. (1790), in-8° de 19 pp.
Archives Départementales.
Arrêté du Comité des Représentants de la Commune d'Agen, concernant les Droits, Pouvoirs et Fonctions de l'Administration et de la Juridiction Municipales. — Du 27 Octobre 1789. — Agen , impr. Ve Noubel, s. d. (1789), in-8° de 8 pp.
Pièce collationnée et certifiée par Bory, Président , Vidalot du "Sirat et S^-Philip, Se- crétaires.
Archiv. Départementales.
Je pourrais multiplier à l'infini les mentions de cette nature. En me bornant ici à quelques- unes des plus intéressantes, je renvoie le lec- teur aux mots Décisions, Délibérations, etc., et surtout à l'article Actes officiels.
ARREZE (André d'). — Pseudonyme de M. Victor de Langsdorff. — (V. ce nom).
ARRIET (Charles). — Pseudonyme ana- grammatique employé par M. Charles Ratier (V. ce nom).
ARTHAUD (Jules), médecin et littérateur, né à Tonneins le 7 juin 1802, mort au même lieu le 16 août 1859.
Médecin de l'Hôtel-Dieu de Bordeaux et pré- sident de la Société de Médecine de la même ville, le docteur Arthaud était un esprit dis- tingué dont les productions obtinrent un suc- cès mérité. Il fonda et dirigea à Bordeaux la Bévue de la Gironde, charmant recueil lit- téraire qui a laissé d'excellents souvenirs.
Ses publications en librairie sont les sui- vantes :
De la Valeur hygiénique que l'on doit attribuer à. la présence ou à l'absence de certaines substances
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salines dans les eaux potables. — Bordeaux, impr. H. Gazay, 1838, in-8° de 20 pp.
Conférence faite le 26 février 1838 à la Société Royale de Médecine de Bordeaux.
Extr. du Recueil des Travaux de cette So- ciété.
— Rapport fait à la Société Royale de Médecine de Bordeaux sur un Fœtus monstrueux du genre Ageno- some, famille des Gelasomiens. — S. I. n. d. [Bordeaux, 1839), in-8° de 14 pp.
— Rapport fait à la Société Royale de Médecine sur les qualités de l'eau provenant de la source récemment découverte par M. P. Vignes, à l'ex- trémité de la rue Busquet, quartier Sl-Seurin. — Bordeaux, impr. Henry Faye, 1845, in-8° de 23 pp.
— De l'Isolement des Chevaux dans les écuries, considéré comme Tunique moyen d'arrêter sûrement et promptement la contagion de la morve dans la Cavalerie française. — Paris, impr. Bourgogne et Marti- net, 1845, in-8» de 26 pp.
Extr. du Spectateur Militaire, août 1845.
— Des Tendances anti-sociales de l'Anthropologie moderne. — Bor- deaux impr. H. Faye, 1847, in-8° de 81pp.
Discours prononcé à l'ouverture de la séance publique de l'Académie de Médecine de Bordeaux, le 25 décembre 1847.
— Recherche sur la nature de la Manne dont les Israélites furent nourris dans le désert. — Bordeaux, P. Chaumas, 1852, in-8° de 20 pp.
Brochure très rare, extr. des Actes del'Acad. des Se, Belles-lettres et Arts de Bordeaux, année 1850, 4e trimestre.
Le titre de départ est un peu différent : Etude sur une Cryptogame du genre Tuber recueillie en 1845 aux environs de Sey-di-Cau, à l'Est de Kutaya, dans l'Asie-Mineure, et par occasion Recherches, etc.
— De la Vigne et de ses Produits.
— Bordeaux, H. Muller ; Paris, V* Bouchard-Huzard, 1858, in- 8° de xn- 364 pp.
Ouvrage remarquable.
Plusieurs Biographies font naître le docteur Arthaud à Bordeaux.
Articles de la Conférence tenue à Nérac, en Febvrier 1579. — Avec Permission, s. I. 1579, pet. in-8° de 38 pp.
V. ci-après : Articles résolus, etc.
Articles Organiques de la Conven- tion conclue entre le Gouvernement Français et Sa Sainteté Pie VII. — Agen, impr. R. Noubel, s. d. (1802), in-8° de 8 pp.
Extr. du Journal officiel.
Articles résolus et accordez à Nérac,
en la Conférence de la Royne Mère du Roy assistée des Princes et au- cuns Seigneurs du Conseil privé du Roy : avec le Roy de Navarre, aussi assisté d'aucuns Sieurs et Gentils- hommes, et des députez de ceux de la Religion prétendue Reformée. — Paris, 1579, in-8°.
Autres éditions : Lyon, par Michel Jove et Jean Pillehotte, 1579, pet. in-4<> de 15 ff. chif- frés au recto, plus un Extr. du Privilège du Roy; — Paris, Frédéric Morel, 1581, pet. in-8<> de 31 pp.
V. aussi : Edict du Roy sur la Pacification, etc.
Articles Traictez et accordez en la
Conférence de l'un et l'autre Party, teneue à Milly, sur l'interprétation et exécution d'aucuns articles de la Trêve (10 septembre). — Agen, après la copie imprimée à Paris par F. Morel, 1593, très pet. in-4° de 8 pp. Ecusson sur le titre.
Plaquette dont on connaît une autre impres- sion de Tours, de la même année. Un exempl. se trouve à la Biblioth. Nation., dans un re- cueil factice de pièces relatives à la Ligue, relié aux armes du cardinal de Bourbon.
In fine de l'impression agenaise et en petit texte, on trouve cette formule de publication,
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ASS
après la signature d'Emmanuel de Savoye : « Leu publié et registre, ce requérant le Pro- cureur du Roy en la présente Seneschaussée, assistans les Consuls de la ville d'Agen, etc. Faict à Agen, en l'audience, le quatriesme Nobembre mil cinq cens quatre vingtz treze ».
ARZAG (Guillaume-Henri-Charles, vicomte de Goyon d'). V. Goyon d'Arzac.
Asile pour les Jeunes Orphelines Protestantes, fondé à Nérac, reconnu par l'Etat comme Etablissement d'uti- lité publique par décret du 9 novem- bre 1874. — Nérac, impr. J. Bouchet et L. Durey, 1850-80, 31 broch. in-8°.
Rapports annuels publiés depuis 1850.
Cet Asile fut fondé en 1847. Les Statuts ont été réimprimés à Nérac en 1874 (L. Durey, in- 18 de 12 pp.).
Aspic (i/). Journal littéraire hebdo- madaire. — Marmande, impr. Pélou- sin, 1843-44, petit in-f° de 4 pp.
Ce journal, fondé et rédigé par l'abbé Dorgan (V. ce nom), l'auteur de Y Histoire des Landes, resta presque sans abonnés et mourut promp- tement d'anémie. Il a si peu laissé de traces que toutes mes recherches pour en retrouver quelque n° sont restées vaines.
Il n'y a pas lieu sans doute d'en éprouver un grand dépit.
Le titre d'Aspic fut évidemment emprunté par l'abbé Dorgan au célèbre Jérôme Paturot de Louis Reybaud, qui alors venait de paraître.
ASPREMONT (Catherine de La Moyssie, Dame d'), femme poète du xvie siècle.
Dans les Œuvres Chrestiennes du poète agenais Anthoine de La Pujade (V. ce nom), on trouve une curieuse pièce sous ce titre :
Stances d' Anthoine La Pujade sur les Œu- vres Chrestiennes de Damoiselle Catherine de La Moyssie, veufve du feu sieur d'Aspremont.
Qui était cette dame, et que sont devenues ces Œuvres Chrestiennes dont La Pujade parle avec de pompeux éloges ?
Ces œuvres-là, comme bien d'autres, hélas ! sont probablement à jamais perdues.
Tout ce que nous apprend le poète, c'est que Catherine d'Aspremont était Agenaise. — Le nom des d'Aspremont d'Agenais, qui furent
seigneurs de Roquecor, se rencontre assez fréquemment dans nos Archives.
L'unique production aujourd'hui connue de cette muse du xvi« siècle est un sonnet qui figure parmi les pièces liminaires du volume cité de La Pujade, sonnet plein de caractère et de sentiment, dont la facture me paraît faire quelque honte à bien des pages du recueil.
Assassinat (l') du sieur de Boisse Pardaillan, Gouverneur de Monheurt, avec la prise de cette ville rebelle. — Bourdeaus, par Simon Millanges, 1622, in-8° de 19 pp.
Curieuse plaquette. Cette édition, la plus rare, a été reproduite et annotée dans les Plaquettes Gontaudaises de M. Tamisey de Larroque (V. ce nom).
Autre édition de même date :
— L'Assassinat du sieur de Boisse Pardaillan, Gouverneur deMonheurt, avec la Prise de cette ville rebelle ; ensemble la deffaicte de dix Navires Rochelois par M** de Guise. — Lyon, Claude Armand, dict Alphonse, 1622, in-8(i de 16 pp.
Ce récit a été aussi reproduit in-extenso par Claude Malingre , et M. Tamisey de Larro- que en signale un abrégé dans le tome vu du Mercure François (Paris, Risler, 1622, in-8°).
Association Amicale des Anciens Barbistes. Section d'Agen. — Premier Banquet 1880. — Compte-rendu. — 5. I. n. d. (Agen, imp. Ve Lamy, 1880), in-8° de 8 pp.— Pourles années suiv. : Agen, impr. V. Lenthéric, in-8°.
Association Amicale des Anciens Elèves du Collège et du Lycée d'Agen. — Annuaires. — Agen, impr. V. Lenthéric, 1880-82 ; impr. Ve Lamy, 1883-85, 6 broch. in-8* de 32 à 72 pp.
Association au Sacré-Cœur de Jésus. Eglise Notre-Dame d'Agen. — S. I. n. d. (Agen, impr. L. Currius), petit in-12 de 36 pp.
Association de la Propagation de la Foi. — Agen, impr. P. Noubel, 1827, in-12 de 23 pp.
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Association Dominicale. Motifs de l'Œuvre et ses Statuts. — Agen, A. Chairou {impr. P. Noubel), 1851, in- 16 de 24 pp.
Brochure tirée à 1,500 exempl. et due, je crois, à l'abbé Dêche, un ancien curé de la cathédrale d'Agen.
Association Générale des Médecins de France. — Société locale des Mé- decins du département de Lot-et- Garonne. — Séances annuelles. — Agen, impr. P. Noubel et Lamy, 1860- 79 ; impr. V. Lenthéric, 1880-85, 16 broch. in-8° de 18 à 39 pp.
Une Association syndicale des Médecins de Lot-et-Garonne, fondée en 1882, publie aussi des bulletins annuels (Agen, impr. Lenthéric, in-8°).
ASTIÉ (Jean, dit Frédéric), théologien pro- testant, né à Nérac le 24 septembre 1822.
Au sortir du Collège de Pau, Frédéric Astié alla compléter son instruction à Genève où il commença des études théologiques continuées en Allemagne, à Halle et à Berlin.
Pasteur à New- York de 1848 à 1853, il passa ensuite deux années à Paris, puis se fixa défi- nitivement à Lausanne, canton de Vaud (Suisse), comme professeur de théologie et de philosophie à la Faculté de cette ville.
Les ouvrages de ce savant compatriote sont nombreux et justifient bien la notoriété dont il jouit. — En voici la nomenclature exacte :
— Constitution de la Congrégation Française et de l'Eglise Evangélique de New-York. — Neto-York, impr. du Courrier des Etats-Unis, 1852, gr. in-8° de 15 pp.
— M. Scherer, ses Disciples et ses Adversaires, par Quelqu'un qui n'est ni l'un ni l'autre. — Paris, Meyrueis. 1854, in-8* de 192 pp.
— Pensées de Pascal, disposées suivant un plan nouveau. Ed. com- plète, d'après les derniers travaux critiques, avec des Notes, un Index et une Préface. — Lausanne et Paris, G. Bridel, 1857, 2 vol. in-18.
2e édition : Paris, Fischbacher , 1883, in-12.
— Le Réveil Religieux des Etats- Unis (1857-58), d'après les principales publications américaines et anglai- ses. — Lausanne, Bridel, 1859, in-12 de 170 pp.
— Esprit d'Alexandre Vinet. Pen- sées et Réflexions extraites de tous ses ouvrages et de quelques manus- crits inédits, rangées d'ans un ordre méthodique et précédées d'une Pré- face. -— Paris, Cherbuliez, 1861, 2 vol. in-12.
— Les Deux Théologies nouvelles dans le sein du Protestantisme Français. Etude historico-dogmati- que. — Paris, Meyrueis et O , 1862, in-12.
— Explication de l'Evangile selon Saint Jean, contenant une Préface, une Introduction qui traite de tou- tes les questions concernant l'au- thenticité du livre, une Traduction nouvelle ; suivie de l'exposition continue du texte et des notes, et en Appendice, des Etudes, des Remar- ques théologiques et critiques. — Genève, Cherbuliez, 1862-64, 3 vol. in-8©.
Les deux premiers tomes de cet ouvrage sont signés : Par un Chrétien.
Le premier Livre pour les Enfants.
— Toulouse, Société des livres reli- gieux, 1863, in-12.
Trad. anonyme dont une lre éd. avait été donnée à New- York en 1852 par une Société de Traités religieux.
— Histoire de la République des Etats-Unis , depuis l'établissement des premières colonies jusqu'à l'élec- tion du Président Lincoln (1620-1860); précédée d'une Préface, par Ed. La- boulaye. — Paris, Grassart, 1865 2 vol. in-8°.
— Genève et la Liberté. Réponse à M. Hormung, Professeur de Droit.
— Lausanne, L. Meyer, 1867, in-8° de 32 pp.
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— La Bible et le Libéralisme. Let- tres à un Pasteur Vaudois. — Ibid., 1869, in-8° de 107 pp.
— L'Orthodoxie et le Rationalisme au point de vue de la Théologie in- dépendante. — Discours prononcé à la Réunion de la Société Pastorale Suisse, respectueusement dédié aux honorables membres du Synode de l'Eglise nationale du canton de Vaud; avec Lettre, Préface et Appendice. — Lausanne, Blanc, Imer et Lebel, 1873, in-8° de 76 pp.
— La Théologie Allemande con- temporaine ; avec une Lettre-Pré- face à la Jeunesse Théologique des Pays de langue française. — Genève, H. Georg. 1874, in-8°.
— Les Evolutions de M. Bersier et sa Morale utilitaire. — Genève, Imer et Payot ; Paris, Grassart, 1877, gr. in-8° de 19 pp. à 2 col.
— L'Opportunisme et l'Intransi- geance en matières religieuses et morales. — Réponse à M. Bersier.— Ibid., 1878, in-8»de 80 pp.
— Mélanges de Théologie et de Philosophie. — Lausanne, Bridel, 1878, in-8°
— La Genève de l'Avenir. Que fe- rez-vous le 4 juillet ? — Lausanne, H. Mignot, 1880, in-8° de 34 pp.
— La Grise Théologique et Ecclé- siastique. — Deux discours adressés à la Jeunesse Théologique. — Lau- sanne, Benda, 1881, in-12 de 35 et 40 pp.
— LeVinet de la Légende et celui de l'Histoire. — Paris, Fischbacher, 1828, in-8°.
Je dois citer encore une excellente série d'études littéraires sur le Siècle de Louis XIV, conférences faites à New-York et publiées dans le Semeur Canadien de Montréal (Canada).
Une trad. anglaise de ces études a paru à New- York en 1855 (in-12).
F. Astié a collaboré à divers journaux. — Il
est co-directeur, avec M. Vuillemier, de la Revue de Théologie et de Philosophie, et Compte rendu des principales publications scientifiques. — Cette revue, qui paraît tous les deux mois, fut publiée d'abord à Genève. Elle en est aujourd'hui (1886) à sa 19me année (Lausanne, Georges Bridel, éditeur).
AUBERT (Pierre), poète marmandais du xvi8 siècle.
On ne connaît de lui qu'un sixain : « Pierre Aubert, de Marmande en Agenois, au Lecteur », placé en tête des Œuvres dictées par Jehan Rus, Bourdelois, eu Jeux floraux à Tholoze, petit vol. rarissime publié vers 1540.
M. Tamisey de Larroque, qui avait signalé ce poète agenais en 1872, dans sa Notice sur la ville de Marmande, p. 71, a réimprimé en 1875 les Œuvres de Jean Rus (Bordeaux, in-8°).
Au Clergé. Un Séminaire, etc.
Brochure anonyme de M. Elie Fourès (V. ce nom).
AUDEBARD DE FÉRUSSAC. — Natura- liste agenais. — V. Férussac (Audebard de).
AUDEBEZ (Jean), dit Audebez de Moncau- bet, poète et littérateur, né à Moncaubet, près Clairac, en 1746, mort au même lieu le 17 novembre 1824.
Etabli sur sa belle propriété de Moncaubet, entouré d'amis éclairés, jouissant de Yaurea mediocritas que rêvait Horace, Audebez eut une existence sereine et donna le meilleur de sa vie à la culture des lettres. Ce fut un homme heureux.
Pendant quelques années, avant la Révolu- tion, il fut fermier de la dîme ; c'est ce qui explique la qualification de négociant qu'on remarque sur sa dernière brochure. — Sous la Terreur, il fut décrété d'accusation et acti- vement poursuivi, mais il parvint à se sous- traire à toutes les recherches.
Il était en relations suivies avec Madame Cottin, qui, chaque année, venait passer plu- sieurs mois au Bousquet, terre voisine de Mon- caubet.
Il a publié :
— - Abimélech, Tragédie reçue à la Comédie-Française depuis le 17 Fé- rier 1775, pour y être jouée lorsque son tour viendra. — Paris, Ruault, 1776, in-8<> de 80 pp.
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Son tour ne vint jamais.
L'exemplaire appartenant à la Bibliothèque d'Agen, relié en maroquin vert, porte sur les plats les armes des ducs d'Aiguillon.
— Abimélech, ou l'Usurpateur ren- versé. — Tragédie en 5 actes.— Bor- deaux, Beaune, 1815, in-8°.
C'est une 2e éd. revue et corrigée.
— La Critique du Parnasse Fran- çois, ou Epître à M. l'abbé de F*** (de Fonbonne), par M. Audebez de Moncaubet, Négociant de Clairac, en Agenois. — Bordeaux, Pierre Beaune, 1788, in-8° de 15 pp.
Cette Critique du Parnasse François est l'objet de commentaires plaisants dans le Petit Almanach des Grands Hommes de Rivarol et Champcenets (Paris, 1788, in-18).
Jean Audebez a laissé de nombreux mss. : fables, idylles, épîtres, etc., que la famille con- serve pieusement.
AUDEBEZ (Jean-Joël) , pasteur et contro- versiste protestant, né à Clairac le 27 mars 1790, mort à Paris le 17 janvier 1.881.
Il fit ses études théologiques à la Faculté de Lausanne et les termina à celle de Montauban où il fut reçu pasteur le 26 juillet 1812. En- voyé d'abord à S^Antonin (Tarn-et-Garonne), il devint en novembre 1817 un des ministres de l'Eglise de Nérac qu'il desservit jusqu'en 1830. — A cette date, il fut appelé à Paris comme pasteur indépendant aux Eglises libres de Taitbout et de S*-Maur, poste qu'il a con- servé jusqu'à la fin de sa vie.
On doit à Jean-Joël Audebez les publications suivantes :
— Lettre à Mélanie, ou Réponse à celle d'un Curé catholique adressée à une Dame de sa Paroisse qui s'est faite Protestante, par M. Pouget, curé de Nérac, vicaire-général, cha- noine honoraire d'Agen. — Impr. par délibération du Consistoire (de Nérac). — Nérac, Galup; Agen, l'Au- teur, janvier 1826, in-8° de 48 pp.
Lettre tirée à 1 ,500 exempl.
— Lettre à M. Pouget, curé de Né- rac, Vicaire-Général et Chanoine honoraire d'Agen, en réponse à sa
Seconde Lettre, adressée aux Fidèles de son arrondissement. — Agen, impr. Quillot ; Nérac, l'Auteur, 1826, in-8° de 64 pp.
Controverse célèbre relative à la conversion de Mademoiselle Mélanie Barsalou, dame Du- mon. — V. Pouget.
— La Cène du Seigneur. Deux ser- mons sur lre aux Corinthiens, xi, 23-29, prêches, le premier le 7, le second le 21 décembre 1834, à l'occa- sion de la Communion célébrée pour la première fois dans la Chapelle Taitbout à Paris. — Paris, J.-J. Risler, 1833, in-8° de 48 pp,
— Jésus le Dieu fort et puissant, Sermon sur Isaïe, ix, 3.— Paris, J.-J. Risler ; Genève, Suzanne Guers, 1833, in-8° de 24 pp .
Cette brochure est chiffrée 49 à 72, pour faire suite aux deux autres sermons publiés la même année.
— Jésus le Conseiller, Sermon. — Paris, Risler, 1833, in-8° de 24 pp.
-•- Jésus l'Admirable, Sermon sur Isaïe, ix, 5.— Paris, ibid., 1833, in-8° de 24 pp.
Réimprimé peu après.
Ces deux derniers sermons ont été encore reproduits dans le recueil suivant :
— L'Enfant de la Prophétie, ou l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du Monde. — Six sermons, cinq sur Isaïe, ix, 5 ; un sur Jean, i, 29. — Paris, ibid.; Genève, S. Guers, 1837, in-8° de 140 pp.
— Sermons sur divers Textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, dédiés à l'Eglise chrétienne réformée de Nérac. — Ibid., 1837, in-8° de 385 pp.
AUDIAT (Louis), poète et érudit, né à Moulins en 1833.
Conservateur de la Bibliothèque de Saintes où il a fondé une Société des Arts, Sciences et Belles-Lettres et une Société archéologique et historique de la Saintonge.
M. Louis Audiat est un poète distingué ; ses
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Poésies (1854) et ses Nouvelles Poésies (1862) affirment un talent élégiaque peu commun.
Les travaux historiques, archéologiques et bibliographiques de l'érudit sont nombreux et estimés. Son Essai sur l'Imprimerie en Sain- tonge et en Aunis (Pons, 1879, in-8°) est no- tamment fort remarquable.
Je regrette de n'avoir à m'occuper ici que de celles de ses publications qui satisfont aux conditions de mon programme :
Voici d'abord une impression agenaise :
— Un Petit-Neveu de Chateau- briand. — Edouard de Blossac, an- cien sous-préfet de Marmande. — Agen, impr. F. Lamy, 1877, gr. in-8° de 35 pp.
Extr. de la Revue de l'Agenais, 1877.
M. Audiat a étudié et traité avec talent la belle figure de Palissy, l'illustre potier Agenais. Bien que je doive m'inscrire en faux contre quelques-unes de ses assertions, je me plais à reconnaître l'intérêt et la valeur de l'étude suivante :
— Bernard Palissy. — Saintes , Fontanier ; Paris, Aubry, 1864, in- 12 de xxi-358pp.
T. h des Oubliés. — Portrait apocryphe et très médiocre de Palissy.
Ce travail, couronné par l'Académie Fran- çaise, a eu trois éditions. — Pour la 3e, plus complète, l'auteur, disposant de nouveaux do- cuments, a su mettre à profit les conseils de la critique et rendre son ouvrage meilleur :
— Bernard Palissy, sa Vie et ses Travaux. — Nouv. éd. — Paris, Di- dier, 1868, in-12.
Je citerai encore :
— Discours prononcé à l'Inaugu- ration de la Statue de Bernard Pa- lissy à Saintes, le 2 août 1868.— Sain- tes, 1868, broch. in-12.
— Palissy et son Biographe. Ré- ponse à M. Athanase Coquerel fils. — Paris, Ch. Douniol, 1869, gr. in-8° de 48 pp.
Réponse à une critique de son livre faite dans le Bulletin du Protestantisme.
Il faut noter enfin un curieux article du même auteur :
Bernard Palissy, historien de la Réforme,
publié dans la Revue des Provinces, en juil- let et août 18G4.
M. Audiat fait naître Palissy à Saintes, mais il n'appuie son dire par aucun document pro- bant. Je considère donc cette opinion comme gratuite, et, conformément à la tradition et aux témoignages, je maintiens à l'Agenais l'hon - neur d'avoir donné le jour au grand artiste.
V. Palissy.
Une analyse de l'œuvre de M. Audiat par M. Cazenove de Pradincs (V. ce nom) a été im- primé dans l' Union.
AUGAN (Jean-Baptiste), ancien notaire, né à Blasimont (Gironde) le 8 octobre 1780, mort àSallebœuf le 2G août 1847.
Notaire ù Agen du 1er juillet 1815 au 25 juin 1829. Il ouvrit en 1820 un Cours de Notariat à Bordeaux, et fut ensuite notaire dans cette der- nière ville du 23 mai 1832 au 1G mars 1846.
C'est évidemment par erreur que, dans ses Recherches Bibliographiques sur le Notariat Français (Paris, 1881, in-8°), M. Albert Amiaud fait figurer Augan à Bordeaux à partir de 1820.
On lui doit l'ouvrage suivant que j'ai cru devoir mentionner :
— Cours de Notariat, contenant : 1° la Théorie complète de cette science...; 2° et la mise^n action de cette théorie... Suivi d'un tarif al- phabétique et raisonné des Droits d'enregistrement et d'hypothèque , par J.-B. Augan, Notaire Royal à Agen. — Paris, B. Warée; Bordeaux, Lewaîle Jeune, etc, 1825, in-8°. •
Ce livre eut une 2e éd. en 1829 (Paris, in-8°), et une 3« en 184G (Paris, 2 vol. in-8°).
AUGIER (Pierre), pasteur du xvne siècle, né à Casteljaloux vers 1648.
Il fut ministre dans sa ville natale et appar- tenait, je crois, à la branche des Massilos dont plusieurs représentants sont mentionnés par Samazeuilh dans la Biographie de Vairondisse- ment de Nérac, t. i, p. 76. — V. Samazeuilh.
Le 4 juillet 1679, de Mothes, lieutenant-gé- néral à Casteljaloux, dressa contre Augier, pour excès de zèle religieux, un procès-verbal d'information qui conduisit ce pasteur à 1 1 Bastille. — Samazeuilh dit qu'en 1685 six
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membres de la môme Camille, tous officiers ou cadets, passèrent en Hollande.
Pierre Augier soutint en 1071 sa thèse inau- gurale à Saumur. En voici le titre :
De Christo 0£av9p«7ra> an secundum utramque naturam sit mediator.
Thèse curieuse imprimée dans le recueil suivant :
Syntagma Thesium theolotjicarum in Aca- demia Salmuriensi, variis temporibus dispu- tatarum (Salm., 1660, in-4°).
Outre diverses thèses d'Agenais cataloguées, on trouve dans ce recueil celles de Jean Far- ges, de Puch, et Jean Conquère- la-Cave, de Layrac ; Elie Brunet, d'Eymct, et Elic Ramon- dou, de Tournon, etc.
Un autre recueil de même nature cité par la France Protestante : Thèses de Montauban, contient entr'autres thèses inaugurales pouvant nous intéresser celles de Thimotkêe Valade, de Puch, et Aaron Testas, de Puymirol.
AUGIER (N...), prêtre agenais du xvme siècle, né probablement à Miramont vers 1680, mort vers 1750.
Il fut curé de Sauveterre-de-Fumel pendant de nombreuses années.
On ne connaît de lui qu'une lettre imprimée dans le Mercure de Juillet 1715 :
— Lettre sur la situation d'Uxellodunum.
L'abbé Augier place Uxellodunum à Luzech. — Dans le Mercure de Février 1726, Lafage de Mostolac, curé de Luzech, accusa Augier de lui avoir dérobé ses propres idées sur l'empla- cement de la vieille cité Gauloise, indiquée tour à tour à Cahors, à Uzerche et à Capdenac.
Paul Bial (Uxellodunum, p. 4), ainsi que le général Creuly et Alfred Jacobs (Examen his- torique et topographique, etc., p. 18) ont fait de l'abbé Augier un Quercinois. — Dans son résumé substantiel De la Question de l'Empla- cement d'Uxellodunum (1865, in-8°), M. Tami- sey de Larroque a relevé cette erreur et écrit quelques notes sur l'ancien curé de Sauveterre.
AULARD (Jean-Félix) , conducteur des Ponts et Chaussées, né à Agen le 30 décembre 1794, mort à Astaffort le 16 avril 1861.
De 1810 à 1814, il fut employé dans les bu- reaux du Payeur du département, et de 1815 à 1820, dans ceux du Receveur Général. Pen- dant les Cent-Jours , il devint secrétaire à Agen du général comte Marchand.
Entré dans les Ponts et Chaussées en 1822 (service ordinaire) , il acquit successivement ses grades jusqu'à celui de conducteur de lre classe, avec lequel il prit sa retraite eu 1858.
Félix Aulard remplit à deux reprises les fonctions d'ingénieur ordinaire de l'arrondis- sement de Nérac.
Il est l'inventeur d'une machine économique pour purger et trier les matériaux des routes et a publié :
— Traité théorique et pratique sur l'Art de projeter et de construire les routes. — Leçons simples et faciles mises à la portée de toutes les in- telligences, etc. — Divisé en neuf parties, avec planches. — Agen, A. Chairou ; impr. P. Noubel, 1843, in- 8° de 76 pp. et 9 pi.
Ouvrage tiré à 1,000 exempl.
— Machine à purger et trier les matériaux pour l'entretien des rou- tes.— Nérac y impr. Villeneuve, 1844, in-4° de 5 pp.
Mémoire descriptif adressé au Conseil Géné- ral de Lot-et-Garonne.
AURELY (Michel-Ange), né à Vico (Corse), le 26 mars 1826.
Il fut commis aux écritures à la Maison cen- trale d'Eysses du 8 août 1870 au 6 novembre 1871, et publia chez nous :
—Mémoire à l'Assemblée Nationale pour la Colonisation de l'Algérie et l'amélioration du régime péniten- tiaire.— Villeneuve, impr. G. Leygues, 1871, in-8° de 24 pp.
AURICOSTE (Jean-Baptiste), médecin, né à Villeréal le 6 juillet 1776, mort à Montignac- de-Lauzun, le 15 novembre 1836.
Médecin à Montignac et membre de la So- ciété Académique d'Agen.
On a de lui :
Essai sur la "Vieillesse, présenté à l'Ecole de Santé de Montpellier. — Montpellier, G. Isar et A. Ricard, an V (1797), in-8» de 77 pp.
Thèse inaugurale.
— Mémoire sur la culture du Pru- nier et la préparation de son fruit.
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— Agen, impr. P. Noubel, 1821, in-8°.
Mémoire auquel fut décerné une médaille d'or, le 10 février 1821, par la Société d'Agr., Se. et Arts d'Agen.
La même Société couronna, le 24 juillet 1824, un autre travail du même auteur sur la ques- tion suivante : « Quelle est l'industrie agricole ou manufacturière, et en même temps agricole et manufacturière qu'il importe d'encourager dans le département de Lot-et-Garonne ? »
Je ne pense pas que ce dernier mémoire ait été imprimé.
AURÏOL (Balthazar-Louis d'), introducteur des Ambassadeurs sous la Restauration, né à Paris le 17 juin 1789.
Le chevalier d'Auriol a publié divers écrits, parmi lesquels je signalerai le suivant dont le sujet intéresse notre pays :
— Fleurette. Nouvelle historique.
— Paris, Ponthieu, 1825, in-12.
Il s'agit de la charmante jardinière de Bar- baste dont l'aventure a inspiré tant de poètes.
Ce volume, qui eut deux éd. dans la même année, présente le résumé de trois règnes et contient une notice intéressante sur la maison d'Albret et sur la préparation secrète de la Saint-Barthélémy.
AUTESERRE (Antoine Dadine d'), histo- rien et jurisconsulte, né à Cahors en 1602, mort à Toulouse le 27 avril 1681.
D'abord avocat à Cahors, puis au Parlement de Toulouse en 1633, et enfin professeur de droit à l'Université de cette dernière ville en 1648.
Ses écrits sont nombreux et très estimés. Ils ont été réunis par un avocat italien, Joseph Marotta (Naples, 1777-80, 11 vol. in-4»).
Voici les seuls de ses ouvrages qui nous in- téressent directement :
— Rerum Aquitanicarum libri quinque, in quibus vêtus Aquitania illustratur. — Tolosœ, Colomerii, 1648, 2 vol. in-4°.
Cet ouvrage devait comprendre 3 vol. ; il n'en parut que 2.— Autre éd. :
— Rerum Aquitanicarum libri- quinque qui sequuntur, quibus con- tinentur gesta Regum et Ducum
Aquitanise, a Glodoveo ad Eleonoram usque. — Tolosœ, 1657, in-4°.
— De Ducibus et Gomitibus pro- vincialibus Galliae libri très. — To- losœ, 1643, in-4°.
M. Tamisey de Larroque (V. ce nom) a publié eu 1876 une excellente notice sur Antoine d'Auteserre, et aussi des Lettres inédites de cet érudit du xvme siècle.
Auteur (l') du Chrétien Catholique méditant pendant la Sainte-Messe.
Signature pseudonymique figurant sur qua- tre petits ouvrages imprimés à Agen de 1839 à 1841 : La Bonne Journée. — Le Miroir de l'Homme. — Le Triomphe de la Vérité. — La Voie du Salut (V. ces titres).
Ces publications me paraissent devoir être attribuées à l'abbé Girou.
AUTOMNE (Bernard), légiste distingué, né à Agen vers 1574, mort à Langon (?) en 1666.
Avocat au Parlement de Bordeaux. Il prend dans quelques actes le titre de Juge de Clérac.
Automne, que Moréri fait naître à Niort, était issu d'nne ancienne famille du Vendômois, mais très sûrement Agenais, comme il prend soin de nous l'apprendre lui-même sur le titre de son édition de Juvénal et de Perse (V. ci- après).
11 nous a donné d'ailleurs, dans son Com- mentaire de la Coutume de Bordeaux et dans sa Conférence du Droit français avec le Droit romain, de nombreuses notes auto-biographi- ques SHr lesquelles je me baserai dans cette courte notice, si différente de toutes celles qui ont été imprimées jusqu'à ce jour.
L'année de naissance de Bernard Automne est d'autant plus difficile à préciser que ses propres indications à ce sujet sont contradic- toires. Ainsi l'âge de 44 ans accusé en 1629 concorde peu avec la déclaration qu'on trouve dans une lettre à M. de Marcillac, du l»r jan- vier 1628, où il dit que la préparation de la Conférence lui a imposé un labeur de 38 an- nées. — Du reste, nous savons qu'il plaida pour le médecin Fonson, de Villeneuve-d'Agen, jugé par un arrêt du mois de juillet 1596 (Conférence, t. i. p. 360). — La date de 1584 fixée par les Frères Lamothe (Coutumes du ressort du Parlement de Guyenne. Bor- deaux, 1768, 2 vol. in-8°), et plus encore celle de 1587 donnée par la Biographie Générale
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sont donc tout à fait inadmissibles. D'autre part, l'année de sa mort (1666) justifie assez peu le millésime de 1564 fixé par d'autres biographes, à cause sans doute du passage de la Conférence (éd. de 1629, t. Il, p. 95-96) où l'auteur dit qu'il était âgé de six ans à la mort de son père, en 1570.
Personne, que je sache, n'a supposé qu'Au- tomne fût mort centenaire. — Si la date de 1566, généralement acceptée pour son décès, est, comme je le crois, à peu près exacte, on doit considérer le chiffre de 1570 comme une simple coquille, ou comme un lapsus échappé à l'auteur, qui aurait écrit, par exemple, 1579 ou 1580.
Cette hypothèse , où je ne vois absolument rien d'improbable, permet seule de concilier la plus grande partie des renseignements connus. Bernard était fils de François Automne et de Rose de La Porte, issue d'un Pierre de La Porte habitant Layrac ; il se maria lui-même avec une demoiselle Anne Aimery, fille de Jo- seph Aimery et de Louise Legret, et en eut un fils qu'il nomma Michel.
Son frère aîné, Jérôme Automne, marié à Caudecoste et vivant en 1595, eut aussi un fils, Jean, contre qui un arrêt fut rendu à Toulouse le 16 mars 1613, et une fille, Catherine, qui obtint gain de cause dans une autre affaire plaidée au même lieu en 1617.
Jacques Automne, grand-oncle de Bernard, fut consul d'Agen en 1614. Il obtint alors, le 28 février, des lettres patentes pour l'imposi- tion relative à la reconstruction du fameux pont sur la Garonne, « dont quelques piliers — dit notre auteur — sont encore sur pied, les autres en partie abatus et ruinés dont les ma- tériaux paroissent sur la rivière » (Conférence t. I, p. 166)
Bernard, qui possédait en propre une terre près de Caudecoste, a raconté (ibid., 1. 1, p. 758) une singulière aventure arrivée en ce lieu à son métayer.
J'ajoute que le 3 novembre 1611 il assista les consuls de Layrac dans une instruction di- rigée contre un sieur Contensou pour excès commis contre sa mère.
La vie du légiste agenais fut troublée par des tracasseries sans nombre que lui suscita l'envie et par des embarras financiers dus à la publication des ouvrages dont voici la nomen- clature détaillée :
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE DE L* AGENAIS. T. I.
— Decii Junii Juvenalis Aquinatis, et Auli Persii Flacci Equitis Romani Satyrae ex manuscriptis restitutae, et in eas commentationes, observa- tiones et paralipomena Bernardi Autumni, Nitiobrigis, in Senatu Bur- digalensium patroni. — Opus orna- tum sententiis et opinionibus Criti- corum, ac Notis, quibus loca obscu- riora Persii perperam explorata ab aliis interpretibus, illuslrantur. — Parisiis, apud Robertum Fouet, 1607, in-8° de 4 ff. limin. n. chiff., 440 pp. et 28 ff. d'index pour Juvenal ; plus 199 pp., un second index de^lO ff. et 22 pp. de notes pour Perse.
Le premier index a un titre spécial, ainsi que la partie qui suit, relative à Perse :
Auli Persii Flacci Satyrœ, et in eas commentationes, etc. Opus orna- tum sententiis et opinionibus Criti- corum, etc. (Parisiis, Robert Fouet, 1607). Enfin les notes dernières portent ce titre : Notœ Bernardi Autumni Nitiobri- gis, quibus loca obscuriora Persii, non satis explorata a Casaubono, il- lustrantur.
— Conférence du Droict François avec le Droict Romain.— Bourdeaus, 1610, in-4°.
Ce livre, dédié au chancelier de Sillery, a eu plusieurs éditions.
La 2e est de 1615 ; la 3e : Paris, Nicolas Buon, 1629, 2 vol. in-f°, est dite « augmentée de moitié ».
On cite encore une réimpression de 1644 (Paris, 2 vol. in-f°).
Quelques lettres d'Automne sont reproduites à la fin de l'ouvrage.
— Notes sur la Pratique Judiciaire de Jean Imbert, et sur son Enchiri- dion.
Composé en 1611, ce travail ne fut imprimé que dans l'édition de 1615 de l'ouvrage d'Im- bert (Cologne [Villefranche], Jean Arnaud, in-
4o).
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— Censura Gallica in Jus civile Romanum. — Paris, R. Fouet, 1615, 2 parties in-8°.
Ces observations critiques sur le droit ro- main furent réimprimées en 1754 (Lugd. Batav., in-8°). Elles sont dédiées au chancelier de Sil- lery et au premier président de Nesmond.
D'après Camus (Bibliothèque du Droit, n° 211), il y aurait une éd. du Censura Gallica de Lyon, 1574. — Cette erreur n'a pas besoin d'être réfutée.
— Paratitles. — Paris, 1617, in-12. Curieux commentaires sur les Pamlectes et
le Code Justinien.
— Commentaire surles Coustumes Generalles de la Ville de Bourdeaus et Pays Bourdelois, avec un Indice des matières principalles. — Bour- deaus, par Jacques Millanges, Impr. ord. du Roy, et Claude Mongirond, Marchand-libr. de l'Université, 1621, in-4° de 6 ff. limin. n. chifT., 666 pp. et 14 fï. de table. — Vignette sur le titre.
Ouvrage dédié au premier président de Gourgues.
La 2e éd. ne parut qu'après la mort de l'au- teur (Bourdeaux, Pierre du Coq, 1666, pet. in- 4°) et fut préparée par l'imprimeur lui-même.
Une autre éd., la meilleure, avec le Recueil des Arrests notables par M. Antoine Boè ; Revus, corrigez, et augmentez, par Pierre Du- pin, fut publiée en 1728 (Bordeaux, Etienne Labottière, in-f°).
Ce Commentaire, réédité en 1727, se trouve encore reproduit dans un autre recueil :
Conférence de toutes les Questions traitées par M. de Ferron, avec le Commentaire de M. Bernard Automne sur les mêmes Coutumes, et par feu M0 Pierre Dupin (Bordeaux, Lacor- née, 1746, in-4°).
Un avocat au parlement, Me Faute, publia en 1731 des Remarques sur le Commentaire de la Coutume de Bordeaux (Bordeaux, Lacornée, in-4°).
Dans la 1" éd. des Coutumes (1621), on a ou- blié de chiffrer les pp. 538 à 547.
Automne parait avoir publié encore un autre
ouvrage sur lequel je manque d'indications pré- cises, mais qui est signalé ainsi par les Frères Lamolhe :
« Outre les différents ouvrages de droit dont on vient déparier, Automne a donné des Mé- ditations historiques sur la mort et passion de J.-C. — Il promet dans sa lettre à son neveu, M. Vignes (V. ce nom), conseiller au Présidial d'Agen, de les augmenter d'un Recueil de Mi- racles, pour lesquels il était extrêmement cré- dule, ainsi que pour tout ce qui tenait de la magie et du sortilège. »
J'ajoute que l'avocat amenais annota un livre juridique de Jean Langlée, conseiller au par- lement de Rennes, intitulé : Semestria (Paris, 1611, in-4°), livre qui a eu 3 éditions.
Aux Electeurs du Département de Lot-et-Garonne.— Paris, impr. Plas- san et Cic, s. d. (1834), in-8J de 8 pp.
Publication de la Société des Amis de la Charte de 1830. Pièce signée : Un Electeur.
Une nomenclature des circulaires électo- rales ne serait pas ici à sa place. Ces sortes d'imprimés, dits bilboquets, n'ont abso- lument rien de commun avec la bibliographie, et je n'en ai mentionné qu'un très petit nom- bre offrant un intérêt spécial.
Avant-Garde (l'). — Journal politi- que, paraissant le samedi. En temps électoral, les mercredi et samedi. — Nérac,impr. Jalras, 1885, in-f°de4 pp.
Ce journal, dont le 1er n° est du 4 avril 1885, succéda à La Baïse (V. ce titre) et vécut seule- ment jusqu'au i6 du môme mois.
Avenir (i/). Journal de l'Union des Eglises Protestantes de France, pa- raissant chaque dimanche. — Agen, impr. J.-A. Quillot, 1872-78, pet. in-f° de 4 pp.
Administrateur : A. Serres, pasteur à Clai- rac; Réd.en chef: F. Corbière, pasteur àAgen.
L'Avenir en était à son 48e n° quand il opéra sa fusion avec une autre publication protes- tante, la Situation Ecclésiastique, et prit le titre ci-dessus.
Je ne connais pas bien les débuts de ce jour- nal et ne puis le cataloguer qu'à partir de sa transformation, soit du 5 janvier 1873 (n° 48) au 2 septembre 1878 (dernier n° et 39e de la 7e année).
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Avenir (l') de Lot-et-Garonne, Poli- tique et quotidien. — Agen, impr. V. Lenlhéric, 1884 et suiv., in-f° de 4 pp.
1er no : 1er janvier 1884.
Cette feuille légitimiste, dont le directeur politique est M. Julien de Lagonde, a été fon- dée en remplacement du Journal d'Ayen (V. ce titre), disparu à la fin de 1883.
Avenir (l') de Villeneuve-sur-Lot et de Lot-et-Garonne. Journal politique, agricole et commercial, paraissant le jeudi. — Villeneuve, impr. Leygues, 1881 et suiv., in-f° de 4 pp.
Le 1er n° de ce journal est du 14 août 1881.
— Se continue.
Avertissement aux Catholiques du diocèse d'Auch sur la Communion paschale et sur l'usage des Sacre- ments en temps de Schisme, etc., par l'Auteur de la Réponse Théologi- que. — Agen (impr. V° Noubel), 26 mars 1792, in-8° de 64 pp.
Aveugle (l') de Castelculier et Mar- the la Folle. — Imitation libre de deux poèmes composés par Jasmin.
— Paris, impr. Wittersheim, 1854, gr. in-8°.
Réunion sous ce titre unique de deux pièces imprimées séparément à la même date et qui ne sont pas sans mérite :
Imitation libre de Z'Aveugle de Castelguillé. Elégie villageoise com- posée en vers gascons par J. Jas- min (Paris, impr.Wittersheim, 1854, gr. in-8° de 55 pp.).
Imitation libre de Marthe. Elégie villageoise, etc. (Paris, ibid., gr. in- 8° de vn-53 pp.).
•Un exempl. de ce recueil peu commun se trouve à la Bibliothèque départementale de Lot- et-Garonne.
Le même auteur, qui, du reste, m'est resté inconnu, avait publié antérieurement une trad. libre de Françouneto.
Avis au Peuple sur sa Santé, par la Société libre d'Agriculture du Dé-
partement de Lot-et-Garonne. — S. I. n. d. [Agen, imp. Raymond Noubel, an VII), in-8° de 16 pp.
Brochure imprimée par ordre de l'Adminis- tration Centrale du département.
AYMA (Louis), poète et littérateur, né à Cahors le 7 mars 1807.
Inspecteur d'Académie en retraite et Officier de l'Instruction publique.
Au sortir de l'Ecole normale de Cahors, en 1825, il fut envoyé comme professeur au Col- lège de Marmande, d'où il passa en 1830 à celui de Mézin. A partir de 1839, il devint successivement principal des Collèges d'Aubus- son, de Brive et d'Aix ; professeur au Lycée de Périgueux ; censeur des Lycées de Bourges et d'Angoulème, et enfin proviseur des Lycées de Napoléon-Vendée et de Pau de 1861 à 1867.
Il fut nommé inspecteur d'Académie à Foix en 1870, puis à Montauban et à Auch où il prit sa retraite en 1874.
M. Ayma a été président de la Société des Etudes du Lot et rédacteur en chef pendant cinq ans du Courrier du Lot, à Cahors. Il est membre de plusieurs Sociétés savantes et com- mandeur de l'ordre de St-Grégoire-le-Grand.
On lui doit plusieurs ouvrages ; mais je n'ai à citer ici que le suivant, d'impression agenaise :
— Les Préludes. Poésies. — Agen, impr. P. Noubel, 1839, in-8°.
M. Ayma a donné en 1874 à la Revue de l'Agenais (t. i, pages 367 et suiv.):
— Littérature étrangère. Olivier Goldsmith, sa vie et ses œuvres.
J'ajoute qu'en 1847, alors qu'il était princi- pal du Collège de Brive, il rendit compte dans les journaux de cette ville des brillantes confé- rences données par Jasmin les 13 et 15 mai, et écrivit à cette occasion une étude intéres- sante et remarquée.
AZEMARD (Jean-Charles), avocat, né à Villeneuve-sur-Lot le 12 décembre 1823.
Ancien bâtonnier de l'ordre, juge de paix à Tournon-d'Agenais, Villeneuve et Laroque- Timbaut de 1864 à 1879.
Il a publié jusqu'à ce jour :
— Extrait des Archives de l'Aca- démie de l'Enseignement. — Rapport de M. Azemard , président de la Société, sur cette question : Puisque
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chacun est réputé savoir la loi, ne faudrait-il pas chercher le moyen d'en populariser la connaissance ? Quel serait ce moyen ? — Paris, Garnier Frères, s. d. (1850), gr. in-8° de 8 pp.
— Etude sur le projet de loi relatif à la Compétence des Justices de Paix ; suivie d'un Tableau réca- pitulatif des modifications propo- sées. — Paris, Bureau du Corres- pondant des Justices de Paix, 1869, in-8° de 24 pp.
— Etude sur les Méditations Mora- les de M. Sorbier, conseiller à la Cour de Cassation, ancien premier prési- dent de la Cour d'Agen. — Paris,
Vaton et Dentu, 1871, in-8° de 80 pp. Etude sérieusement traitée.
— Des Mandats impératifs du Père Mathieu. — Paris, Dentu, 1872, in-12 de vm-59 pp.
Pamphlet dialogué, en vers. Brochure poli- tique publiée sans nom d'auteur.
M. Azemard a collaboré assez activement au Correspondant des Justices de Paix et des Tribunaux de simple police , auquel il a donné de 1864 à 1870 et de 1876 à 1879 de nombreux articles spéciaux.
En feuilletant la collection désopilante du Tam-Tam, ce ricaneur gaulois, on trou- verait sûrement, dans les nos de 1843 et 1844, des joyeusetés poétiques écloses au souHle de la vingtième année et dont le grave magistrat a dû perdre souvenance.
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B. (F.). — Initialisme employé par M. l'abbé François Bireaud, aujourd'hui curé de Penne, sur une brochure imprimée à Marmande en 1868 : Hommage à Sainte Ba%,eille. — V. Bireaud.
B. (V). — Initiales appartenant à Vincent Besse et servant de signature à une multitude de petites pièces ingénieuses publiées de 1806 à 1830 dans le Journal de Lot-et-Garonne. — V. Besse.
B. (C. de). — Initialisme employé par Mademoiselle Caroline de BaH de Trenquel- léon. — V. Batz de Trenquelléon.
B*** (J.). — Initialisme dont s'est servi Jo- seph Bessières (V. ce nom).
B*** (Maurice), ex-médecin d'hôpital.
Cette initiale agrémentée d'un prénom a gardé son secret. Je dois donc me borner à la mention du très singulier poème du médecin inconnu :
— Le Pouvoir temporel et spiri- tuel des Papes indissoluble. Poème
tiré de l'histoire comparée et de l'exemple pratique de S. M. Na- poléon III, du S. P. Pie IX et de M. le préfet Féart (13 mai 1866). — Agen, impr. J.-A. Quillot, 1866, in-8° de 27 pp.
Ce titre grotesque caractérise parfaitement la plaquette.
B. de C. (A. de). — Initialisme employé par André de Bienassis de Cauluson. — V. Bienassis (A. de).
BACARISSE (Jean-Léon), médecin, né à S^Pierre-de-Nogaret le 8 avril 1846.
On a de ce docteur, qui s'est fixé à Saint- Porchaire (Charente-Inférieure) :
— Du Sacrum suivant le sexe et suivant les races. — Paris, impr. A, Parent, 1873, in-8° de 51 pp., 2 pi. et 1 tableau.
Brillante thèse de doctorat, à laquelle se trouve mêlé le nom de l'éminent professeur
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Paul Broca (V. ce nom). Celui-ci fournit au jeune médecin so.i sujet et ses conseils.
BACOUE (Léon), prélat du xvii9 siècle, né à Casteljaloux en 1608, mort le 3 février 1694.
Elevé dans la religion protestante, Léon Bacoue abjura et se fit cordelier à Toulouse. Il devint évêque de Glandèves en 1672, puis de Pamiers en 1686. C'est le seul huguenot qui soit parvenu à l'Episcopat.
On lui doit les ouvrages suivants :
— Somme de la Théologie Morale et Canonique, composée en espagnol par le R. P. Henri de Villalobo, reli- gieux de l'Observance régulière de S. -François, professeur en théologie, etc.; trad. en François par le R. P. Léon Bacoue, théologien du même Ordre de la Province de Guyenne. — Paris, 1650, in-f°.
— Sanctiss. ac Beatiss. Patri Clcmenti IX Carmen panegyricus. Tolosœ, 1667, in-8°.
— Delphinus, seu de prima prin- cipis institutione, sex libris ad clarissimum ducem Montoserium, Serenissimi Galliarum Delphini ins- titution! praefectum. — Tolosœ, 1670, in-4°.
Editio tertia cœteris emendatior (Albiae, 1685, in-8° de 3 ff. n. chiff. et 309 pp.).
Ce poème sur l'éducation d'un prince a été réimprimé avec des notes et quelques odes en 1685 (Toulouse et Albi, in-8<>).
D'Aubigné cite un autre Bacoue, également de Casteljaloux , qui périt en 1577 dans un combat livré près de ce lieu par les protestants contre les troupes commandées par le baron de Mauvezin.
Dans une lettre du 14 mars 1668 adressée par Chapelain à Léon Bacoue , il est question de poèmes composés par ce dernier à la louange de Louis XIV. — M. Tamizey de Larroque suppose que ces poèmes ne furent probablement jamais imprimés. (Lettres de Jean Chapelain, de l'Académie Française, t. II, 1883, p. 560).
V. sur Léon Bacoue la notice du Dictionnaire de Bayle, complétée par l'abbé L.-J. Le Clerc.
BACQUA DE LABARTHE (Joseph-Napo- léon ) , avocat et jurisconsulte , né à Nérac le 19 mai 1804, mort à Lavardac le 19 décembre 1882.
Il était fils d'un ancien juge au tribunal de Nérac, Frix Bacqua, membre de la Société académique d'Agen. Les cinq enfants de ce magistrat furent tous inscrits à l'état civil de Nérac , de 1803 à 1809 , sous le nom de Bacqua, sans addition quelconque.
C'est ainsi, du reste, que signait l'avocat à la Cour d'appel de Paris , avant l'autorisation qui lui fut accordée en 1861 de prendre le nom de Bacqua de Labarthe, sous lequel avait été déjà inscrit son père dans l'acte de décès dressé à Lavardac le 2 septembre 1848. Cette forme était, je crois, légitime et anté- rieure à la Révolution, et l'arrêt de 1861 ne fit que restituer un nom authentique.
Quoi qu'il en soit, Joseph-Napoléon Bacqua, après avoir très longtemps habité Paris où il acquit une certaine notoriété , vint se fixer à Lavardac auprès de sa sœur, institutrice en retraite.
On doit à ce jurisconsulte divers ouvrages pratiques qui ont joui de quelque réputation :
— Codes de la Législation Fran- çaise. — Paris, 1839, pet. in-8°.
— Godes Usuels. Nouvelle éd. collationnée avec soin sur les textes officiels ; contenant la Charte cons- titutionnelle, les cinq Codes ordinai- res, onze Codes particuliers, etc. — Paris, 1839, 2 vol. in-32.
— Chemins de fer français. — Code annoté , contenant : 1° la Législation applicable aux Chemins de fer en général ; 2° sous un titre distinct , les lois , ordonnances , cahier des charges , etc. — Paris, 1847, in-8°.
— Code annoté de la Police admi- nistrative, judiciaire et municipale. — Paris , P. Dupont , 1856-57 , 4 parties in-8°.
— Codes Usuels de la Législation Française ; avec des Annotations sur les lois d'intérêt général, etc ; suivis d'un Appendice annoté con-
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tenant les lois communales les plus importantes. Nouv. éd. — Paris, ibid., 1863-64, 2 vol. in-8°.
— Godes spéciaux de la législation Française , contenant les lois, dé- crets, etc., sur les diverses matières du droit, codifiées sous des rubri- ques distinctes. — Paris, ibid., 1864, in-8°,
— Commentaire de la loi sur les Sociétés du 24 au 29 Juillet 1867 , contenant un Exposé historique de la législation antérieure. — Paris, ibid., 1868, in-8°.
BAI LIN (Jean), pasteur protestant du xvne siècle, né à Nérac vers 1640.
Je n'ai sur lui aucun détail biographique et ne le cite ici que pour sa thèse inaugurale sou- tenue en 1665 devant la Faculté de Théologie de Saumur. En voici le titre :
— De via quœ ducit ad summum bonum.
Cette thèse assez importante se trouve im- primée dans un recueil qui a eu deux éditions : Syntagma thesium theologicarum, etc. (Salm., 1660,in-4°). —Y. Augier.
BAIOLE (Jean), ou Bajole, historien et controversiste du xvn9 siècle, né à Condom en 1570, mort à Béziers le 20 mai 1650.
Il fut admis dans la Compagnie de Jésus à l'âge de 26 ans ; professa d'abord la philoso- phie et la théologie morale, puis se consacra à la prédication.
Deux de ses frères, André et Jean-Jérôme, étaient dans la même compagnie.
Outre plusieurs opuscules dirigés contre les calvinistes, le Père Jean Baiole a publié l'œu- vre suivante :
— Histoire sacrée d'Aquitaine, contenant Testât du Christianisme depuis la publication de l'Evangile jusques à nous. Première partie (seule parue). — Cahors, Daloy, 1644, in-4°.
Ouvrage curieux et intéressant pour l'Agc- nais. Dans plusieurs chapitres, l'auteur parle d'Agcn, de S1 Vincent d'Agen, etc.
V. sur Jean Baiole une notice de M. Léonce Couture dans le Bulletin du Bouquiniste d'Au-
bry (Paris, 1860, t. vi, p. 297). — D'après cet érudit, Baiole serait mort le 31 mai 1650.
Baïse (la). Journal littéraire, scien- tifique, etc. de l'Arrondissement de Nérac. — Nérac, impr. Commerciale, 1884-85, pet. in-f° de 4 pp.
Journal hebdomadaire dont le 1er n° parut le 24 février 1884, et le dernier le 29 mars 1885.
Propriétaire-gérant : A. Jalras.
A cette feuille littéraire succéda V Avant- Garde, en avril 1885. — V. Avant-Garde.
BALECH-LAGARDE (Louis-Auguste), lit- térateur, né à Pavie (Gers) en 1824.
Fondateur et rédacteur en chef de plusieurs journaux du Midi.
Il a écrit divers ouvrages, mais je n'ai à citer ici que les deux suivants :
— L'Ermite de Beausoleil. Coup d'oeil sur le Département de Tarn-et- Garonne. — Tournai, Castermann, 1862, in-12.
— M. Castilion. Coup d'oeil sur le Département de Lot-et-Garonne. — Ibid., 1872, in-12.
M. Balech-Lagarde a fourni d'assez nom- breux articles littéraires à la presse agenaise. Je signale notamment, dans le Papillon du 6 janvier 1856, un spirituel feuilleton intitulé : Fantaisistes et Réalistes.
BALLÂNDE (Jean-Auguste-Hilarion , dit Henri), artiste et auteur dramatique, membre de la Société Philotechnique, né à Pombié, commune de Cuzorn (Lot-et-Garonne), le 17 novembre 1820.
Un moment élève en pharmacie, Henri Bal- lande ne tarda pas à être dominé par ses goûts et ses aptitudes artistiques. Après un stage assez pénible en province, il fut engagé à l'Odéon, prit plus tard, en 1876, la direction du Théâtre Déjazet, et en 1880 celle du Théâtre des Nations.
Mais c'est surtout par la lutte courageuse qu'il entreprit en faveur des jeunes auteurs que ce compatriote a bien mérité de l'art dramatique français.
Emu de la difficulté qu'éprouvent les nouveaux venus a faire connaître leurs œuvres, il se livra d'abord à plusieurs combinaisons peu pratiques , et enfin , en 1869, organisa à la Gaîté, puis à la Porte
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S'-Martin des représentations de jour précé- dées de conférences sur les pièces annoncées. Cette innovation, que Sarcey baptisa du nom de Vêpres laïques, eut, comme on sait, un succès complet. Tous les théâtres de Paris s'empressèrent d'adopter, non le système trop littéraire des conférences , mais celui des représentations diurnes, qui s'est maintenu sous le nom de matinées.
Ne pouvant lutter dans ces conditions, Henri Ballande fonda des concours de pièces nouvelles dont le prix était la représentation immédiate des œuvres couronnées, et reçut pour cette initiative, en 1872, un des prix réservés par l'Académie Française à la publication des œuvres morales.
Les ouvrages de M. Ballande , j'entends ceux qui traitent de la diction , sont très appréciés :
— La Parole appliquée à la diction et à la lecture à haute voix. — Paris, l'Auteur, 1855, in-12 de 81 pp.
— Une Prière à Notre Saint-Père le Pape. — Paris, Dentu, 1860, broch. in-8°.
— Châteaux en Espagne. Poème. — Paris, ibid., 1861, in-8°.
Ces poésies n'ont pas accru sensiblement la réputation de l'auteur.
— La Parole , ou l'Art de lire et d'exprimer appliqué à la causerie, au professorat, à la lecture à haute voix, au barreau, à la scène, à la tribune et à la chaire sacrée. — Paris, ibid., 1868, in-12.
Le même auteur a fait jouer avec peu de succès, le 20 mars 1876, un drame en vers : Les Grands Devoirs.
V. sur l'intéressante innovation dont j'ai parlé : Les Matinées de M. H. Ballande. Etude, par J. Maret-Leriche (Paris, 1874, ïn-8* de 36 pp.).
Ballet à sept Entrées (le).— Agen, impr. J. Gayau, 1645, in-4° (?).
Relation d'une des plus brillantes fêtes données à Agen par le duc d'Epernon en l'honneur de sa maîtresse Anne de Maures, connue sous le nom de Nanon de Lartigue, pour laquelle il s'aliéna si bien l'esprit des Agenais. — V. Maures.
Cette relation imprimée est citée par Saint-Amans dans son Histoire du Départe- ment de Lot-et-Garonne (t. n, p. 75). Je ne la connais pas autrement et ne puis, dès lors, garantir l'exactitude du titre. — La pré- cision bibliographique de notre historien m'est un peu suspecte.
BALZAC D'ENTRAGUES (Robert de), seigneur de Dunes et Clermont-Dessus, sénéchal d' Agenais et Gascogne, né vers 1440, mort en 1503.
Il était le troisième fils de Jean de Balzac, seigneur d'Entragues. — De ses deux aînés, l'un, Roffec (ou Ruffec), fut sénéchal de Beau- caire et l'autre, Robert, seigneur de Rieumar- tin, sénéchal d'Agenais de 1467 à 1471, succé- dant à Pierre de Ramon, seigneur de Folmont. (Arch. de la Gironde et de Lot-et-Garonne.)
Ces Balzac jouèrent un assez triste rôle dans le sac de Lectoure de 1472 et eurent leur part des dépouilles du malheureux Jean V d'Arma- gnac (Cf. Philippe de Commines, Coll. Petitot, 2e preuve du livre IV ; Coll. Doat, t. lvii ; Dom Vaisette, t. v ; Monlezun, t. iv, etc.).
Robert II de Balzac avait épousé à Agen, le 3 octobre 1474, Antoinette de Castelnau, fille de son lieutenant Antoine de Castelnau et de Bretenoux. Il fut sénéchal d'Agenais et Gas- cogne après son frère, de 1474 à 1503 (Arch. de la Gironde et de Lot-et-Gar.), et fut remplacé par Antoine de Lestrange (1503 [1504]). — Il épousa en secondes noces, en Italie, le 22 octo- bre 1483, Lancie Fabri, fille de Laurent Fabri, gonfalonier de Florence, et devint un moment gouverneur de Pise pour Charles VIII (V. la Gé- néalogie des Maisons de Fabri et d'Ayrenx, par M. Jules de Laffbre. — Bordeaux, 1884, in-8°, p. 54).
Les Balzac d'Entragues , originaires du Languedoc, s'étaient fixés en Auvergne. — J'ai cru un instant que le second Robert, dont le lieu de naissance est inconnu, devait être rattaché à l'Agenais ; mais rien d'assez probant n'appuyant l'hypothèse , son nom aurait pu être écarté du présent répertoire. Toutefois , il m'a paru que sa qualité de sénéchal de notre pays où il passa la plus grande partie de sa vie m'autorisait à men- tionner les deux curieux écrits suivants , édités pour la première fois à Lyon par Symphorien Champier :
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— La Nef des princes et des batailles de noblesse, avec aultres Enseignemens utih et profitables à toutes manières de gens pour congnoistreàbien vivre et mourir,... composes par noble et puissant seigneur Robert de Bahac, conseiller et chambellan du Roy nostre sire et son seneschal au pays dagenes : item plus le Régime dung jeune prince et les Proverbes des princes,... les queh ont este composes par maistre Simphorien Champier, docteur en théologie et en médecine, jadis natif de Lyonnois (Lyon, impr. Guill. Balsarin, 1502, in-4° goth. à longues lignes, de lxv ff. chiff. — Fig. sur bois dans le texte ; fron- tispice gravé).
On cite une 2e éd. de ce recueil :
— La Nef des princes et des batailles de noblesse avec le Chemin pour aller à los- pital et aultres enseignemens utih. (Paris, Philippe Lenoir, 1525, pet. in-4° goth. de lxxxvi ff. n. chiff., à longues lignes.)
C'est dans le même vol. que se trouve le second opuscule de Robert de Balzac :
— La Nef des batailles avec le Chemin de lospital; composé par noble et puissant seigneur Robert de Bahac, seigneur d'An- tregues et de Saint- Amand es monteig nés, etc.
Armes de l'auteur : d'azur à trois flanchis ou saultoirs d'argent 2 et 1, au chef d'or, chargé de 3 flanchis du champ, posés en fasce.
Cette moralité fort singulière a pour titre spécial :
Sensuit le droit Chemin de IhopitaJ et les gens qui le trouvent par leurs œuvres et manières de vivre, etc.
On en connaît plusieurs réimpressions plus ou moins altérées :
— Le Grant Chemin de lospital (Lyon, impr. par Martin Houard pour Loys le Bourg, 1508, in-4<> de îv ff.).
— Le Chemin de lospital [ Paris , impr. veufve feu Jehan Trepperel et Jehan Jehannot, s. d., in-8° goth. de vm ff.).
— Le droict Chemin de lopital (S. 1. n. d., in-16 goth. de vm ff.).
Brunet, qui catalogue ces trois pièces, n'ose pas affirmer leur identité. — Elles sont toutes très rares.
P. Allut a reproduit cet opuscule in-extenso, d'après le recueil de Champier de 1502, aux pp. 119-125 de sa belle Etude biographique et bibliographique sur Symphorien Champier
(Lyon, Nicolas Scheuring, gr. in-8°, portr. et. vign.) :
— Sensuit le droit chemin de Ihospital et les gens qui le trouvent par leurs œuvres et manières dé vivre et que pour vraye succession et héritage doivent estre possesseurs et héritiers dudit hospital, etc. *
Le premier éditeur de Robert de Balzac, S. Champier, issu d'une branche lyonnaise des Champier du Dauphiné, était né à Sl- Symphorien-le-Château ( aujourd'hui S^Sym- phorien-sur-Coise ) vers la fin de 1471 et mourut en 1540. — Il épousa vers 1503 Mar- guerite Terrail, cousine germaine de Bayard, et fut lui-même armé chevalier à Marignan. Il devint plus tard médecin ordinaire du duc de Lorraine.
Les descendants de Champier se fixèrent en divers pays : Bugey, Beaujolais, Bourgo- gne , etc. Ils ont fourni plusieurs prélats , ambassadeurs et écrivains, et Palissy en parle dans ses ouvrages.
Vers 1540, un Symphorien Champier, petit- fils , je crois , du savant médecin , vint s'établir à Agen où sa lignée s'implanta. — V. Champier.
BANDELLO (Matteo), en français : Mathieu Bandel , cvéquo d'Agen , né à Castelnuovo (Milanais) en 1480, mort à Bazens , près le Port-S»«-Marie, en 1561.
Bandello entra fort jeune dans l'ordre des Dominicains dont son grand-oncle, le hardi théologien Vincent Bandello, mort en 1506, était alors général , et professa les belles- lettres à Mantoue et à Milan. Sa réputation le fit choisir , vers 1518 , pour précepteur de Lucrèce de Gonzague , qui devait épouser le général Vénitien Manfroni et devenir célèbre à la fois par son savoir, sa beauté et son dévouement conjugal.
Plusieurs poètes italiens ont chanté les vertus de cette dame, et Bandello lui a consacré tout un vol. d'odes imprimé à Agen en 1545 (V. plus loin).
En 1525, lors du pillage de la Lombardie par les Espagnols après la bataille de Pavie, le futur prélat, dont la maison paternelle fut détruite ; se réfugia en France ; il y reçut un accueil empressé des Frégose que la prise de Gênes, en 1522, avait conduit» chez nous. Les Frégose étant bien en cour,
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leur amitié valut quelque crédit au nouveau venu. François Ier lui confia plusieurs mis- sions diplomatiques qu'il remplit avec succès.
Nommé curé de Cabalsaut, près d'Agen, Bandello vint habiter le château épiscopal de Bazens, où s'était retirée la veuve de son protecteur César Frégose. C'est là sans doute qu'il se trouvait en août 1550, lorsque Henri II lui donna la succession du cardinal de Lor- raine.
Ce dernier, qui n'avait jamais pris possession de son diocèse, s'était reposé sur son officiai, Jean Valier, évêque de Grasse, du soin de l'administrer. Bandello fit de même. Il transmit son autorité à l'ancien coadjuteur, et, libre de toute préoccupation, se consacra entièrement aux lettres.
C'est sous les ombrages de cette belle résidence de Bazens affectionnée par tant de prélats agenais qu'il écrivit ses récits égrillards, réminiscences des conteurs les plus audacieux.
Malgré le peu de soucis que lui donnait son évêché, il s'en démit en 1555 en faveur de Janus Frégose, fils cadet de César ; mais il n'abandonna pas Bazens où il vécut encore plusieurs années. 11 fut inhumé dans l'église des Jacobins de Port-Sainte-Marie, au pied du maître-autel.
L'œuvre de Bandello est d'un genre assez peu édifiant. Elle se compose de quelques poésies, et principalement de nouvelles très libres, aussi étrangères que possible au carac- tère et à la qualité de leur auteur. Ces nou- velles (Novelle) licencieuses, dans le goût de Boccace et de Brantôme, sont fort connues; les moralités y apparaissent à chaque page, mais noyées dans des flots de gaillardises épi- cées qu'expliquent un peu les mœurs ultra- galantes de l'époque. — V. à ce sujet la notice Bandello, dans mon Histoire de l'Imprimerie en Agenais, chap. n.
Les odes à la louange de Lucrèce de Gonzague ont pour nous une importance exceptionnelle. Imprimées à Agen en 1545, elles représentent, en effet, la seconde impression agenaise connue, et même la première dont on ait aujourd'hui sous la main des échantillons , celle de 1542 ayant provisoirement disparu. — V. Vérin — et Imprimerie.
Voici ce livre :
— Canti XI composti del Bandeilo
de le lodi de la S. Lucretia Gonzaga di Gazuolo, è del vero amore, col Tempio di Pudicitia, et con altre cose per dentro poeticamente des- critte (in ottavo rima). — Le III Par- che da esso Bandello, cantate né la Natività del S. Giano, primogenito del S. Cesare Fregoso, è de la S. Gos- tanza Rangona sua Consorte. — (In fine :) Si Stampavano in Guienna, né la Città di Agen, per Antonio Rebo- glio , del Mese di Marzo, del 1545. — Très pet. in-i° de 203 ff. chiff. au recto. — Caractères italiques.
Les Canti XI sont dédiés à Paul-Baptiste Frégose et à dame Constance Bangona et Fré- gose; les Trois Parques à la suite portent une dédicace à J.-C. Scaliger, de qui on trouve une petite pièce de huit vers imprimée au fol. 5 du vol.
Je ne connais que trois exemplaires de ce livre, appartenant, l'un à la Bibliothèque départementale de Lot-et-Garonne, et les deux autres à MM. A. Claudin, libraire-paléographe, et Labadie, bibliophile bordelais.
Les Canti XI ont été payés jusqu'à 900 fr. en vente publique (vente Solar). On a parlé d'un exempl. en grand papier, probablement imaginaire.
La petite pièce : Le III Parche (pp. 194-202) fut, dit-on, réimprimée deux ans plus tard :
— Les Trois Parques. — Agen, 1547, in-8°.
Cela a-t-il jamais existé ? Le titre semble in- diquer une traduction française du xvie siècle qu'il serait intéressant de connaître; mais je ne sache pas qu'aucun bibliophile contempo- rain ait rencontré cette brochure.
Les Trois Parques portent le titre suivant dans l'éd. de 1545 :
Capitoli III Natali fatti del Ban- dello, è chiamati le Trè Parche né la Natività del Primogenito del S. Ce- sare Fregoso.
La pièce est dédiée au comte Guido Bangone, chevalier de Sl-Michel.
L'imprimeur des Canti XI, Antoine Beboulh, était le fils d'un libraire agenais, Guillaume Beboulh, qui exerçait dès 1525. Il fut, je crois, le premier qui établit des presses dans notre
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pays, et dès 1540 il était imprimeur des con- suls d'Agen. — V. l'Histoire de l'Imprimerie en A gênais, chap. il.
Bien que les Novelle de Bandello n'appar- tiennent pas à l'Agenais, j'ai cru devoir les mentionner ici. L'auteur, devenu presque nôtre par sa situation, en écrivit sans doute la plus grande partie à Bazens. Elles furent publiées presque toutes pendant son épiscopat.
— La Prima ( la seconda et la terza) parte de le Novelle. — Lucca, il Busdrago, 1554. 3 vol. in-4°.
— Quartot- parte. — Lione, Ales- sandro Marsily, 1573, in-8°.
Les éd. des Novelle sont assez nombreuses. J'indiquerai celles-ci :
Milan, 1560, 3 vol. in-8».
Venise, 1566, 3 vol. pet. in-4°.
Londres, S. Harting , 1740, 4 tomes en 3 vol. in-4°. — C'est la plus recherchée.
Londres (Livoume), 1791-93, 9 vol. in-8°.
Milan, Silvestri, 1813, 9 vol. gr. in-16.
Antérieurement, Bandello avait publié une traduction latine de la 98» nouvelle du Décaméron :
— Titi romani et Egesippi athe- niensis amicorum historia, in lati- num versa (Mediolani, Gottardi Pon- tici, 1509, pet. in-4° de 33 ff.).
Les Novelle ont été traduites en français et plusieurs fois réimprimées :
— Histoires tragiques, extraictes des Œuvres italiennes de Bandel et mises en nostre langue françoise par Pierre Boaistuau..., surnommé Lau- nay , natif de Bretaigne. ( Paris , Benoist Prévost, 1559, in-8°.)
— Histoires tragiques, extraictes des Œuvres de Bandel et mises en langue françoise, les six premières par Pierre Boaistuau... , les douze suyvantes par François de Belle- Forest , Comingeois. ( Paris , 1568- 1603, 7 vol. in-16.)
Editions diverses :
Lyon, Pierre Rigaud, 1574, 8 vol. in-16; ibid. , 1595 et 1616, 7 vol. in-16; Lyon, Pierre Rollet, 1575-77, 7 vol. in-12 ; Rouen, Adrian de Launay, 1603-1604, 7 vol. in-12.
— Dernier volume des Nouvelles de Bandel, de nouveau traduict de l'ita- lien en françois. (Lyon, Alexandre Marsilly, 1574 et 1577, in-16.)
C'est une réimpression du tome iv de l'éd. de Lyon.
Je signale aussi une trad. anglaise par Broke (Londres, 1562-87, in-4°), et une trad. espagnole de 1603 (Valladolid , petit in-8° ). Cette dernière ne se compose que de 14 nouvelles.
Aux vol. précédents, on joint le Thresor des Histoires tragiques de François de Belleforest , contenant les harangues , dis- cours , complainctes , remonstrances, exhor- tations, missives et aultres propos remarquables contenus en icelles ( Paris , Gervais Mallot , 1581, petit in-12).
Feutry a donné un choix de ces Nouvelles (Londres et Paris, 1753 et 1779, 4 vol. pet. in-12), et un libraire français contemporain en a récemment entrepris une réimpression com- plète :
— Nouvelles de Bandello, Domini- cain, Evèque d'Agen (xvie siècle) , traduites en français pour la pre- mière fois ( Paris, Lizeux, 1879-80, 2 vol. in-16.
Ce sont les deux premiers tomes. Je ne pense pas que la suite ait été annoncée.
V. le Catalogue des Conteurs de Viollet- le-Duc, p. 118, et la Bibliographie clérico- galante, par Y Apôtre bibliographe (le libraire Laporte). (Paris, 1879, in-8».)
On ne trouve pas d'exemplaires de la traduc- tion Boaistuau-Belleforest dont tous les vol. soient uniformes comme dates, lieux d'impres- sion et noms d'éditeurs. L'anomalie s'explique par le succès même qu'obtint ce recueil grave- leux. — Il est probable, en effet, comme l'a pensé Paul Lacroix (Catalogue Pixérécourt), que, pour répondre à des demandes très nom- breuses, les libraires de Paris, de Rouen et de Lyon faisaient imprimer à leurs noms des titres qu'ils plaçaient sur des vol. généralement sor- tis des presses de Louis Dauphin.
Il ne me paraît guère utile de rappeler que le Nouveau Dictionnaire historique, inspiré par un zèle aussi pieux qu'intempestif, s'est ima- giné d'attribuer les Novelle de l'évêque d'Agen à un napolitain obscur du nom de Jean Bandel.
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Bandello avait laissé des poésies inédites, qui ont été publiées seulement en 1816 par le doc- teur Luigi Costa, d'après un ms. de la Bi- bliothèque de Turin :
— Rime de Matteo Bandello (Turin, 1816, in-8°).
V. encore sur Bandello une notice d'Echard et Quétif, au t. i, p. 155 des Scriptores ordinis prœdicatorum recensiti, notisque Itistoricis et criticis illustrati (Paris, 1719-21, 2 vol in-f°j ; les Piemontesi Ulustri de Napione ; le Dic- tionnaire de Bayle, etc.
BARADAT (Jean-Charles-Dieudonné), éco- nomiste, né à Agen le 24 octobre 1831.
M. Charles Baradat, membre de la Société des Agriculteurs de France et de la Société de Statistique, fils d'un ancien directeur de l'Ecole normale d'Agen, a été notaire à La- plume de 1854 à 1864. Il fonda à Paris en 1869 la seconde Société anonyme du Crédit rural , au capital de 20 millions ; mais des ennuis imprévus le forcèrent bientôt à se retirer (mai 1870).
De 1872 à 1878, il a publié dans la presse parisienne (Semaine, — France Financière,
— Audience, — Galette des Provinces, etc.) des études et articles économiques signés parfois des pseudonymes de Ca&ella et de De Laca%e. — Je me borne à citer une critique de la loi de 1867 relative aux sociétés ano- nymes, imprimée d'abord dans la Semaine, en 1876.
De Laca%e est le nom patronymique d'une ancienne famille d'Astaffort dont la mère de M. Baradat descendait et qu'il est seul aujour- d'hui à représenter. Il est actuellement en ins- tance pour obtenir l'adjonction régulière de ce nom au sien propre.
On lui doit les publications suivantes :
— L'Enquête agricole et le Crédit. — - Paris, Guillaumin et Cic {Agen, impr. P. Noubel), 1866, gr. in-8° de 32 pp.
— Rapport présenté à l'Assemblée générale des Actionnaires du Crédit Rural de France, le 27 janvier 1866.
— Paris, impr. Poupart-Davyl, 1866. in-4° de 14 pp.
— La Dépopulation de la France.
— Paris, ibid., 1868, gr. in-8» de 12pp.
— Compte rendu à l'Assemblée générale extraordinaire des Action- naires du Crédit Rural de France du 17 août 1869. — Paris, impr. Paul Dupont, 1869, in-4° de 18 pp.
— Rapport sur le Crédit Rural de France, présenté k la Commission supérieure de l'Enquête agricole et à la Commission de la Société des Agriculteurs de France chargée du Crédit agricole. — Paris, ibid., 1869, gr. in-8° de 24 pp.
— A MM. les Actionnaires du Cré- dit Rural de France. — Paris, impr. J. Soubie, s. d. (1874), in-4° de 28 pp.
M. Charles Baradat (ou Baradat de Lacaze) s'occupe aujourd'hui de travaux historiques et paléographiques sur notre région. Il vient de donner au public un premier ouvrage :
— Astafort (sic) en Agenais. Notice historique et Coutumes. — Paris, Honoré Champion ; Agen, J. Michel et Médan (impr. V. Lenthéric), 1885, gr. in-8° de 226 pp. — Armes d'Astaf- fort sur le titre.
A la suite d'une très intéressante notice historique, l'auteur produit les curieuses coutumes d'Astaffort de 1304. Le texte roman est accompagné d'une traduction française en regard. — Ouvr. tiré à 350 exempl*.
M. Baradat a retrouvé et préparé tout ou partie des textes des anciennes coutumes de plusieurs autres localités de la région : Nérac, SérUjnac, Sainte-Colombe, Meilhan, Monta- ynac, Laplume et Aubiac. Ces précieux documents doivent former un des prochains fascicules des Archives historiques de la Gascogne.
Je termine en signalant un assez curieux article du même auteur dans le n° du 19 février 1883 de Y Echo de la Dordogne : Biographie et Poésies de Bertrand de Born, troubadour périgourdin du XIIe siècle. (Extr. des mss. existant à la Bibliothèque Nationale).
BARATET (N.), poète, né à Sérignac vers 1690.
Il fut maire perpétuel de Villencuve-d'Agen (aujourd'hui Villeneuve -sur- Lot ). — Ses œuvres sont très peu connues.
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D'abord lié avec Daubasse (V. ce nom), son amitié ne résista pas aux épigrammes que lui décocha ce dernier. Deux de ces méchantes attaques ont été imprimées aux pp. 123 et 124 de l'éd. de 1839.
Baratet eut plusieurs de ses compositions couronnées aux Jeux floraux de Toulouse et concourut même pour un prix de l'Académie Française.
Tout ce que je puis citer de lui se réduit à deux pièces insérées dans le Mercure de France :
— Elégie qui a remporté cette année le prix de l'Académie des Jeux floraux de Toulouse (1701, f° 18).
— Ode de M. de Baratet de Sérignac , maire de Villeneuve-d' A génois , sur la Créa- tion du monde (Septembre 1702, f° 24).
BARBASTE (Charles), pasteur protestant du xvie siècle, né à Barbaste, près Nérac.
Entré d'abord dans l'ordre des Carmes qu'il quitta pour embrasser la Réforme, il fut un des ministres qui assistèrent au colloque de Poissy, en 1561.
La Bibliothèque Française de Lacroix du Maine et Du Verdier dit que Charles Barbaste écrivit une Histoire de notre temps (?)
BARBE (Jean-Sylvain .de), médecin, né à Sainte-Livrade en 1809, mort à Chaumes (Seine-et-Marne) en 1865.
Il fut longtemps maire de Chaumes et médecin de l'hospice de cette ville.
On a de lui :
— Traité théorique et pratique de la Syphilis. — Paris , Leclerc , 1846, in-8°.
BARBEGUIÊRE (Jean-Baptiste), médecin, né à Casteljaloux en 1723, mort à Bordeaux après 1797.
Docteur agrégé de la Faculté de Médecine de Bordeaux.
On cite de ce médecin, qui pratiqua et vécut à Bordeaux, deux thèses et un ouvrage ma- çonnique :
— Quœstiones medicœ pro agre- gatione Burdigalensi assequenda : An ex diversa obstructionis indole diversa curandi methodus?... An Febris medicamenti visu ac virtu- tera in inflammatione exerceat?... —
Burdigalœ,J.-B. Lacornée, 1754 , in-
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— Quœstiones medicœ, certamini pro vacante in Pacultate Medicinœ cathedra subjiciendœ : utrum in Fe- bribus malignis vesicantium utilitas a solo stimulo...? An lactentium morbi a nutricis lacté... ? — Burdig., Ve P. Brun, 1757, in-4°.
— La Maçonnerie Mesmérienne, ou les Leçons prononcées par FF. Mont, Riala, Themola, Seca et Calaphas, de Tordre des FF. de l'Harmonie, en Loge mesmérienne de Bordeaux. — Amsterdam (Bordeaux), 1784, in-8°.
BARDIES (Guillaume-Louis, baron de), historien, né à S'-Girons (Ariège) le 7 septem- bre 1855.
Avocat, docteur en droit à Soulan (Ariège), ancien chef de cabinet du préfet de l'Ariège en 1877, membre et lauréat de plusieurs Sociétés savantes.
Parmi ses diverses publications historiques, la suivante offre pour notre région un réel in- térêt :
— L'Administration de laGascogne de la Navarre et du Béarn en 1740. — Paris, Maurice Tardieu, 1882, in- 12 de 176 pp.
Etude couronnée par la Société Archéologique du Midi de la France et par l'Académie Natio- nale.
V. une analyse de cet ouvrage par M. Marius Sépet dans l' Union du 10 mars 1882, et un ar- ticle de Owen-Lewis dans le Morning-Post du 12 juillet 1883.
BARENNES (Raymond), avocat au parle- ment de Bordeaux, né à Agen le 22 septembre 1739, mort à Paris en septembre 1800.
Il* fut le dernier professeur de droit français à Bordeaux avant la Révolution.
Nommé en 1790 procureur général-syndic de la Gironde, puis procureur de la commune à la formation de la première municipalité bor- delaise, Barennes fut élu député du même dé- partement à l'Assemblée législative de 1791, passa au Conseil des Cinq-Cents en l'an VI et fit partie du Conseil des prises après le 18 bru- maire.
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Il fut accusé de ne s'être pas élevé contre La Fayette, en sa qualité de membre de l'Assem- blée législative, et d'avoir adhéré à la Commis- sion populaire, alors qu'il était accusateur pu- blic près le Tribunal criminel de la Gironde. Son acquittement fut prononcé par jugement du 11 messidor an II de la Commission mili- taire.
On a de Raymond Barennes plusieurs mé- moires ou factums imprimés, et des rapports très remarquables dans l'ordre judiciaire pré- sentés au Conseil des Cinq-Cents.
Les jurats de Bordeaux l'avaient désigné en 1784 comme censeur du Journal de Guienne.
Il était membre de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen.
BARÈRE DE VIEUZAG (Bertrand), fa- meux conventionnel, né à Tarbes en 1755, mort le 15 janvier 1841.
Je n'ai pas à m'occuper de la biographie bien connue et des diverses publications de ce député des Hautes-Pyrénées, qui débuta comme avocat au parlement de Toulouse, et, après une carrière incohérente, finit en placide bourgeois. — Son nom ne figure ici que pour l'impression suivante :
— Discours prononcé dans la séance de la Convention Nationale du Vendredi, 4 janvier 1792, Tan se- cond de la République Française, sur le Jugement du Procès de Louis Ca- pet. Imprimé par ordre de la Con- vention. — Agen, impr. Ve Noubel et Fils aîné, 1793, in-8° de 46 pp.
Une des mille impressions agenaises de la période révolutionnaire.
BAREYRE (Marie-Eusèbe-Etienne), vétéri- naire du département de Lot-et-Garonne, né à Tonneins le 15 décembre 1791, mort à Agen le 16 septembre 1845.
Etienne Bareyre, élève de l'Ecole d'Alfort, fonda la Société de Médecine vétérinaire de Lot-et-Garonne.
On a de lui :
— Département de Lot-et-Garonne. — Statistique des animaux domesti- ques. Espèce bovine. — Agen, impr. P. Noubel, 1845, in-8° de 98 pp., avec une lithogr. représentant le Bœuf du coteau.
BARILHARD (Pierre), libraire, né à Agen vers 1550, mort au même lieu en 1619.
Il était fils, je crois, de Lucas Barilhard, li- braire agenais, qui exerçait en 1566.
Les Barilhard étaient établis à Agen, dans la rue Garonne, près la maison de ville.
Dès 1590, Pierre était fournisseur en titre de la ville et des consuls (V. les Archives commu- nales d'Agen, CC. 325, 327, etc.). Son com- merce était, semble-t-il, assez important et sa situation personnelle fort honorable. J'en ai parlé longuement dans le chap. n de Y Histoire de l'Imprimerie en Agenais auquel je renvoie le lecteur.
D'après le premier Catalogue La Vallière, Brunet (Manuel du Libraire) a mentionné , en l'attribuant à Pierre Barilhard, un petit opus- cule en vers de la plus grande rareté :
— Discours du siège mis par les Huguenots devant le passage (sic) d'Agen, au mois de Juillet 1589, vail- lamment soutenu contre eux par M. le marquis de Villars. — Tolose, Raymond Colomiez, 1589, pet. in-8°.
L'attribution de cette pièce au libraire Barilhard est certainement le résultat d'une confusion.
Dans son Histoire d'Agen manuscrite, Labé- nazie (V. ce nom) signale, sur ce même siège, un poème d'Antoine de La Pujade, imprimé aussi à Tolose, par Raymond Colomiez, en 1589. 11 n'en donne pas le titre, mais son ma- nuscrit porte une rature significative : le mot discours, d'abord écrit, est biffé et remplacé par poème.
Le Discours catalogué par Brunet et le Poème mentionné par Labénazie ne sont évidemment qu'une seule et même pièce, due à La Pujade. Telle est aussi l'opinion de M. Ta- mizey de Larroque, qui voit dans le nom de Barilhard un simple lapsus calami. — Il est bien regrettable que l'extrême rareté de la bro- chure ne m'ait pas permis une vérification di- recte.
M. l'abbé Barrère (V. ce nom), étudiant à son tour la question (Les Poètes Lapoujade et leur famille. — Revue de Gascogne, t. xvi, 1875) , a présenté Barilhard comme l'éditeur et l'ami de La Pujade, et a supposé qu'on avait pu prendre le nom du libraire pour celui de l'auteur. L'hypothèse est peu satisfaisante : le
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nom de l'imprimeur, sur lequel tout le monde est d'accord, figurait seul sans cloute au frontis- pice de l'opuscule.
Quoi qu'il en soit, comme on ne peut guère supposer une substitution volontaire , c'est-à- dire une supercherie de La Pujade, et que d'ailleurs je ne crois pas du tout à l'existence de deux relations versifiées et distinctes du siège du Passage-d'Agen de 1589 , j'estime qu'on doit admettre l'anonymat du poème, que peut-être Barilhard avait fait précéder d'un avis au lecteur. — V. La Pujade.
On trouve nne relation du même fait d'armes dans une autre plaquette anonyme que je mentionnerai en son lieu. — V. Briefve Narration.
BARRÈRE (Joseph), historien et archéolo- gue, né à Mézin le 18 septembre 1808, mort à Agen le 17 janvier 1885.
Il débuta en 1836 par la petite cure d'Asquets, devint en 1838 aumônier des prisons de Nérac, et partit en 1840 pour l'île Bourbon où il fut nommé, le 20 octobre, vicaire de la cathédrale Saint-Denys, puis, en 1841, curé de Sl-Paul. Bentré en France au commencement de l'année 1845 et chargé alors du vicariat de Mézin, il fut appelé, le 15 octobre 1850, à professer les mathématiques et l'archéologie au Petit Sémi- naire d'Agen.
L'abbé Barrère était titulaire de la cure de Daubèze, chanoine honoraire depuis 1875, et desservit longtemps l'aumônerie du couvent de la Miséricorde d'Agen.
Il était correspondant du Ministère de l'Ins- truction publique et de la Société des Antiquai- res de France.
On a de lui des travaux historiques et archéo- logiques assez estimés au point de vue descrip- tif:
— Sceau du Chapitre de l'Eglise cathédrale S^Etienne d'Agen. — Paris, impr. Boucquin, 1853, in-8° de 11 pp.
Extr. du Recueil de la Société de Sphra- gistique , mars 1853.
— Histoire religieuse et monu- mentale du Diocèse d'Agen , depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours ; comprenant la partie des Diocèses circonvoisins autrefois renfermés dans l'Agenais. — Agen,
impr. P. Noubel, 1855-56, 2 vol. in- 4o, dexi-392 et 440 pp., avec nom- breuses lithographies à deux teintes et 6 planches annexes.
Bien des assertions de l'auteur ont été controversées.
— Le Général de Tartas, et Récit de ses expéditions militaires en Afrique, d'après sa correspondance et d'après le témoignage des docu- ments officiels et de plusieurs de ses compagnons d'armes. — Paris et Bordeaux {Agen, impr. P. Nou- bel), 1860, in-12 de 224 pp.
— Ermitage de S1- Vincent- de - Pompéjac, depuis son origine jus- qu'à sa restauration par les Carmes déchaussés; comprenant le réta- blissement providentiel de ces Religieux en France, une Disserta- tion sur l'Episcopat de S4 Caprais et plusieurs pièces justificatives. — Agen , au Couvent des Carmes {impr. P. Noubel), 1865, in-12 de 372 pp.
Ouvrage tiré à 2.000 exempl.
L'emplacement de Pompéjac et l'épiscopat de S1 Caprais sont des questions obscures que l'abbé Barrère a traitées avec plus de convic- tion que d'autorité. — V. Caprais et Vincent.
— Précis du Rétablissement pro- videntiel des Carmes déchaussés en France et de la Restauration de S1 - Vincent - de - Pompéjac par ces Religieux. — Agen, ibid.} 1865, gr. in-18 de 58 pp.
Extr. de l'ouvrage précédent, tiré à 500 exempl.
— Histoire de la Commune de Port-Sto-Marie. — Agen, impr. P. Noubel, 1866, gr. in-8° de 28 pp.
Monographie intéressante.
— Peinture murale polychrome de l'Eglise de Castelmoron, par M. Adolphe Brucker. — Villeneuve-sur- Lot, impr. G. Leygues, 1868, in-8° de 12 pp.
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Brochure anonyme dont le titre est disposé de manière à la faire attribuer à Adolphe Brucker, peintre et musicien distingue.
— La Commune et l'Atelier moné- taire de Medicinum ou Mézin sous l'occupation anglaise. — Paris , 1874, gr. in-8° de 15 pp.
Extr. de la Revue des Sociétés savantes, cinquième série, t. vu, p. 74.
— Berguille , ou l'Extatique de Fontet. Apparitions accompagnées de divers prodiges. — Agen, impr. S. Demeaux ; libr. Ach. Chairou ; Paris et Bordeaux , s. d. ( 1874 ) in-18 de 111 pp.
Livre d'une mysticité étrange et qui fut, je crois, peu goûté.
— Entrée solennelle de Mgr Jean- Emile Fonteneau , évêque d'Agen , dans sa ville épiscopale , le 16 Février 1875. — Agen , impr. S. Demeaux, 1875, broch. in-18.
Extr. de Y Union du Sud-Ouest. L'abbé Barrère a fourni, en outre, quelques articles intéressants à la Revue de Gascogne :
— Monnaie de Cécile , comtesse de Rode%>- d Armagnac ; Monnaies de S* Louis et de Philippe-le-Hardi ; Monnaies féodales trouvées à St-Barthélemy (t. xiv. 1873).
— Les Sx-Gèry de Magnas dans l'Agenais et le Condomois (t. xiv).
— Analyse et Extraits d'un registre de l'hôtel de ville de Condom (t. xm et xiv. 1872-73).
— Le Pont à" Agen et Jean de Marres, évêque de Condom ; Renseignements et docu- ments inédits sur les Roquelaure ; Les Poètes Lapoujade et leur famille (t. xvi. 1875).
— Une Trahison sur la ville d'Agen (t. xvn. 1876).
Curieux épisode de la Ligue dans l'Agenais en 1543.
Je citerai encore :
— Le Christianisme et les Eglises dans la Chine et la Tartarie Orientale avant le xvne siècle {Revue de l'Art Chrétien. Décembre 1858, p. 529 à535).
On trouve du môme auteur plusieurs études artistiques sur les Peintures de l'Eglise de
Port-Ste-Marie par M. Brucker et sur celles de M. Bézard à la cathédrale d'Agen, dans le journal agenais le Glaneur de 1865 ; des Notes Historiques sîir la Révolution dans le Lot-et-Garonne, dans le Courrier Agenais de 1868 et 1869, etc.
Deux curieux articles parus dans le Mémo- rial Agenais des 7 et 19 juillet 1836, signés: *** Prêtre , pourraient bien être aussi de lui. C'est une critique très vive de V Histoire du Département de Lot-et-Garonne de S^Amans. Deux répliques piquantes, signées : *** Moine, se produisirent dans les nos des 19 et 28 juillet.
L'abbé Barrère prit une part assez active au Congrès Scientifique tenu à Bordeaux en 1861. Le Compte rendu de ce Congrès contient ses réponses à trois questions du programme : 1° Quelles furent au ive siècle les relations littéraires entre le Bordelais et l'Agenais? — 2° Quelle fut la patrie de Sulpice- Sévère, l'ami et le confident de S1 Paulin ? — 3° Déterminer à quelle localité convient le nom de Cassino- gilum, rendu célèbre par la naissance de Louis- le-Débonnaire ?
BARRET DE LAVEDAN (Pierre-Fleuri), critique dramatique, né à Bordeaux le 13 mai 1781 , mort à Agen le 18 mars 1839.
Il avait débuté comme surnuméraire dans l'administration des Domaines. Nommé en 1808 conseiller auditeur à la cour d'appel d'Agen, il y devint avocat général en 1811 et conseiller en 1819.
Sous le pseudonyme de Un vieil Amateur, il fournit de très nombreux articles de critique théâtrale au journal le Mémorial Agenais.
Ces articles, écrits d'un style nerveux et élégant, étaient en général si remarquables que le directeur de la Quotidienne fit, dit-on, des propositions superbes à l'auteur.
BARRIER (Eugène), littérateur, né à Paris le 16 mars 1821.
Licencié es lettres, ancien chargé de cours d'anglais au Lycée d'Agen en 1868.
Il avait professé à Londres, San-Francisco, New-York, etc., avant d'être nommé à Bayeux et à Louhans, d'où il fut envoyé à Agen. Une paralysie l'éloigna de l'enseignement en 1869.
M. Eugène Barrier a publié en divers lieux une foule de brochures en prose et en vers dont je n'ai pas à m'occuper. Je citerai seule- ment les deux suivantes, imprimées chez nous:
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— L'Indépendance Américaine. Poème épique en vingt Chants. — Premier Chant. — Agen, impr. P. Noubel, 1869, in-8° de 44 pp.
Tiré à 500 exempl.
C'est le seul chant que j'aie rencontré. La couverture porte : Prix des vingt Chants réunis en un seul volume : 6 fr. — Je ne crois pas que le poème ait été complété.
— Human Mind (l'Esprit humain). A Lecture delivered in french. — Agen, ibid., 1869, in-8° de 16 pp.
Conférence faite en français le 11 novembre 1868 à Boston et trad. en anglais par l'auteur.
BARSALOÏÏ (Marie), Dame Laspeyres, romancière , connue en littérature sous le pseudonyme de Manoël de Grandfort. — V. Grandfort.
BARSALOU - FROMENTY (Jean - Denis Barsalou, dit Gustave), philosophe et littéra- teur, né à Agen le 30 juin 1814..
Avocat, membre de la Société d'Anthropo- logie de Paris, adjoint au maire d'Agen, etc.
Il a publié jusqu'à ce jour :
— Etudes sur le passé et l'avenir des Travailleurs. — Agen, impr. P. Noubel, 1848, pet. in-8°.
— Aux Royalistes. — Agen, impr. J.-B. Barrière, 1851, in-12 de 96 pp.
Cette brochure fut l'objet d'une saisie opérée chez l'auteur, en vertu d'ordres municipaux.
— La Philosophie Terrestre. — Ge- nève, Ch. Menz, 1876, in-8° de 488 pp.
Ouvrage curieux dont l'entrée en France fut interdite pendant plusieurs années.
— Un Curé et son Ame. — Paris, A. Ghio, (Agen, impr. Cassan), 1881, in-8° de 32 pp.
Dialogue philosophique en vers, tiré à 1,000 exempl.
— Conseil Municipal d'Agen. De- mande en revendication de l'usu- fruit de l'emplacement du Grand Séminaire par la ville d'Agen. — Agen, impr. A. Cassan et A, Cazau- tet, 1881. in-8° de 14 pp.
Rapport fait au nom d'une Commission spé- ciale chargée d'examiner cette question.
— Les Maris sauvés. — Roman trop sérieux. — Paris, A. Ghio (Agent impr. Cassan et Cazautet), 1885, pet. in-8° de 398 pp.
Thèse philosophique pleine d'originalité et d'imprévu.
M. Gustave Barsalou a collaboré activement à divers journaux agenais politiques et littéraires, notamment à YEcho du Peuple, journal de 1848, qui devint le Républicain de Lot-et-Ga- ronne en 1849 et qui d'ailleurs vécut peu ; au Papillon (1853-57), feuille spirituelle et satiri- que, où, sous divers pseudonymes drolatiques, il soutint contre le Chat cette guerre d'épi- grammes qui ne finit qu'à la mort de ce der- nier, arrivée le 26 juin 1853 ; au Journal du Peuple, publié à Agen du 14 avril 1878 au 6 avril 1879, etc.
Parmi les diverses études politiques données au Républicain de Lot-et-Garonne de 1849 par l'auteur de la Philosophie terrestre, je citerai :
— Monarchie et Souveraineté du Peuple (11 et 13 décembre).
— Les Rouges, les Blancs, les Jaunes, les Noirs, les Caméléons, les Verts, les Modérés, ou les Couleurs politiques.
— L'Instituteur et le Curé, etc.
BARTATRÈS (Antoine), mathématicien et naturaliste, né à Villeneuve-sur-Lot le 16 juillet 1773, mort à Agen le 10 janvier 1857.
Professeur de Sciences, Secrétaire perpétuel de la Société des Sciences , Lettres et Arts d'Agen.
On a de lui les travaux suivants :
— Eloge de M. de Saint-Amans, lu devant la Société d'Agriculture , Sciences et Arts d'Agen.— S. l.n.d, {Agen, impr. P. Noubel, 1834), in-8° de 36 pp.
Extr. du Recueil de la Société, 1™ série, t. m (1834).
— Géognosie du Département de Lot-et-Garonne. — Agen, impr. P. Noubel, 1846, broch. in-8° de 37 pp.
Extr. du même Recueil, t. rv. (1846).
— Culture des Céréales dans les Landes du département de Lot-et- Garonne. — Agen, ibid., 1842, broch. in-8° de 18 pp.
Extr. du même Recueil, même tome.
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— Comparaison du récit de Moïse sur la Création de l'univers, avec les découvertes récentes de la physique et de la géologie, suivie de quelques Observations sur le déluge de Noé. — Agen, ibid., 1850, in-8° de 31 pp.
Extr., du même Recueil, t. v (1850).
— Leçons de Physique et de Chi- mie appliquées aux Arts et particu- lièrement à l'Agriculture, à l'usage des Maisons d'éducation. — Agen, ibid., 1852, in-8° de v-458 pp.
— Météorologie Agricole du Dé- partement de Lot-et-Garonne. — S. I. n. d. [Agen, impr. P.Noubel, 1853), in-8° de 41 pp.
Extr. du Recueil de la Société des Se, Lett. et Arts d'Agen, lre série, t. vi.
— Statistique Agricole du Départe- ment de Lot-et-Garonne. — S. I. n. d. {ibid., 1853-57), 4 broch. in-8°.
Extr., tirés à 20 exempl., du même Recueil, t. vi à vin.
— Compte rendu des Travaux de la Société d'Agric, Se. et Artsd'Agen. Année 1852. — 5. I. n. d. (ibid., 1853), in-8° de 16 pp.
Extr. du t. vi.
Quelques autres travaux du même auteur, imprimés dans le Recueil cité, n'eurent pas de tirages à part. Je cite seulement : Voyage dans une partie de nos Landes (t. m, 1834) ; Théorie des assolements (t. v, 1850) ; Statistique mé- téorologique du département de Lot-et-Ga- ronne (t. vi, 1853).
BARTHALÊS (Alfred), négociant, né à Sos le 4 novembre 1847. Il a publié sous les initiales A. B. :
— - Les Sotiates , leur origine et leur histoire. — Etude monographi- que. — ■ Nérac, impr. Dutilh, 1881, in-18 de 108 pp., fig.
Une 2e éd. de cette étude a paru en 1882.
L'emplacement de Y Oppidum des Sotiates a été fixé en une foule de lieux par les historiens modernes. Malgré les nombreuses controverses qui ont cherché à l'éclairer, cette question reste fort obscure. — V. Sotiates.
BIBLIOGRAPHIE GENERALE DE L'AGENAIS. T. I.
8ARTHE (Jean), pseudo-vétérinaire, né à Prézat (com. de Sauveterre-d'Astaflfort), le 22 février 1808, mort à Agen le 28 juin 1883.
Longtemps maréchal-ferrant à SWean-de- Thurac, il vint habiter Agen en 1852 et vécut difficilement de ses connaissances pratiques en médecine vétérinaire.
Il fit imprimer les trois brochures suivantes :
— L'Epidémie, ou la Contagion de l'infection et de la peste humaine. — Moyens préservatifs et curatifs, etc. — Agen, impr. Léon Rabain, 1871, in-8° de 31 pp.
— Le Typhus des bêtes à cornes, ou la peste bovine. Moyens curatifs et préservatifs. — Agen, ibid., 1871, in-8° de 12 pp.
— Petit Traité d'Economie domes- tique. — Agen, impr. V. Lenthéricf 1878, in-18 de 15 pp.
Petit recueil aussi insignifiant que possible.
6ARTHE (Etienne), ancien prêtre, né à Casteljaloux le 18 août 1829.
Vicaire de Marmande en 1853, puis curé de Razimet, il devint ensuite professeur au Collège de Blaye, et plus tard, en 1862, directeur de la Maîtrise de St-Nicolas de Bordeaux.
Interdit successivement à Agen et à Bordeaux, l'abbé Barthe rentra en 1864 dans la vie civile.
Je citerai de lui l'ouvrage suivant :
— Vie de Pey-Berland, Archevêque de Bordeaux, et Monographie histo- rique et religieuse de la Tour Pey- Berland, ou Notre-Dame d'Aquitaine. — Bordeaux, impr. A.-R. Chaynest 1863, in-16 de vn-188 pp.
Au verso de la couverture de ce petit volume sont annoncés pour paraître prochainement trois ouvrages religieux qui, je crois, sont res- tés inédits :
Nouvelle Vie des Saints du diocèse de Bor- deaux (in-12); Notice historique sur Notre- Dame de Talence (in-12) ; Un nouveau Bou- quet à Marie pour tous les jours du mois de Mai, ou Mois de Marie du Sanctuaire et des Familles.
BARTHE ( Jérôme-Etienne- Avin), ancien agent d'affaires , né à Aubiac le 1er mai 1839.
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Il fut un moment inspecteur, à Agen, de la Cie Y Exonération, et publia une brochure sans importance :
— Théorie-Pratique sur la Manière de guérir la Maladie de la vigne, des arbres à fruit et des plantes potagères par la Poudre oïdique. — Agen, impr. J.-A. Quillot, 1865,
in-18 de 72 pp.
Espèce de réclame commerciale tirée à 3,000 exempl.
BARTOUILH (Jean-Gabriel), prêtre, né à Nérac le 11 juillet 1731, mort au même lieu vers 1795.
Il était fils de Bertrand Bartouilh, juge d'Es- piens, Calignac et Cauderoue , notaire et pro- cureur au siège présidial et sénéchal de Nérac.
On doit à l'abbé Bartouilh une réfutation des théories de l'abbé Coyer :
— Lettre à l'Auteur du livre de la Noblesse commerçante. — Paris, 1756, in-12.
Le livre bien connu de l'abbé Coyer : Développement et Défense du système de la Noblesse commerçante (Londres et Paris, 1756, in-12) fut également réfuté par le chevalier d'Arc, dans sa Noblesse militaire (s. 1., 1756, in-12), et par Rochon de Chabannes dans la Noblesse oisive (s. 1., 1756, in-12). — Les ar- guments de l'abbé Bartouilh n'ont d'ailleurs rien d'imprévu.
Un Pierre Bartouilh, que M. Jules de Laffore dit être le petit-fils de Bertrand, commissaire du roi au tribunal du district de Nérac, eut en 1790-91 un curieux procès avec le marquis de Yacquier de Limon ( V. ce nom ) , au sujet d'un échange entre le domaine de Limon et celui de Lahitte. — Pierre Bartouilh avait compté un appoint de 52,500 livres et plaidait pour la nullité de la transaction, en se fondant sur une fraude commise dans l'évaluation des dépendances de Limon. — Un premier juge- ment l'ayant débouté, il produisit le factum suivant :
— Griefs et Moyens d'appel que met et baille devant vous, MM. les Juges du District d'Agen , Pierre Bartouilh, Commissaire du Roi au Tribunal du District de Nérac, ap-
pelant d'un Jugement rendu par le Tribunal de Nérac, le 6 mai 1791 ; contre Pierre-Salomon de Vacquier, Commandant de la Garde Nationale de la ville de Nérac, intimé. —Agen, impr. Ve Noubel et Fils aîné, 1791, in-f° de 44 pp.
Je crois bien que la sentence des premiers juges fut confirmée.
La Biographie de l'arrondissement de Nérac, par Samazeuilh (V. ce nom) contient plusieurs inexactitudes au sujet de Bertrand Bartouilh. Elle lui donne le prénom de Louis et une par- ticule qu'on ne trouve pas plus sur l'acte de naissance de son fils Jean-Gabriel que sur son acte de mariage ainsi rédigé :
« Le Trente, jour du mois de Juillet de l'année 1712, j'ai donné la bénédiction nuptiale à 9r Bertrand Bartouilh, praticien, natif de la pa- roisse de Misson, diocèse de Dacqs, du consen- tement du srcuré de Misson, signé Commavieu, et Marthe Delcazal, habitante de la paroisse de S.-Nicolas de Nérac. »
Samazeuilh, qui ne mentionne pas l'abbé Jean-Gabriel, cite quatre autres fils de Bertrand dont je n'ai pas à m'occuper.
BASCLE DE LAGRËZE (Gustave), ma- gistrat et archéologue, né à Pau le 23 avril 1811.
D'abord avocat à Pau, puis à Paris, il fut nommé substitut en 1837, procureur du roi en 1842 et conseiller à la Cour de Pau en 1852. Il est chevalier de la Légion d'honneur et mem- bre de la Société des Antiquaires de France.
De ses ouvrages nombreux et estimés, je n'ai à citer ici que le suivant :
— Le Trésor de Pau. Archives du Château d'Henri IV, avec des fac- similé. — Pau, E. Vigouroux, 1851, gr. in-8°, avec 12 pi.
Il a publié encore :
— Le Château de Pau (Souvenirs histori- ques), son histoire et sa description (Paris, Di- dron, 1855 ; Hachette, 1857, in-8°, fig.).
— Henri IV. Vie privée. Détails inédits. (Paris, Didot, 1884, in-8°.)
Parmi ses autres publications, les plus im- portantes sont les Antiquités du Bèarn, d'après le ms. de Pierre de Marca (1845, in-8°); Y His- toire monumentale et religieuse de la Bigorre (1859, in-8»), etc.
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BASCOERT (Pierre - François - Xavier) , poète, né à Casseneuil le 3 décembre 1768, mort à Villeneuve-sur-Lot le 15 février 1843.
Secrétaire de la commune de Casseneuil de 1788 à 1804, il devint chef de bureau à la préfecture de Lot-et-Garonne de 1815 à 1820, puis secrétaire de la sous-préfecture de Vil- leneuve.
Il a publié un assez grand nombre de petites compositions poétiques toutes fort médiocres, mais rachetant parfois leur faiblesse par une certaine originalité d'allure. — En voici la liste :
— Noëls traduits et augmentés du français en patois de Villeneuve- d'Agen, le 15 décembre 1814. — Agen, impr. P. Noubel, 18U, in-S0 de 24 pp.
— Les Lis. Bouquet aux Dames fidèles de France, du 3 juillet 1815.
— Agen, impr. L. Currius, pièce in- 8° de 4 pp.
— Couplets au Roi, dédiés au Col- lège électoral de Villeneuve-du-Lot (sic), 4e arrondissement du Départe- ment de Lot-et-Garonne ; lus et mentionnés à l'ouverture de sa session du 14 août 1815. (Air : Jeunes Amans, cueillez des fleurs.) — S. I. n. d. (Agen, impr. L. Currius, 1815), pièce in-8° de 4 pp.
— L'Absence indéfinie. Romance.
— S. I. n. d. (1815), pièce in-8°.
— Hymne à la Vierge, en Trio, dé- diée à M. A. de G. R. S.— Villeneuve, impr. J.-A. Serres, 1833, pièce in-8° de 5 pp.
— Poésies Chrétiennes. — Ibid.,
1833, pet. in-8°de24pp.
— Noël du 25 Décembre 1833. — Ibid., 1833, pièce in-8° de 3 pp.
— Noël du 25 Décembre 1834. — Ibid., 1834, pièce in-8° de 3 pp.
— Souvenirs patriotiques et des- criptifs des sites et desparticularités remarquables de Casseneuil et de Villeneuve. — Ibid., 1833, in-8° de 8 pp.
— Le Chemin de la Croix. — Ibid.,
1834, in-8° de 6 pp.
— Colloques Religieux et versifiés sur le Catéchisme d'Agen, suivis de plusieurs autres Poésies variées de ce genre. —Ibid., 1834, in-8° de 110 pp.
Un des livres les plus singuliers qu'on puisse rencontrer. Cela frise l'extravagance.
Le titre intérieur porte une épigraphe de 14 vers dont voici les cinq premiers comme